Suns

Les Suns remettent les Mavericks à leur place : victoire 110-80, un troisième quart de folie aura suffi pour éteindre la bande à Luka

Y’a de quoi tirer une tronche pareille.

Source image : NBA League Pass

Deuxième match de la soirée et deuxième affiche qui sentait bon la poudre. On attendait une opposition dantesque entre Suns et Mavericks, alors que la série faisait son retour à Phoenix. Ay Caramba, encore raté. Devin Booker et sa bande ont écrasé les visiteurs grâce notamment à un troisième quart-temps aux allures de démonstration de basket. Dallas n’avait pas emporté de crème solaire, l’insolation est donc… violente. 

Pour la boxscore de ce match, c’est par ICI !

Soleils contre Licornes, ça sonne récit homérique et ce n’est pas déconnant au vu du spectacle proposé sur les quatre premiers matchs de la série. Le chapitre 5 sera déterminant, et tout le monde l’a compris des contrées du Texas aux terres arides de l’Arizona. Au cœur de la cité qui renaît de ses cendres, la partie est prise en main par les chevaux mythologiques, et par leur leader Luka Doncic. Aidé par un David Bertans bien chauffé à coup d’échange d’alexandrins (non) avec Jae Crowder, Lulu place les siens en tête d’une petite dizaine d’unités. Le jeu est dur, mais la réussite n’est globalement pas au rendez-vous, hormis chez les héros de chaque camp. Il faudra attendre la fin de la première douzaine de minutes pour voir les choses enfin se décanter dans le bon sens. Devin Booker est injouable, lui aussi assisté par ses lieutenants. Les Suns réduisent leur retard, mais les Mavericks gardent le commandement des opérations. Attention, s’il est de bonne tenue de mettre le visiteur à l’aise, il ne faut pas non plus le laisser faire ce qu’il veut. L’astre multi-fonction du coin aka Mikal Bridges l’a bien compris, et ça brille d’un coup favorablement pour les Suns. Les Texans doivent laisser la tête aux Cactus, mais comprenez bien que ce n’est absolument pas une fatalité à cet instant du match. On n’a pas mentionné Chris Paul jusqu’ici, la raison est que le meneur est resté discret jusqu’à la pause, cinq petits points accompagnés de six cadeaux aux compagnons. C’est peu, mais ça permet au système solaire local de mener de trois points quand sonne l’ordre de rentrer au vestiaire.

Quand arrive l’heure de retourner croiser le fer, on voit enfin ce qui rend cette équipe des Suns si spéciale. C’est vrai qu’au bout de deux défaites du côté du Texas, on aurait presque douté de la capacité de Phoenix à rebondir. Il n’en est rien, et le coup d’accélérateur monstrueux envoyé en début de second acte en est l’éclatante preuve. Défense qui monte de plusieurs crans, attaque qui ajuste fortement sa précision, tout est là pour montrer qui est le patron. Lorsque les Suns jouent ainsi, ça devient très compliqué de résister au vent solaire. Les Mavericks ont du talent, ils l’ont montré chez eux mais rien à faire ce soir, la tâche était herculéenne. On a l’impression d’être dans un remix d’OSS 117, sauf que cette fois c’est Dallas qui ne répond plus. Le troisième quart se termine enfin, Luka et sa bande ont sacrément morflé : 33-14. Pour les moins matheux d’entre nous, le résultat de ces douze minutes à sens unique est un écart de 22 points en faveur des locaux. Devin Booker aura été monstrueux pendant ce laps de temps mais plus globalement dans l’ensemble du match : 28 points, 7 rebonds, 2 passes, 2 interceptions. Une réaction des Mavs aurait été miraculeuse, elle n’aura logiquement pas lieu. Symbole de la grosse défense de Phoenix, les pourcentages des hommes de Jason Kidd font froid dans le dos. 38% de réussite, 25% derrière l’arc, ça pique. Le score final est très sévère : 110-80, mais Dallas n’a pour ainsi dire pas joué le dernier quart, sans doute sonné par ce qui vient de se passer. Et comme si ça ne suffisait pas, Marquese Chriss a voulu en découdre avec Bismack Biyombo en toute fin de match. Soirée à oublier pour Luka Doncic, soirée à encadrer pour Devin Booker. Une salle deux ambiances.

Sacrée déculottée infligée ce soir par les Suns, au terme de douze minutes d’un basket conjugué au presque parfait. Monty Williams peut être fier de son groupe, car il s’offre une balle de match tout en mettant un K.O. à l’adversaire. Direction le Texas pour plier l’affaire, sans néanmoins sous-estimer les Mavericks. 

1 Comment

1 Comment

  1. Mortimer Rose

    11 mai 2022 à 19 h 13 min at 19 h 13 min

    Ce qui est un peu flippant avec les Mavs c’est qu’en dehors de Doncic et Brunson ils ne tirent qu à 3 points

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