Kings

L’épopée Kings 2002 – 20 ans plus tard : une saison régulière à 61 victoires

Chris Webber HOF

Meilleure régulière de l’histoire de la franchise.

Source image : YouTube

C’était il y a 20 ans, déjà. Les Kings s’offraient – sur la saison 2001-02 – la plus belle épopée de leur histoire en Playoffs, qui rentrera carrément dans la légende du basket lors de cette finale de conférence perdue contre les Lakers. Deux décennies plus tard, retour sur l’aventure d’une équipe si particulière, dont l’histoire est devenue un classique des récits pour coucher les gosses. Épisode deux, la saison régulière.

L’épopée Kings 2002 – 20 ans plus tard : la construction du groupe parfait

Dans le grand bouquin des Sacramento Kings, l’escouade 2001-02 de Rick Adelman est la première à taper la barre des 60 victoires. Mais comment l’équipe est-elle passée d’une formation simplement compétitive, à ce commando bâti pour aller au bout ? Il y a dans l’histoire de chaque franchise, des transferts excellement flairés. Un GM cherche constamment l’équilibre parfait au sein de son roster. Cela prend parfois des années. Pour d’autre, à la reconstruction déjà bien avancée, un ajout peut être l’élément déclencheur. À l’été 2001, Nick Anderson et Jason Williams sont envoyés aux Vancouver Grizzlies contre Mike Bibby et Brent Price. On l’aime bien White Chocolate hein, mais par sa faute, toute une génération de petits décérébrés ont tenté des passes du coude avant de savoir mettre un lay-up. Et puis, dans l’optique d’aller chercher la bagouze, Mike Bibby est un bien meilleur défenseur. On n’est pas sur du John Linehan non plus, mais ça fait le taf.

Le 30 octobre 2001, c’est le grand saut. Les Kings reçoivent les Seattle SuperSonics de Gary Payton, Brent Barry et Vin Baker. Une victoire ? Une victoire. En l’absence de Chris Webber – victime d’une entorse à la cheville – le Big Three Peja Stojakovic – Vlade Divac – Mike Bibby cumule 68 points à 25/53 au tir, 25 rebonds, 17 assists, 6 interceptions et 1 block. Bis repetita sur les trois prochains matchs, et les Kings affichent déjà un bilan de quatre victoire pour aucune défaite. Le démarrage est excellent. T’es là, tu toastes par 20 points les Spurs de Tony Parker (encore tout bébé), Tim Duncan et David Robinson, sans ton meilleur joueur ? Le ton est donné. Le 9 décembre 2001, Chris Webber sort de l’infirmerie, enfile son bandeau et s’en va tabasser la Ligue avec ses copains. Au complet, les Kings sont un rouleau compresseur. Mouai, le terme « rouleau compresseur » est mal choisi. L’équipe de Rick Adelman transmet des émotions et ne se suffit pas d’aplatir l’adversaire avec une indolence que nous n’aurions pas contée. Du 22 décembre au 21 janvier, ils décrochent douze victoires consécutives et monopolisent les top 10 matinaux. Sans Jason Williams, l’expression « The Greatest Show On Court » perdure. Le 10 février 2002, Peja Stojakovic et Chris Webber sont sélectionnés pour participer au All-Star Game de Philadelphie. Le Serbe y remporte au passage le premier concours à 3-points de sa carrière. Une session ignoble que l’on vous pose juste en-dessous. Le 24 mars 2002, les Kings réenclenchent une série de onze succès de suite. Faire le plein de confiance juste avant les Playoffs ? L’idée est choupinette.

Avec un bilan final de 61 victoires pour 21 défaites, les Kings réalisent la meilleure régulière de l’histoire de la franchise. Et pourtant ? Et pourtant, aucun joueur de l’effectif ne recevra l’une des cinq récompenses individuelles. Le MVP est Tim Duncan, le Coach de l’année va à Rick Carlisle, le Défenseur de l’année s’appelle Ben Wallace, Pau Gasol gratte le trophée de Rookie de l’année et Jermaine O’Neal est élu MIP. Un scandale ? Oui et non, plus oui que non. Bien que son effectif soit garni, Rick Adelman mérite un zeste de reconnaissance pour le travail de soudure entre les différents profils/caractères. L’association Chris Webber – Vlade Divac est un régal pour les esprits cartésiens. Comme un bon calcul « 68 + 32 », l’affaire s’emboite parfaitement. L’un orbite autour de l’autre, sans jamais se gêner. Tu mets ça à disposition de Phil Jackson prime, bonjour le jeu en triangle à 65 victoires sur la régulière. Mais à l’issue des 82 matchs de cette campagne 2001-02, un doute subsiste. Deux équipes ont effectivement un bilan positif face aux Kings : les Lakers, avec trois victoire pour une seule défaite, et les Pacers, avec deux succès et aucun revers. De la superstition ? Les Reggie Miller, Kobe Bryant, Jermaine O’Neal et Shaquille O’Neal inquiètent, mais à cœur vaillant rien d’impossible, et Sac Town s’est trouvé un commando capable de déplacer n’importe quelle équipe sans la toucher. Esthétique, efficace, harmonieux. C’est presque de la philo.

La saison régulière terminée, les Kings de Rick Adelman auront l’avantage du terrain tout au long des Playoffs. La disposition est idéale, le groupe aussi. Ça ne peut finir qu’en bague autour de l’annulaire cette histoire.

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