Wizards

Un Myles Turner à 40 points mais les Wizards s’imposent : 135-134, plus besoin de passer le BAFA, Davis Bertans vient de coucher les gosses

Davis Bertans

Les deux déconneurs.

source image : montage TrashTalk via YouTube

Pourquoi faire d’une affiche lambda un match lambda, quand on peut soupoudrer l’affaire d’une goutte de n’importe quoi ? Wizards et Pacers, deux franchises aux ambitions réelles mais limitées, ont profité de ce vendredi soir pour se livrer un affrontement taille Game 7 de Playoffs. Les héros d’hier ne sont pas ceux d’aujourd’hui, vous allez vite comprendre. On débrief.

Pour les stats de ce thriller, c’est juste

Que faire d’un Washington – Indiana quand Bradley Beal est out ? Pas grand chose, du moins c’est ce que l’on croyait avant que Myles Turner, Spencer Dinwiddie et un zeste de Kyle Kuzma ne viennent renverser les pronostics en transformant une simple partie de saison régulière en thriller mélangeant affrontements aériens et jets lointains. La première mi-temps ? C’était le bronx, le genre de presta loin de mettre en avant les bienfaits que défense apporte. On a adoré la paire intérieure Domantas Sabonis – Myles Turner, autrice de 40 points à 14/17 au tir dont 5/7 de loin avant la pause. Les gros pépères ont convenablement profité des largesses que l’on ne cesse de reprocher à la défense de Washington, ce que Spencer Dinwiddie a parfaitement rendu aux Pacers en se baladant sur leurs lignes extérieures. L’inattendu Raul Neto a également lâché une petite masterclass de justesse – alliant parfaitement scoring et défense -, une satisfaction accentuée quand on se souvient qu’il a signé au minimum et qu’il s’appelle Raoul. Vous l’aurez compris, le casting ce de soi-disant thriller est bancal mais le rendu pas trop mauvais, paradoxe qui n’est pas sans nous rappeler le film Dead Snow. Un truc low budget de zombies dans la neige avec un chalet, de jolies nanas et beaucoup de sang, mais sous Maltesers et avec un pote à 3h du mat’ en plein été, ça passe plutôt crème. Ah oui, le match. Comme à son habitude, Davis Bertans passe du statut de héros national à celui de monstruosité contractuelle beaucoup trop vite, les fans des Wizards hésitant spontanément entre « ça fait plaisir un Kyle Korver rouquemoute » et « nul en défense et surpayé, dégage de mon club ». M’enfin, et puis après il y a eu la pause (Washington Wizards 73 – 73 Indiana Pacers).

La folie continue et on se téléporte instantanément dans les dernières minutes de la rencontre, celles lors desquelles les deux équipes sont dos à dos et se rendent coup pour coup. Eh, sur les neuf derniers mots de la phrase précédente, il y a deux fois le mot « dos » et deux fois le mot « coup » , c’est fort ça, on en fait une stat ? On dit ça parce que visiblement tout peut être considéré comme un record, surtout lorsque l’on zieute sur le compte twitter annexe d’ESPN, censé être spécialisé dans les stats. Ils nous apprennent que les Pacers sont la seule équipe de l’histoire à perdre leurs deux premiers matchs de saison régulière d’un point. Déjà qu’on a du mal à parler de notre boulot avec les grands-parents (« et alors, il marche bien ton truc ? Troktolk là ? »), alors dites vous qu’un gars doit expliquer à mamie qu’il mate tous les matchs NBA pour en déduire que les Pacers ont perdu leurs deux premiers matchs d’un point, et que c’est la première fois dans l’histoire que cela arrive. Bref, quelle époque de folie, et on revient vite sur les derniers instants de la partie. Très précieux, Kyle Kuzma a aidé son équipe à garder le contact, mais c’est bien Spencer Dinwiddie qui a remis les pendules à l’heure en plantant un énorme tir primé à 33 secondes du terme. Tout ce beau monde file donc en prolongation, un overtime ponctué par el grandioso step-back de Davis Ray Stephen Reggie Bertans. Les 40 points et 10 rebonds de Myles Turner tapent finalement dans le vent, de même pour le 28/8/8 de Malcolm Brogdon et le 28/9/7 de Domonis Sabantas, ou un truc du genre. En héros du soir, Spencer Dinwiddie – 34 points et 9 assists – et Kyle Kuzma – 26 puntos et 11 rebonds – ferment l’une des plus jolies parties de ce début de saison régulière.

C’était cool, c’était fou, c’était dingue, mais l’on ne s’en souviendra plus dans trois jours. Après ce chouette Wizards – Pacers, on ne peut qu’espérer voir Indiana réagir puisque les deux dernières défaites furent bien cruelles, non sans étaler de bonnes choses. Pour les petits gars de la capitale, le bilan affiche 2-0, c’est donc l’heure de profiter de la vie.

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