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Les Knicks sans trembler contre le Magic : 121-96, la Grosse Pomme croque encore, ces gars-là ont fière allure

Evan Fournier

Encore une (oui, ça fait que deux)

Sur un air de Gloria Gaynor, à l’heure où l’Hexagone comatait, les Knicks ont une fois encore régalé en fessant un Magic bien morose. Si la résistance fut limitée, ce genre de victoire acquise avant l’entre-deux ne l’était pas forcément il y a peu, quand Langston Galloway et Arron Afflalo dictaient encore la loi en ville. Une chose est sûre, si les New-Yorkais prennent celui de dimanche soir – toujours contre les Floridiens -, les rues de la Big Apple pourraient accueillir le premier Springbreak automnal. On débrief.

Pour les stats d’une belle première à l’extérieur, c’est juste ICI

Sacrifier du sommeil pour zieuter nos amis les Knicks se déplacer à Orlando, un motif de rupture en 2018 devenu tout à fait légitime quelques années plus tard. Oui, la tendance est à la transition, le style d’hier n’est plus celui d’aujourd’hui et la calvitie trône désormais en tête des coupes demandées sur le sol français. Cette bande de dégénérés est la seule équipe qui peut accueillir le qualificatif d’« euphorique » après seulement 2 rencontres, et on trouve cela absolument génial. Fait-on la fête parce que l’on a fait du basket-ball, ou fait-on du basket-ball pour faire la fête ? La question pose une colle et l’on ne sait plus où donner de la tête, déconcerté par les incroyables qualités d’un groupe et par le foiron ambiant qui parcourt les rues de la Big Apple. M’enfin, ce soir, les hommes de Tom Thibodeau ont pris possession de l’Amway Center sans sortir les biftons : on vous la refait. C’est R.J. Barrett qui lance les hostilités avec un joli tir primé, surfant sur ses envies annoncées de franchir un cap. C’est alors que Wendell Carter Jr. et Mo Bamba enfilent les brassards de capitaines et mènent une résistance illusoire qui ne durera que trois minutes, avant de sombrer sous l’alchimie d’un groupe. Vive les femmes et le frometon quand Evan Fournier lâche un premier tir du parking. Quelques possessions plus tard, le frenchie remet ça avec un 2+1 aisément obtenu via un lay-up main gauche. De son côté, Cole Anthony balance le cuir comme s’il coûtait du fric et écorne l’arceau sans jamais filocher. Les Julius Randle, Derrick Rose et autre Kemba Walker commencent à planter à l’issue de chouettes moves collectifs, et les visiteurs valident rapidement une avance de 30 pions. Oui, c’est la démontada et Obi Toppin en profite pour confirmer ses belles promesses semées sur le parquet du Garden avec des paniers bien sentis, dont de belles courses en contre-attaque. À l’entracte, Vavane est meilleur scoreur de la partie avec 15 puntos (Orlando Magic 35 – 65 New York Knicks).

La deuxième mi-temps n’a d’enjeu que les individualités, le résultat étant vraisemblablement acté. On ne sais pas quoi dire quand Robin Lopez réussit un move à la Hakeem Olajuwon, une sorte de mix entre un truc pas fait exprès et les quelques qualités possédées. Gros malaise, Evan balance un airball et hypothétise un possible trou d’air dans sa jolie performance, il n’en fut rien : la grosse bouche tricolore n’a pas attendu d’être dans de chouettes dispositions pour relever la tête et convertit un tir primé sur l’action qui suit. Mais le malaise reprend ses quartiers lorsque le genou de Mitchell Robinson vrille, l’intérieur prend la direction du banc en grimaçant et fait planer de bien mauvais souvenirs au-dessus de la caboche des fans new-yorkais. Heureusement, il retrouve le terrain quelques minutes plus tard sans même passer par la case vestiaire, OUF. Pour résumer la fin de rencontre sans blablater – et parce que c’était un peu linéaire -, Derrick Rose joue juste, Obi Toppin régale sur une petite séquence et des chants « MVP ! » descendent des tribunes pour Julius Randle, à Orlando. Les bons élèves de cette partie ? Vavane avec 18 points, 3 assists, 2 rebonds et 2 interceptions à 42% au tir dont 4/9 from downtown, et Julius Randle qui largue son petit 21/7/10 syndical. Mention spéciale à Immanuel Quickley qui fut incisif en sortie de banc (16 points), même si le contexte à son entrée était déjà celui d’un blowout.

La fiestoche, la sueur et une bonne grosse dose de cœur : ces Knicks sont complètement irrésistibles. L’équipe coqueluche de la Grande Ligue valide son 2-0 et commence l’année de la meilleure des manières, y compris dans le jeu pur. Rendez-vous dimanche soir pour un match retour face au Magic, et un futur bilan qui pourrait alors provoquer le chaos sur Manhattan.

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