Raptors

Scottie Barnes n’est pas végan mais bouffe des trèfles : 25 points, 13 rebonds et une demande de silence au TD Garden, ce gamin a du culot

Scottie Barnes

Welcome to the league !

Source image : NBA League Pass

Parce que c’est ça, la jeunesse : oser, essayer, tenter, offrir, empêcher… faire des trucs quoi ! Quitte à se tromper sur les premiers matchs – voire sur l’entièreté de sa saison rookie -, la prise de risque finit le plus souvent par payer. Pour Scottie Barnes, ce n’est qu’au terme de son deuxième match que le jeunot a récolté le fruit de sa grosse activité, au culot. On débrief.

Les stats du réveil nordiste, c’est juste ICI

Sélectionné en quatrième position de la dernière draft, Scottie Barnes n’a depuis pas manqué de soutien. Ses aficionados sont nombreux, lui qui était pourtant prévu un peu plus bas dans cette cuvée. À nos yeux, il n’était jusque-là qu’un jeune inconnu ayant encore tout à prouver sur le poste 4 de la franchise canadienne et, aigris comme nous sommes, sa première performance contre les Wizards ce jeudi n’avait pas suffi à satisfaire nos esprits de General Manager aguerris. Le prochain rendez-vous était donc pris : vendredi soir au TD Garden, pour lancer la saison des Raptors sous les projos d’une salle mythique. Quelques heures après le date convenu, nous n’avons plus peur de le dire, Scottie Barnes est un crack. « Tema la taille des opportunistes » direz-vous, « ils montent dans le wagon une fois que le gars lâche une masterclass sur les Celtics ». Avec du recul, c’est tout à fait cela et on préfère grimper dans un train qui roule à 60km.h, que dans un autre qui avoisine déjà les 100. Eh oui, Scottie Barnes a montré un chouette potentiel et ses 206 centimètres ne se fixeront pas comme seule limite la barre des 25 points et 13 rebonds topée cette nuit. Une chose est sûre, il y a beaucoup trop de qualités pour ne pas disséquer.

Poser un gros tir primé sur la tronche d’Al Horford puis lâcher son meilleur chut au public qui criait « DE-FENSE », c’est quel genre d’éducation ça ? En plus d’être un monstre de mobilité – par rapport à ses mensurations -, Scottie Barnes n’a pas peur de les utiliser à très bon escient. En l’absence de Pascal Siakam, il a trouvé des coupes, explosé des arceaux, utilisé sa longueur en défense et même, tenté des step-back. Son mi-distance paraît très fiable, ce qui à la lecture de ces quelques lignes, fait preuve d’une polyvalence tout simplement hors-norme. En face, personne n’a réellement tiré son épingle du jeu, mais Al Horford a tout de même lâché 11 points et 11 rebonds sur Scottie, une perf qui s’explique par les vieux pots et les meilleures soupes, toussa toussa. Le gros pépère des C’s n’a pas eu le monopole des rebonds mais a usé de son gabarit pour embêter Barnes sur quelques séquences, qui ont d’ailleurs mis en valeur les axes de progression du nouveau vingtenaire : prendre un peu de torse et éviter de sauter en défense, les maitres mots qui mueront le requin en mégalodon. Ah, et enfiler une cagoule puis s’en aller péter les tibias de Pascal Siakam sur le parking du complexe d’entraînement aussi, parce que quand le Camerounais va revenir, quid de la place de Scottie dans le cinq de départ ? Une affaire à suivre.

Ça y est, les Raptors ont lancé une saison qui ne demandait que ça, après un dernier exercice foiré que Toronto ne veut absolument pas revivre. On ne sait pas encore où situer les Canadiens dans le barouf que représente la Conférence Est, mais le talent de Scottie Barnes est une superbe trouvaille qui vient ajouter un grain de hype à un effectif dont la colonne vertébrale est toujours la même.

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