Nuggets

Nikola Jokic a retrouvé sa fourchette : 32 points, 16 rebonds et 7 passes face aux Spurs, en Autrichien PLS se dit Jakob Poeltl

Nikola Jokic 23 octobre 2021

« Quand t’as planqué le trophée de MVP pour que personne ne te le pique. »

Source image : NBA League Pass

Certains petits plaisirs nous avaient clairement manqué en ce retour des fraîches températures. On ne parle pas de mettre du fromage à raclette fondu sur le restant de patates de la choucroute, quoiqu’il peut clairement y avoir un lien, mais plutôt de ce grand bonhomme de Nikola Jokic et de sa propension à peser sur un match de basket de part son adresse, sa puissance et son génie. Et cette nuit, les pauvres Spurs n’ont pu que constater l’étendue de ce diabolique tryptique. Allez, buffet à volonté.

Les stats maison de ce festin serbo-autrichien c’est juste ici

Ils avaient compris, dès l’entre-deux, quand Nikola Jokic écarta Dejounte Murray d’une simple pichenette comme une vache se débarrasse d’une mouche avec sa queue. Le pivot des Nuggets était venu pour en découdre, et si possible envoyer un message. Ce message quel est-il ? Put some respect on my name, je suis le MVP et je le reste jusqu’à ce qu’un autre le devienne à ma place, si toutefois ça arrive. Le season opener à Phoenix avait été plutôt tranquille pour le Joker avec une victoire et un 27/13/2/2 à 13/22 au tir sur la tête de Deandre Ayton, rendez-vous compte de la violence de cette phrase, et cette nuit NikoJo a donc mis les gaz et on ne parle pas d’un quelconque laisser-aller digestif. 32 points, 16 rebonds, 7 passes, 3 steals et 1 contre, 14/19 au tir dont 2/2 du parking et quelques douceurs servies pour ses homies dont quelques une pour un Aaron Gordon qui n’a définitivement jamais joué avec un aussi bon meneur de jeu que son pivot, encore une phrase sortie de nulle part tiens. En face les pauvres intérieurs texans n’auront rien pu faire, et si Derrick White avait permis aux siens de recoller à quatre petits points dans le money time en validant la nouvelle bonne partition des arrière petits-enfants de Gregg Popovich, c’est bien Nikola qui repartira au final avec la feuille de match, à défaut d’avoir déjà vu une feuille de laitue.

Trop de domination, un Jakob Poeltl courageux mais dominey de la tête aux piey car aussi mobile en défense que les portes du slalom du Kitzbuehl de son enfance, des Spurs qui auront globalement beaucoup trop ouvert les portes non pas du slalom mais plutôt du saloon en concédant autant de backdoors que l’Equipe de France des années 2010 face à l’Espagne, et au final la sentence beaucoup trop habituelle lorsque l’on croise le fer avec l’ogre Jokic et ses passes de fée. Un match que les Eperons auraient pu gagner et clairement leurs deux premiers matchs de la saison sont autant de belles promesses pour cette saison, mais il y a une règle assez implacable depuis une trentaine de mois en NBA : quand Nikola Jokic avoir faoim Nikola Jokic manger, et ce sera d’ailleurs ici la dernière vanne en rapport à son poids de forme car le pivot serbe n’est peut-petre pas Brandon Ingram mais son IMC reste bien meilleur que le mec actuellement en train de gratter ce faux récap.

Joel Embiid, Kevin Durant, Stephen Curry, Luka Doncic, LeBron James, Damian Lillard ou Paul George dans la course au trophée de MVP ? Pourquoi pas les gars, mais pour l’heure le Podoloff est dans les mains gigantesques du monstre malicieux des Balkans, et pour aller lui piquer il faudra se lever de bonne heure. 

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