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Sumner is not Magic : Edmond Sumner tradé par les Pacers et coupé par les Nets, dure réalité d’un mec blessé et donc… inutile

Edmond Sumner

Merci le graphiste.

source image : montage TrashTalk

Comme un vilain nerf au milieu de notre beau steak, le sort d’Edmond Sumner vient nous embêter lors d’une journée qui avait tout pour plaire. Il est toujours pénible de voir un joueur évincé à cause de sa blessure, symbole de grosses liasses qui écrasent Mère Teresa, et c’est pourquoi l’on préfère ne jamais avoir à gratter ce genre de papier. On s’assoit, on se fait couler un truc pour faire passer le déjeuner et on débrief.

Qui est Edmond Sumner ? Pour beaucoup, ce blaze ressemble à celui du rival de Johnny dans Jean Philippe, mais appartient en réalité à un acharné qui n’a pas truandé pour arriver là où il en est. Là où il en était, plutôt. Lorsqu’il est sélectionnée en cinquante-deuxième position de la Draft 2017 par les Pelicans, Edmond sort d’une vieille blessure avec les Mousquetaires de la Xavier University et inspire peu confiance aux dirigeants qui ont pourtant misé sur lui. Il est instantanément échangé aux Pacers contre une grosse valise d’un million de dollars. L’arrière va ensuite gagner ses minutes dans l’antichambre qu’est la G League jusqu’à convertir son deal non garanti en contrat standard avec la franchise de l’Indiana. Oui, il fait partie de ces joueurs qui ont percé grâce à la formule du two-way, un dossier passionnant à lire juste-là. Sur le dernier exercice, Edmond Sumner a épaté la Pacers Nation en posant 7,5 points à 53% au tir, des moyennes ô combien précieuses tant il a permis aux cadres de souffler sereinement. Même si la saison s’est révélée collectivement désastreuse, sa grosse défense et son éthique de boulot lui octroyaient tranquillement une place parmi les Pacers l’an prochain. À tel point que la direction de l’Indiana a activé sa team option de 2,3 millions de dollars sur Edmond, un move qualifié de judicieux et sans risque. Mais début septembre, le principal intéressé se rompt le talon d’Achille et place toute la Pacers Nation devant le fait accompli : que faire d’un joueur absent pour a minima 6 mois de joutes et qui aura beaucoup de mal à retrouver un niveau, qu’il a déjà mis longtemps à atteindre ? Envoyé aux Nets puis coupé dans la foulée, voici la réponse de Chad Buchanan.

Comme l’indique ce bon vieux Jeff Stotts, Edmond Sumner n’est pas le premier joueur à faire les frais de sa rupture du tendon d’Achille. On se souvient de Mario Chalmers à Memphis qui s’était tapé la même tuile avant de se faire dégager pour rapatrier Ray McCallum, un choix bien plus sportif qu’humain. C’est là toute la controverse autour de cette blessure, n’est-ce pas plus érudit que de conserver son blessé histoire de nouer un lien bien plus fort que le pigiste médical qui pourrait débarquer ? Facile à dire mais beaucoup moins à mettre en place, surtout lorsque l’on sort d’une saison comme celle des Pacers, éjectés du play-in après s’être fait atomiser par les Wizards de Bradley Beal et Russell Westbrook. Voilà pourquoi, quelques mois après, la franchise de l’Indiana n’a pas attendu le rétablissement de son blessé et a préféré signer un Brad Wanamaker déjà chaud patate, qui sort d’une belle deuxième partie d’exercice à Charlotte.

En espérant qu’Edmond Sumner se rétablisse assez rapidement pour retrouver un pied-à-terre au sein de la Grande Ligue, on suivra de près la saison des Pacers qui, si elle ne tope pas les objectifs fixés, sera sûrement raillée de toutes parts. Eh oui, s’en séparer est également un choix risqué.

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