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Rick Carlisle de retour dans l’Indiana : treize ans après son départ, l’icône revient gérer la ferme des Célébrités

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Malcolm Brogdon c’est quand même plus facile à gérer que Ron Artest

Source image : YouTube / WTHR

Arrivé cet été pour remplacer Nate Bjorkgren en tant que head coach des Pacers, Rick Carlisle revient sur les terres où il avait fait ses preuves au milieu des années 2000, période marquée notamment par Malice at the Palace. Depuis, Flip a passé treize années à Dallas où il a notamment remporté le titre 2011. Il tentera donc d’amener son expérience dans l’Indiana afin de rehausser le niveau des fermiers, habitués au ventre mou de l’Est depuis une bonne poignée de saisons.

Rick Carlisle aka la formation Red Neck

Allez, on commence par une petite section « Le saviez-vous ? ». Le saviez-vous : Rick Carlisle est double-champion NBA. Oui oui, en plus d’avoir reçu sa bague en 2011 avec les Mavs, Carlisle avait déjà remporté le titre… 1986, en tant que joueur des Celtics. L’ancien arrière a en effet passé trois saisons à Boston, pour autant de finales mais seulement un titre, gagné lors de sa saison sophomore. Ses deux petits points par match se sont ensuite envolés pour New York où il a joué pour les Knicks et Brooklyn. Le joueur s’est alors directement reconverti en passant du parquet au banc des Nets pendant la saison 1989-1990 et il y a été assistant pendant cinq ans (dont deux sous les ordres de Chuck Daly), avant de déménager pour trois années à Portland et finalement trouver sa maison à Indianapolis en tant que bras droit de Larry Bird. Avec son ancien coéquipier devenu mentor, assistant Carlisle voit ses Pacers perdre deux finales de conf’ de suite (la première contre Jojo en 1998 en sept matchs, puis contre les Knicks) pour enfin atteindre les finales en 2000 et…. se faire rouler dessus par Shaq et Kobe. Logique à l’époque me direz-vous. Au moment de prendre sa retraite en tant que coach après cette défaite, Larry l’oiseau avait demandé à ce que Ricky lui succède, mais c’est finalement l’ennemi juré Isiah Thomas qui lui a été préféré. Pour se venger de l’ancien Bad Boy, Carlisle est donc parti prendre la tête du banc des… Pistons en 2001. Eh oui logique, tu prends ma place je prends la tienne, c’est comme ça la vie Isiah. Pour sa première saison en tant que head coach, RC attaque fort en remportant le trophée de Coach de l’année, construisant ainsi les bases du titre 2004 avant de… partir juste avant la saison 2003-2004 justement. Un peu con ça quand même Ricky. Il revient alors dans l’Indiana pour devenir le boss des Pacers avec son mentor Bird qui a pour sa part récupéré le poste de GM.

Un brin de malice et une dynastie gâchée

Pour sa première en tant que patron des fermiers, Rico remporte 61 matchs (meilleur bilan de la Ligue) et emmène surtout la franchise jusqu’en finales de conf’ où ils s’inclinent face aux… Pistons. Aïe, c’est doublement con du coup. Les Pacers étaient alors connus pour leur défense de fer notamment grâce à Jermaine O’Neal, au mythique Jeff Foster – que l’on imagine plus candidat de l’amour est dans le pré que sur un parquet – , à Al Harrington mais surtout à Metta World Peace, jadis Defensive Player of the Year et candidat MVP. On s’attend alors à vivre les prémices d’une belle dynastie et l’arrivée de Stephen Jackson avec ses 18 points par match et ses énormes bibi à l’intersaison 2004 propulsent les Pacers au rang de (parmi les) favoris pour le titre. Mais, car il y a un mais, Malice at the Palace vient tout simplement flinguer la dernière saison de Reggie Miller en NBA, la baston générale écarte Ron Artest pour toute la saison, Steph Jax’ pour 30 matchs et papa Germaine pour « seulement » une quinzaine. Conséquence et sanction immédiate, les Pacers finissent sixièmes de l’Est avec seulement 44 victoires et se font sortir en demi de conf’ contre… les Pistons – oui oui encore eux – qui passeront d’ailleurs à un choke de Rasheed Wallace un shoot de Robert Horry en Finales de faire le back-to-back. Les fermiers ne se relèveront finalement jamais de ce gros bordel, Metta est transféré pendant la campagne 2005-2006 qui se conclut par un magnifique (non) bilan neutre de 41-41 et une sortie logique au premier tour. Malgré cette quasi descente aux enfers Carlisle est prolongé et Larry Bird lui attribue même le poste de vice-président des opérations basket, et malgré cette confiance accordée et l’émergence de Danny Granger, l’exercice 2006-2007 d’Indianapolis se finit avec 35 petites victoires (et une première absence en postseason depuis 1997), poussant logiquement le Rick vers la sortie à l’issue de la saison. Un an plus tard il prend alors la tête des Mavs où il s’épanouira pendant treize saisons. Le 24 juin dernier, c’est donc avec des rides en plus, des cheveux en moins et surtout une bague au doigt que Rick Carlisle décide de faire son retour à la tête du banc d’Indiana pour les quatre prochaines années.

Que pouvons-nous donc attendre des Pacers de Carlisle cette année ?

Un Malice 2.0 avec Jimmy et T.J. Warren à Miami ? Ou un autre à Los Angeles initié par Rondo et Carlisle ? Non, on est à peu près sûr que Ricky fera tout ce qu’il peut pour qu’un tel évènement ne se reproduise pas, et les Pacers n’ont clairement pas besoin de balle dans le pied de la sorte. Sur les six dernières saisons, les fermiers ont participé aux Playoffs à cinq reprises, avec la saison dernière comme seule exception après une sortie au play-in. Sauf que ces cinq participations ont débouché sur… cinq défaites au premier tour, dont trois sur un sweep. Une équipe bien constante donc, mais constante dans dans le moyen. L’XP engrangée et le bon travail de Rick aux Mavs devraient donc grandement l’aider dans sa nouvelle mission à Indianapolis. L’ancien patron de Luka avait notamment mis en place la meilleure attaque all-time en terme d’efficacité (116,7 points toutes les 100 possessions) lors de sa saison 2019-2020 avant d’être détrôné par pas moins de… sept équipes cette année, quelle époque. Ses Pacers 2003-2004 présentaient également le troisième meilleur défensive rating (97,2) des deux dernières décennies, et Flipper a donc les capacités de créer un niveau de jeu historique avec ses effectifs des deux côtés du terrain. Il pourra notamment se baser sur Myles Turner – meilleur contreur de la Ligue cette année – , Torrey Craig et Oshae Brissett pour sa propre moitié de terrain et sur son backcourt Malcolm Brogdon – Caris LeVert accompagné du All-Star Domantas Sabonis pour gérer l’attaque, tout en espérant le retour de T.J. Warren en cours de saison. Ricky a donc une jolie base d’effectif à sublimer pour reconquérir les Playoffs. RC est même bien secondé sur le banc puisqu’il aura comme nouveau lieutenant l’ancien head coach des Hawks Lloyd Pierce, qui devrait notamment bien aider à développer les jeunes fermiers et solidifier la défense. Malheureusement, pas sûr que tout cela suffise dans la conf’ Est. Clairement derrière les Nets, les Bucks, le Heat et les Sixers hiérarchiquement, les Pacers devront batailler avec les Hawks, les Knicks, les Bulls et les Celtics pour s’assurer une place dans le top 6 de la conférence tout en gardant un œil sur les Hornets, les Wizards et les Raptors qui sont en embuscade pour toper le play-in. S’attendre à mieux cette saison à Indianapolis semble donc logique mais « mieux » se limitera probablement à un jeu bien léché mais qui se pourrait se conclure, encore, par une triste sortie au premier tour.

Le retour aux sources pour Rick Carlisle promet donc de belles émotions. Difficile d’imaginer cependant que le niveau de jeu et le succès proposés seront les mêmes qu’à la belle époque, mais bon, tant qu’on a pas un nouveau Malice, il n’y aura pas de quoi se plaindre dans l’Indiana.

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