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Les entraîneurs pourront s’habiller autrement qu’en costume cette saison : la NBA conserve sa réglementation 2020-21, liberté pour les tacticiens

Steve Kerr

Tant que Russ West n’est pas entraîneur, tout va bien.

« Liberté, liberté, chééérie ». Au beau milieu d’une ère vouée au combat et à la justice sociale, les coachs NBA décrochent le droit de porter autre chose qu’un costard les soirs de match. Le genre de petite victoire qui aurait eu sa place dans la vidéo du Palmashow, tant cela doit être relou de porter trois couches de tissu dans une salle à 40°C. On débrief cette breaking, qui sort un peu de l’ordinaire.

C’est l’une des victoires majeures de notre siècle pour les joueurs NBA, leurs entraîneurs ne sentiront plus le foin après 48 minutes de consignes données au beau milieu d’une salle en ébullition. Testée pour la première fois dans la bulle d’Orlando, cette modification du dress code fut conservée pour l’exercice 2020-21, et s’apprête donc à être recyclée pour la saison 2021-22. Ceci étant, Marc Stein – insider pour le New York Times, qui nous informe de la nouvelle – ne donne aucun renseignement supplémentaire quant au futur de cette nouvelle règle, et si elle est encore dans sa période de structuration. On peut aisément imaginer la joie de Tom Thibodeau qui porterait une doudoune zippée même au mariage de sa fille. Pour certains, cet élargissement du dress code ne va strictement rien changer, eux qui prônent par leur style vestimentaire, une classe à toute épreuve. On pense à Ime Udoka, nouveau velleda des Boston Celtics, pour lequel venir sapé comme à l’entraînement relèverait de la torture morale. C’est pourquoi les différents observateurs semblent, pour la plupart, mal accueillir la nouvelle avec comme argument principal, la NCAA au sein de laquelle le costard est toujours imposé aux entraîneurs. Il est compliqué de demander à un coach de lycéens d’être classe, quand est parallèlement toléré le polo à pois rouges en antenne nationale.

Pour beaucoup, le costume représente ce que la NBA a voulu instaurer au début des années 2000 en effaçant son image de « ligue de voyous » auprès des fans. Récemment, on a eu la chance de profiter du très bon documentaire Malice at the Palace et de pouvoir entendre différentes versions quant aux incidents survenus le 19 novembre 2004 entre Pistons et Pacers, au Palace de Auburn Hills. Si les coachs portaient des costumes bien avant le nouveau dress code imposé par la NBA en 2005, histoire de soigner sa réputation, cette nouvelle modification montre néanmoins à quel point la Grande Ligue devient de plus en plus tolérante avec ses acteurs. Personne ne peut savoir ce qu’aurait décidé le défunt David Stern s’il était toujours en poste, mais Adam Silver surfe sur son époque et n’a pas de mal à laisser davantage de liberté aux entraîneurs. Un constat qui, même si le sujet est complètement secondaire dans l’actualité NBA, fera jaser ceux pour qui la tenue traduit certaines valeurs.

Cette actu ne changera pas votre journée ? La nôtre non plus, à la seule différence qu’il reste important de traiter ce genre d’info. Pour beaucoup, le costume allie classe et respect, deux notions ancrées dans les fondamentaux de la Grande Ligue. Même s’il est presque certain que la majorité des coachs conserveront leur outfit de soirée, comment sera perçu le contraste entre un Nick Nurse tout pimpant, et un Gregg Popovich venu perdre son soixante-deuxième match de la saison en pyjama ?

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