Equipe de France

Jeux Olympiques de Tokyo – présentation des Equipes de France : 12 soldats, 12 soldates et… 24 médailles à préparer ?

equipe de france 23 juillet 2021

On en place une, évidemment, pour nos gows sûres du 3×3, elles qui débutent leur tournoi dès demain, et on se donne rendez-vous… dans trois semaines à l’Elysée ? Deal.

Source image : YouTube / TrashTalk

Dimanche après-midi pour les mecs, mardi matin de bonne heure pour les filles. On y est, nos équipes de France sont à Tokyo et attendent sagement et probablement emplies de stress positif le début de ces hostilités olympiques, qui verront les squads de Vincent Collet et Valérie Garnier affronter respectivement Team USA et l’hôte japonais pour leurs grands débuts dans la compétition. Petite revue d’effectif avant de plonger ? Allez !

Equipe de France féminine

Elles sortent à peine d’un Euro terminé avec la médaille d’argent et ce pour la… cinquième fois consécutive, et elles sont clairement au Japon pour conjurer le sort. Pour l’or ça semble toujours aussi compliqué avec les Monstars de Team USA et de leur porte-drapeau Sue Bird, mais derrière l’ogre américain tout semble possible, dans un sens comme dans l’autre. Un groupe qui a l’avantage de se connaitre par coeur, et qui devra lâcher les chevaux d’entrée de jeu face au Japon et au Nigéria avant d’affronter… bah Team USA pour leur dernier match de poule.

  • Marine Fauthoux : l’appelée de dernière minute ou presque. Amenée à être l’une des leaders de la nouvelle génération, celle qui joue au même poste que son père – aka le meilleur ami des Limougeauds – sera à Tokyo pour apprendre et se donner à 200% quand on fera appel à elle. Une saison compliquée à l’ASVEL mais le Liberty qui claque son nom à la Draft, ça en dit long sur le potentiel de la demoiselle.
  • Endy Miyem : l’une des joueuses les plus expérimentées du groupe arrive forte d’un Euro incroyable lors duquel il ne lui aura manqué qu’une grosse perf en finale pour mettre tout le monde d’accord. Expérience, puissance, une taulière, déjà médaillée d’argent aux Jeux de Londres en 2012.
  • Alexia Chartereau : elle aussi fait partie de cette génération montante qui ne demande qu’à valider son talent avec une médaille olympique. Quand elle ne fait pas de bêtise sur Insta elle use de sa grande taille pour dominer des ailières qui lui rendent une tête, et si Alexia mesure un bon mètre 90 c’est surtout une basketteuse qui sait tout faire sur un terrain, de près comme de loin.
  • Sandrine Gruda : la référence. Sandrine a tout gagné ou presque, et si vous avez connu Tim Duncan aux Spurs vous aimerez Sandrine Gruda avec les Bleues. Le statut est celui d’une Hall Of Famer, la mécanique toujours robotique mais Sandrine n’a absolument plus rien à prouver. Une dernière médaille à Tokyo et il ne restera plus qu’à commander la statue.
  • Helena Ciak : Paris à sa Tour Eiffel, Vincent Collet à son Rudy Gobert, et Valoche Garnier a son Helena Ciak. La pivot de l’ASVEL amène évidemment sa taille mais également son expérience du haut niveau à ses jeunes coéquipières et elle devrait être l’un des facteurs X des Bleues en sortie de banc.
  • Sarah Michel : le pitbull de cette équipe, mais un pitbull capable de marquer des paniers. Sarah Michel est l’âme de ces Bleues et pourrait mourir sur le parquet, toujours utile quand on joue des matchs à la vie à la mort. 3 and D mais bien plus que ça.
  • Valériane Vukosavljevic : encore une ancienne, enfin façon de parler. La sœur de Joel Ayayi connait l’Equipe de France par cœur et reste l’une des meilleures quand il s’agit de planter de la grosse banderille. Valeur sûre en Europe depuis quasiment dix ans, le genre de capitaine de route essentielle à la réussite d’un groupe.
  • Iliana Rupert : l’une des benjamines du groupe, fille de la légende Rup’s et futur souriant de cette équipe de France. Comme Marine Fauthoux elle a été récemment draftée, comme Marine Fauthoux elle est là pour apprendre, en espérant que le scénario des matchs pousse Valérie Garnier à la sortir de son laboratoire, le fameux laboratoire Garnier.
  • Gabby Williams : ok elle n’est pas née dans le Lot-et-Garonne mais on est d’accord que tout le monde s’en fout. Nous sommes en 2021 et Gaby est française, pour le plus grand bonheur de la France. On a pu le voir à l’Euro, l’ailière est polyvalente, solide et n’a pas peur de prendre des tirs, parait que ça sert bien pour débloquer des matchs serrés. Gaby, oh Gaby, fais nous des folies.
  • Marine Johannes : ce doit être SON tournoi. La petite reine du crossover et accessoirement génie du basket avait appris son nom à la planète en 2016, et c’est dans un rôle de leader qu’elle devra mener les Bleues cet été. Le potentiel est là, évidemment, le besoin de se dépressuriser aussi, et on croise les doigts très fort pour que la meneuse des Bleues se lâche au meilleur des moments. L’Equipe de France en a besoin, YouTube en a besoin.
  • Alix Duchet : elle sortira du banc pour épauler les meneuses titulaires, pour rentrer quelques gros tirs et pour affoler les défenses avec sa vitesse. Role player par définition mais pas moins utile qu’une autre, bien au contraire, c’est aussi lors de ses rentrées que les différences se feront.
  • Diandra Tchatchouang : on termine avec une tête bien connue du groupe France, qui disputera malgré tout ses premiers Jeux puisqu’elle était blessée en 2016 et encore un peu brut en 2012. 1m89 en provenance de Montpellier, un sourire qui déteint sur tout le monde et une activité de tous les instants, on appelle ça une colonne vertébrale.

Equipe de France masculine

Comme les filles, le groupe de Vincent Collet aura l’honneur de se mesurer d’entrée au gratin avec une confrontation attendue face à Team USA, dès l’ouverture de bal dimanche. République Tchèque et Iran complètent le plateau, autant vous dire que la défaite est interdite, mais attention tout de même à ne pas se voir arrivé trop tôt, demandez plutôt aux Canadiens et aux Grecs ce qu’ils en pensent. Un Groupe A abordable pour une équipe dont les principaux leaders se connaissent par cœur et sont pour quelques uns dans leurs plus belles années, alors que d’autres se serviront peut-être de ce voyage à Tokyo pour toquer fort à la porte de la fame.

  • Frank Ntilikina : il a étincelé lors de la Coupe du Monde 2019, en sortant de ce rôle de défenseur exclusif qu’on lui donne en NBA. Depuis ? C’est la débandade dans les gorges et Franky n’arrive pas à exploser à New York. Elles sont comment les pistes de décollage à Tokyo ? C’est pour un ami.
  • Timothé Luwawu-Cabarrot : vraie rotation toute la saison à Brooklyn, TLC a peu à peu disparu pendant les Playoffs mais le simple fait de faire partie des Monstars des Nets en 2021 prouve la qualité du garçon. Tim sera là pour défendre, pour mettre des gros 3, et c’est déjà très bien.
  • Thomas Heurtel : depuis le temps, il est devenu un cadre de cette équipe de France. From « Thomas Heurtel donne moi ton short » to Tokyo il y a juste un statut de Top 10 meneur en Europe depuis bientôt dix ans, et ces Jeux doivent être ceux de la consécration pour le Jason Williams français.
  • Nicolas Batum : le capitaine, et c’est peut-être la phrase la plus normale du mois de juillet. Perdu à Charlotte, retrouvé à Los Angeles et toujours solide avec les Bleus, Nico sera cet été un leader, un père, un frère et un oncle pour tous ses coéquipiers. Trop intelligent, trop polyvalent, trop d’expérience.
  • Guerschon Yabusele : possiblement l’une des belles surprises de ces Jeux. Il y a quelques années Yabu était davantage connu pour ses goûts musicaux ou vestimentaires, pour ses cheveux roses et pour son appétence à manger des bonbons Haribo… sauf qu’il est en 2021 une valeur sûre du basket français après s’être refait la cerise dans le 69. Vraie boule d’énergie et vrai talent offensif, le Real Madrid vient de le signer… c’est peut-être un bon indicateur.
  • Evan Fournier : il doit enfiler la cape de patron de cette équipe, la cape de celui qui prend les tirs qui comptent. Free agent cet été en NBA, Evan a une double mission à Tokyo : aller chercher une (belle) médaille et taper encore un peu plus dans l’œil des GM de la Grande Ligue. le voyage parfait pour faire passer une carrière internationale de « réussie » à « incroyable ».
  • Nando De Colo : le métronome, le moniteur (de colo, haha, déso). Unanimement reconnu depuis quelques temps déjà comme l’un des meilleurs joueurs de l’histoire de l’Euroleague, Nando sait absolument tout faite et il le fait désormais avec une expérience parmi les plus folles du game. Intrinsèquement l’un des meilleurs joueurs de la planète ça ne fait aucun doute, il ne lui manque que l’explosion finale dans une grande compétition. Genre… les Jeux de Tokyo ?
  • Vincent Poirier : info utile, il s’est tondu le crâne et ressemble désormais à un moine tibétain. Autre info utile ? S’il n’a pas trouvé la flamme en NBA il a réussi à retrouver confiance en Europe cette saison. Encore un Madrilène tiens, et surtout un intérieur dont le rôle sera prédominant au Japon. Le but ? Se faire mordre les doigts à quelques GM de la Grande Ligue, ça leur apprendra.
  • Andrew Albicy : Kemba Walker s’en souvient encore, la France du basket s’en souvient encore, Gregg Popovich s’en souvient encore. Vraie boule d’énergie en défense, toujours une paire de menottes dans la poche, l’expérience aidant mais également la capacité, parfois, de se muer en facteur X offensif parce que le boug est adroit et fait le 100m en huit secondes balle en main.
  • Rudy Gobert : celui-là, on le connait un peu. Triple meilleur défenseur de l’année, reconnu unanimement comme l’un des pivots les plus impactant de la planète, Rudy a également déjà fait ses preuves dans un contexte FIBA, n’est-ce pas Marc Gasol, n’est-ce pas Myles Turner. Pas de grande équipe de France sans grand Rudy, et après une saison incroyable tous les voyants sont au vert pour le voir dominer au Japon. Parce qu’on ne va pas se mentir, on a tous envie de le voir chez Hanouna au mois d’août, médaille au cou, faire un concours de tir de boulettes avec Gilles Verdez.
  • Petr Cornelie : la douzième roue du carrosse, dont la déclaration de naissance s’est faite juste avant la pause de l’employé de mairie. « Je suis désolé je n’ai pas le temps pour le e, nous on fait des semaines de 38H monsieur ». Laissez-le s’éloigner, il plante. Laissez-le s’approcher, il plante. Un petit ajout bien polyvalent, dont les 25 rebonds contre Cholet avaient fait le tour du globe (non).
  • Moustapha Fall : l’un des rookies du groupe, à ce niveau de compétition, même s’il avait déjà participé à plusieurs campagnes de qualifications. Plus grand que Rudy Gobert – il est officiellement listé à 2,18 m – il garantit déjà à la France une présence dissuasive permanente dans la raquette en plus de ses qualités de passes assez rares pour un lampadaire de cette taille. Arrivé au basket sur le tard, quand il avait 17 ans, sa courbe d’ascension est complètement Fall et ne se met aucune limite. La Tour Eiffel est déjà prise mais en cas de bon tournoi, on aura vite fait de lui donner le surnom de Tour de Tokyo en référence au monument de la capitale nippone.

Douze et douze qui font vingt-quatre, vingt-quatre comme le nombre de médailles attendues par tous les fans gaulois de la balle orange. On en place une, évidemment, pour nos gows sûres du 3×3, elles qui débutent leur tournoi dès demain, et on se donne rendez-vous… dans trois semaines à l’Elysée ? Deal.

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