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Le Magic a déchargé le camion : un nouveau cycle a débuté à Orlando et il va falloir être patient

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Orlando a appuyé sur le bouton reset des deux mains.

Source image : Youtube

Principal animateur de cette trade deadline NBA 2021, le Magic se réveille avec un tout nouveau visage ce matin. Trois piliers du vestiaire sont partis dans la nuit et il est grand temps de reconstruire au milieu des ruines. Autant s’y mettre tout de suite, parce que le processus sera long.

A quoi bon finalement ? Comme un grand sage le disait bien sur Twitter hier soir, à quoi bon se faire ouvrir au premier tour chaque année après avoir gagné le Game 1 juste pour le swag ? Habitué du gentleman sweep en Playoffs depuis deux ans, Orlando a fini par changer de stratégie. Plus rien ne sera jamais pareil après ce 25 mars 2021 particulièrement actif de John Hammond, qui s’est donc séparé de trois de ses quatre meilleurs scoreurs (58,8 points de moyenne cumulés par match cette saison). Adieu Nikola Vucevic, Evan Fournier et Aaron Gordon. Merci pour tous les souvenirs et bon vent. Même si les fans pouvaient s’y attendre, la charge émotionnelle est forte aujourd’hui et c’est une longue page de la franchise qui se tourne alors qu’ils étaient les visages de cette équipe depuis au moins 2014. Mais après sept ans de galères et de bilans négatifs et le D.J. Augustin Game à Toronto comme principal palmarès, le GM a jugé qu’il était grand temps d’appuyer sur le bouton reset pour repartir de zéro. En quelques heures à peine, c’est un gros tiers de l’effectif qui a volé en éclats ce jeudi.

  • Ils arrivent : Wendell Carter Jr., Gary Harris, R.J. Hampton, Otto Porter Jr. et son contrat expirant, 3 premiers tours de draft (via Chicago et Denver), 2 seconds tours de draft (via Boston) et Jeff Teague (coupé).
  • Ils s’en vont : Nikola Vucevic et tous ses records de franchise, Evan Fournier et ses fûts de champagne, Aaron Gordon et ses trophées de meilleur dunkeur, Gary Clark et Al-Farouq Aminu.

Le premier point qui saute aux yeux et qui devrait réjouir la Mickey Mouse Nation, Orlando a bien dégraissé sa masse salariale (près de 20 millions de dollars engagés en moins pour la saison prochaine et une trade exception de 17,1 millions de dollars récupérée dans le trade de Vavane à Boston). Aperçu seulement 35 matchs avec le maillot du Magic à cause de nombreuses blessures, Al-Farouq Aminu allait encore prendre 10 patates l’année prochaine (player option), Aaron Gordon avait encore une saison de contrat à 16 millions et le Monténégrin devait toucher 24 millions puis 22 millions jusqu’en 2023. A la place, la franchise de Disney récupère les contrats rookies de WCJ et de R.J. Hampton ainsi que le contrat expirant de Otto Porter Jr. et devra simplement réserver 21 millions pour Gary Harris pendant un an. Au bout du compte, ça allège pas mal les charges d’Orlando qui pourra même se montrer agressif lors des prochaines Free Agency avec la belle enveloppe qui vient d’être épargnée.

Sportivement, autant être cash, on ne devrait pas revoir le Magic de sitôt en Playoffs. En tout cas, ça ne sera clairement pas l’objectif cette année et, objectivement, en 2022 non plus. C’est en effet un long processus qui vient d’être entamé pour tenter de construire quelque chose de nouveau autour de Markelle Fultz (22 ans), Cole Anthony (20 ans), Chuma Okeke (22 ans), Jonathan Isaac (23 ans), R.J. Hampton (20 ans) ou encore Mo Bamba (22 ans). La jeunesse est belle et prometteuse, et ce n’est probablement pas fini. Avec un bilan de 15 victoires pour 29 défaites aux deux tiers de la saison et la moitié des joueurs suscités à l’infirmerie, Orlando pourrait ralentir un peu plus la marche pour mettre toutes les chances de son côté en vue de la prochaine loterie de Draft. En ligne de mire ? Cade Cunningham, la pépite d’Oklahoma State annoncé en tête de toutes les mock drafts 2021. S’ils n’obtiennent pas le premier choix, les Floridiens auront même des arguments pour trade up en proposant un package comprenant leur pick et le premier tour de Draft des Bulls (protégé Top 4 seulement) pour avoir le luxe de choisir en premier dès cet été. C’est en tout cas tout ce que l’on peut leur souhaiter avec la direction prise par la franchise durant les dernières heures.

La dernière fois que le Magic a entamé un tel chantier, c’était lors du trade de Dwight Howard aux Lakers en 2012. Neuf ans plus tard, Orlando semblait avoir atteint son plafond de verre et se devait de faire bouger les choses. C’est allé encore plus vite que prévu avec trois départs majeurs d’un coup. Maintenant, il faut laisser la clé aux jeunes et faire preuve de nez fin à la Draft, c’est en tout cas ce sur quoi reposent les nouveaux espoirs des fans depuis ce matin.

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