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Les Rockets n’arrêtent plus de perdre : ça fait onze défaites de suite, Houston s’écroule juste après le décollage

John Wall Rockets

Avec onze défaites d’affilée, John Wall et les Rockets sont désormais dos au mur

Source Image : Youtube

La fête post-Harden n’a finalement que peu duré du côté des Houston Rockets. Après leur belle série de six victoires à la suite de ce blockbuster trade, les choses ont pris très vite une autre tournure. La blessure de Christian Wood, l’irrégularité et les absences de Victor Oladipo, le manque de joueurs de talent… Tant de problématiques qui se sont accumulées du côté de Houston, faisant plonger l’équipe dans une sombre série de onze défaites consécutives. 

Fin du match au Toyota Center, Houston se fait écrabouiller à la maison par Memphis sur le score de 133 à 84. C’est la troisième pire défaite de l’histoire des Rockets, et la onzième de suite donc. Ils n’avaient plus connu une série aussi noire depuis 2001. Coïncidence, ces deux séries sont intervenues juste après le départ d’un franchise player : Hakeem Olajuwon en 2001, et donc Harden en 2021. Pourtant, le départ d’Harden avait de prime abord donné un coup de fouet à la franchise. Une série de six victoires d’affilée avec une rotation qui s’était installée. John Wall était bien revenu après cinq matchs manqués de suite, idem pour Christian Wood qui avait raté la moitié de la série avant d’enchaîner en mode 22 points – 11 rebonds. DeMarcus Cousins apportait lui sa contribution, tandis que Victor Oladipo et Eric Gordon assuraient. Avec ces gars-là et d’autres contributions de plusieurs role players (P.J. Tucker, David Nwaba, Jae’Sean Tate, Danuel House, Sterling Brown…), on avait assisté à un vrai effort de la part d’un collectif à l’esprit revanchard après l’épisode Ramesse. Certes, tout n’était pas parfait, mais Houston possédait un bilan positif après 19 matchs (10-9).

Et puis tout s’est cassé la figure. Début février, Christian Wood se tord la cheville et se déclare indisponible pour une durée indéterminée. Devenu un pilier, sa blessure va avoir de lourdes conséquences sur la suite de la saison, pas étonnant étant donné qu’on parle d’un gars qui réalisait tout simplement une saison calibre All-Star (22 points, 10,2 rebonds, 1,5 contre, meilleur scoreur et rebondeur de l’équipe). On se repose alors sur DMC pour assurer à l’intérieur, mais l’expérience ne fait pas long feu. Mécontent par son rôle initial de back-up de Wood, Cousins est coupé à l’amiable par les Rockets, légèrement plombés par son faible niveau défensif. L’entraîneur Stephen Silas commence alors à aligner des starting lineups sans vrai intérieur, ou alors un pivot de niveau two-way contract comme Justin Patton. Vous ajoutez à ça une équipe où depuis le début, il semble y avoir un roulement au niveau des absences, ce qui n’est pas top pour former une solidité collective entre vétérans, jeunots, anciennes stars et role players. Si l’on prend le cas Victor Oladipo, qui vient de décliner une prolongation de contrat de deux ans par la franchise de Houston, il a raté sept des douze derniers matchs et quand il joue, ses performances individuelles soufflent le chaud et le froid. Mentionnons aussi Eric Gordon, revenu de sa pire saison depuis son arrivée aux Rockets, qui repart complètement dans ses travers. L’extérieur, qui était bien parti cette saison, reste sur un magnifique 1/10 au shoot contre Memphis, avec des stats de seulement 13,8 points à 32,4% au tir sur les cinq derniers matchs. C’est bien loin de sa production du début de saison (près de 19 points de moyenne). Quand on additionne tout ça, ça fait beaucoup, et ce ne sont pas les efforts de John Wall qui permettent d’arrêter l’hémorragie. Dans le jeu, c’est la catastrophe : des pertes de balle à la pelle, aucune force collective, une pluie de briques, et bien sûr plus aucune force au niveau défensif. La défaite face à Memphis a montré le pire visage possible des Rockets.

« J’espère qu’on a touché le fond. C’était embarrassant. »

– Stephen Silas après la raclée contre les Grizzlies

Désormais, on assiste à une chose plus ou moins attendue : la déchéance post-Harden. Qu’importe les joueurs arrivés en retour lors du fameux trade, le départ du Barbu a provoqué un effondrement de l’équipe. À la fois meneur et scoreur, son importance dans les points marqués de l’équipe était évidemment énorme. Mais le passé c’est le passé, et les Rockets doivent désormais répondre à plusieurs problématiques en marge du retour attendu de Christian Wood, prévu après le All-Star Break : retrouver la cohésion du début de saison, renforcer le secteur intérieur, fonder de nouveaux projets de jeu au niveau tactique. Possible que tout ça passe par des mouvements à la trade deadline de fin mars. Mais en tout cas, les Rockets sont clairement tombés de leur fauteuil de franchise majeure de la Ligue.

Houston est donc en train de vivre les séquelles du départ d’Harden. La franchise doit réagir au plus vite pour ne pas sombrer dans les bas-fonds de la Conférence Ouest. Pour le moment, les rumeurs de trade ne flambent pas trop, la franchise texane se montre peu active sur le marché malgré la nécessité de changement. Attention à ne pas suivre la même trajectoire qu’a pu, par exemple, connaître Cleveland après le départ de LeBron James.

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