Heat

Jimmy Butler is a bad man : 33/10/8 face au Jazz, Jimmy n’est pas un joueur All-Star, c’est un joueur All-NBA

Jimmy Butler / Bam Adebayo

QUEL MATCH !

Source image : NBA League Pass

The Heat is back ! Après un début de saison placé sous les signes de la défaite et du Covid, Miami est ce matin sur une série de cinq victoires de suite et s’est endormi à la cinquième place de l’Est. La dernière victime ? Le Jazz lui-même, tombé sur une équipe ultra-solide menée par un Jimmy Butler au sommet de son art : 33 points, 10 rebonds, 8 passes décisives, et l’impression que l’arrière veut rappeler qui a marché sur l’Est lors des dernières Playoffs.

Miami est de retour pour jouer des mauvais tours. Le groupe d’Erik Spoelstra vient peut-être d’enfin lancer sa saison de favoris de l’Est en venant à bout, dans un match abordé de la meilleure des manières, d’une équipe du Jazz qui terrorise pourtant la Ligue nuit après nuit depuis deux mois. Utah a été surpris par une défense en zone parfaitement exécutée par les joueurs du Heat qui a réduit à néant le spacing habituel des joueurs de Quin Snyder, l’une de leurs plus grandes forces cette saison. En effet, cette nuit le Jazz n’a tiré qu’à 32,6% de loin, bien en dessous des 40% habituels, un plan préparé à la perfection par Coach Spo qui a dominé son adversaire du jour et rappelé au monde que ce n’est pas pour rien qu’il a emmené son Heat en Finales NBA il y a cinq mois de cela. Miami a par ailleurs profité d’un match monstrueux de son leader, qui a rappelé à tout le monde que c’est bien le Covid et seulement le Covid qui l’empêche de participer au All-Star Game cette année. Jimmy Butler finit la rencontre avec son quasi triple-double quotidien (33 points, 10 rebonds dont 4 offensifs et 8 assists à 12/22 au tir) avec des shoots bien clutchs en fin de match qui sont désormais l’une de ses marques de fabrique. Sans Tyler Herro, blessé à la hanche, Jimmy Buckets a pris ses responsabilités comme il le fait depuis qu’il est arrivé du côté de South Beach. A noter que Bam Adebayo a également remporté sa match-up face à Rudy Gobert en finissant la rencontre avec 19 points, 11 rebonds et 7 passes à 7/14 au tir et une défense toujours aussi exceptionnelle que ce soit dans la raquette ou au large quand les écrans l’obligeaient à se retrouver en face d’un joueur extérieur. 

On a néanmoins eu le droit à un match serré jusqu’au bout et, même s’ils ont été dominés pendant la majeure partie de la rencontre, le Jazz a quand même eu l’occasion de l’emporter. En chassant le duo Duncan Robinson/Kelly Olynyk en pick-and-roll en fin de match, le Jazz s’est offert quelques paniers important mais heureusement pour le Heat, Duncan Robinson s’est très bien rattrapé de l’autre côté du terrain avec 15 points à 5/9 au tir dont 4/7 de loin, dont deux 3-points en début du dernier quart pour se donner un peu d’air face à un Jazz qui ne lâchait rien. Et si Jimmy Butler a été en grande partie l’homme du money time, un certain Slovène mérite aussi sa médaille. En effet, Goran Dragic a sûrement réalisé son meilleur match cette saison avec 26 points (9/15 au tir) en sortie de banc, dont 10 dans le seul dernier acte. Une grosse performance pour le champion d’Europe 2017 qui a sûrement été la clef du match en l’absence de l’apport au scoring de Tyler Herro. Miami a surtout bien contenu la folie de Jordan Clarkson qui finit avec 13 points à seulement 4/17 au tir, alors que Donovan Mitchell a encore été grand avec 30 points, 6 rebonds et 3 interceptions à 11/26 au tir mais également coupable d’une très mauvaise passe précipitée à 50 secondes de la fin vers Bojan Bogdanovic alors que le Jazz n’était qu’à deux points de retard et avait l’occasion d’égaliser ou de passer devant. Le jumpshot de Butler dans la foulée sera synonyme de coup fatal pour Utah puisqu’ils ne reviendront jamais et Jimmy, Andre Iguodala puis Dragic termineront le boulot sur la ligne des lancers.

Avec cette victoire, le Heat remonte donc à la cinquième place de l’Est avec un bilan de 16 victoires pour 17 défaites. Oui, oui, on peut être Top 5 de l’Est avec un bilan négatif mais cela n’enlève rien à la super remontada réalisée par Miami, enfin de retour dans les hauteurs de la conférence après un début de saison rongé par les blessures et le Covid. Le Jazz perd pour sa part un deuxième match sur les quatre dernières rencontres. De quoi s’inquiéter ? Pas vraiment, voire pas du tout, tant le Jazz a tout de même été impressionnant dans la défaite, une défaite qui s’explique plus par laz qualité de l’adversaire que par une quelconque mauvaise performance. 

Miami réalise sûrement son match référence de la saison en venant à bout de la meilleure équipe de la Ligue dans une rencontre maîtrisée tactiquement. Spoelstra a remporté son duel face à Snyder mais pour être honnête, c’est avant tout un match de grande classe entre deux des équipes les mieux coachées de la Ligue auquel on a eu droit.

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