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30 Reviews en 30 jours – Phoenix Suns : les Cactus recommencent doucement à piquer, tiens ça faisait longtemps

Phoenix Suns Cactus 9 mars 2020

Les Suns ne sont plus une punchline.

Source image : YouTube

Alors qu’on ne sait pas aujourd’hui à quelle sauce la NBA sera mangée en ce qui concerne la saison 2019-20, TrashTalk prend les devants et fait le point sur une régulière qui pourrait bien avoir rendu son tablier. Franchise par franchise, c’est parti pour un bilan complet de ce qu’il ne fallait pas rater du 20 octobre au 10 mars, parce que c’est bien beau mais ici on a décidé de ne pas se laisser abattre. Ce que l’on annonçait, ce que ça a finalement donné, qui a assuré, qui a chié, quoi de prévu pour demain, une belle tripotée de questions et déjà pas mal de réponses pour patienter tranquillement avant… les Playoffs ? Allez, let’s go, parce que la NBA ne s’arrête jamais vraiment.

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Ce qu’on avait annoncé

Après une nouvelle campagne bien crados en 2018-19, tous les membres de la rédaction sont partis sur une amélioration du côté de l’Arizona. En même temps, c’était difficile de faire pire. Mais disons qu’avec l’arrivée d’un vrai meneur comme Ricky Rubio, sans oublier d’autres éléments intéressants (Aron Baynes, Dario Saric notamment) ainsi qu’un coach plutôt solide en Monty Williams, il y avait de quoi avoir quelques espoirs chez les Suns, plutôt bien fournis en jeunes talents. Alors certains à la rédac misaient sur une faible progression, d’autres étaient plus optimistes en pronostiquant un joli jump au niveau des victoires. Si on fait la moyenne aujourd’hui, le bilan made by TT était de 26 victoires pour 56 défaites.

Le bilan

Ehh bien on peut dire que les Suns ont bien relevé la tête cette année, devenant une équipe enfin respectable en NBA. Pourtant, avec la suspension pour 25 matchs de Deandre Ayton dès le tout début de saison, ça semblait mal parti. Sauf que les Cactus ont particulièrement piqué lors des trois premières semaines, et ce malgré l’absence du numéro un de la Draft 2018. Sept victoires sur les onze premiers matchs, c’était la fête dans le désert de l’Arizona, où on commençait à rêver d’un retour en Playoffs. En même temps, les fans des Suns ont enfin découvert ce qu’était un vrai meneur NBA, c’est vrai que ça facilite la vie. Et puis faut dire qu’on a eu droit à un Aron Baynes qui jouait peut-être le meilleur basket de sa vie, un très bon Kelly Oubre Jr. et un grand Devin Booker, tout ça dans le cadre d’un collectif qui tournait bien des deux côtés du terrain sous l’impulsion de Monty Williams. En clair, Phoenix représentait l’une des belles surprises du début de saison. Malheureusement pour les Cactus, ça n’a pas vraiment duré. De mi-novembre à début 2020, les Suns ont connu un gros passage à vide avec 16 défaites en 20 matchs. L’excitation du début de saison passée, les hommes de Monty Williams n’ont pas montré le même visage et ils n’ont jamais réussi à retrouver la magie du premier mois. Un certain nombre de blessures (ou d’absences si l’on parle du cas Ayton) ont notamment perturbé Phoenix au cours de la saison, dont une grosse récemment pour Oubre Jr., victime d’une déchirure du ménisque fin février. Mais globalement, même si le bilan reste négatif avec 26 victoires pour 39 défaites et une 13è place à l’Ouest, les Suns ont fait un gros pas dans la bonne direction cette saison et c’est plutôt de bon augure pour la suite.

L’événement marquant

DEVIN BOOKER EST ENFIN ALL-STAR ! Désolé pour les majuscules mais il fallait bien qu’on marque le coup. Ça y est, l’arrière de 23 ans a réussi à rentrer parmi l’élite de la Ligue après s’être fait refouler à plusieurs reprises. Bon, c’est vrai qu’il a profité du forfait de Damian Lillard pour participer au match des étoiles ainsi qu’au concours à 3-points mais peu importe, il a désormais le statut All-Star. Et ça, c’est important pour lui sur le plan individuel. Car c’est bien d’avoir les stats, c’est quand même mieux d’avoir une étoile sur son CV. Avec 26,1 points (à 48,7% au tir, 36% de loin et 91,6% aux lancers francs), 4,2 rebonds et 6,6 caviars par rencontre, Booker a encore cartonné, qui plus est au sein d’une équipe de Phoenix plus du tout ridicule contrairement aux années précédentes.

Les petits nouveaux

Si les Suns ont pris cher quand ils ont décidé de miser à la surprise générale sur le sniper Cameron Johnson, déjà âgé de 23 ans au moment de la Draft, on imagine qu’ils sont aujourd’hui plutôt contents de la production de l’ancien de North Carolina. Car il a apporté en sortie de banc cette menace extérieure et une belle production, tournant à 8,1 points de moyenne en un peu plus de 20 minutes par match à presque 40% de réussite du parking. Intelligent et plutôt mature dans son jeu, il a donc joué un rôle dans la progression de Phoenix cette année, même s’il a manqué 16 rencontres au total. L’autre premier tour de Draft Ty Jerome s’est lui montré bien plus discret, participant à 28 matchs avec les Suns pour 3,5 points de moyenne (à 34,9% au tir) en 11,3 minutes. Touché à la cheville juste avant le début de la saison NBA, Jerome n’a pas foulé les parquets NBA avant le mois de décembre et a vécu plusieurs matchs en mode DNP-CD. Mais il a aussi eu des opportunités et on l’a vu réaliser deux-trois performances séduisantes. Voilà pour les petits nouveaux. On a volontairement laissé de côté Jared Harper, Tariq Owens et Jalen Lecque, qui ont totalisé 49 minutes NBA cette saison.

L’image de la saison

Aron Baynes qui tape des step-backs à 3-points sur la tronche de Damian Lillard, ça sonne faux comme phrase non ? Pourtant, c’est bien arrivé. C’était le 6 mars dernier à Phoenix, et on n’arrive toujours pas à y croire. Ce soir-là, Baynes était tout simplement en état de grâce, terminant la rencontre avec… 37 points (record perso en carrière) et 16 rebonds, à 12/23 au tir dont un improbable 9/14 du parking (record perso également). Une performance hallucinante de la part du Boomer, permettant aux Suns de l’emporter face aux Blazers sur le score de 127-117.

La suite des événements 

Cette saison, pour la première fois depuis longtemps, les Suns ont réussi à mettre en place une vraie structure au sein de l’équipe. L’objectif pour Phoenix, ce sera de continuer dans cette direction avec un groupe qui devrait être assez similaire la saison prochaine. Si l’on excepte Aron Baynes et Dario Saric, tous les deux agents libres lors de l’intersaison, les principales pièces qui ont formé l’effectif cette année seront sous contrat en 2020-21. Avec ce mélange intéressant de vétérans et de jeunots très talentueux (avec notamment le trio Devin Booker – Deandre Ayton – Kelly Oubre Jr.), il y a une très belle base pour continuer à progresser, même s’il va falloir penser à renforcer le banc. L’arrivée d’un Lottery pick à la prochaine Draft peut éventuellement aider en ce sens. En tous les cas, l’objectif à court-moyen terme pour les Suns, ce sera de retrouver le Top 8 à l’Ouest, eux qui n’ont pas participé aux Playoffs depuis 2010. Ça commence à faire long.

  • Si la saison régulière reprenait : les Suns veulent encore croire aux Playoffs mais autant dire que leurs chances sont aussi élevées que la moyenne de points de Tariq Owens (P.S. : c’est un joueur des Suns).
  • Si les Playoffs commençaient « demain » : on plie bagage dans l’Arizona.

Véritable punchline de la NBA ces dernières années, la franchise de Phoenix a retrouvé un peu de fierté cette saison. Les fans peuvent enfin commencer à positiver dans l’Arizona, eux qui n’arrêtaient plus de déprimer. Pour les Playoffs, il faudra attendre encore un peu mais au moins, les Suns sont dans la bonne direction. Et ça, c’est déjà pas mal.   

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