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Les Knicks sont… clutch ? 4 victoires de suite, 4 matchs gérés dans le money-time, ça choke pas trop à New York en ce moment

Elfrid Payton

Elfrid Payton, symbole de la bonne forme des Knicks récemment.

Source image : NBA League Pass

Sans faire trop de bruit, sans trop de drama, les Knicks sont actuellement sur une série de 4 victoires consécutives. Une prouesse, en pleine période d’instabilité à la tête de la franchise, qui est notamment due au sérieux des New-Yorkais dans le money-time. En ce moment, y’a du sang froid chez les Bockers.

Et dire que le contexte n’était pas du tout porteur pour ce type de performance collective. Ces derniers jours, menant notamment à la trade deadline, toutes les excuses étaient à portée de main des joueurs de Mike Miller, afin de justifier quelconque baisse de régime. Rumeurs de transferts autour de Marcus Morris, rumeurs de transferts autour de Julius Randle, Frank Ntilikina ou Dennis Smith Jr, pas de quoi tenir un vestiaire en confiance. Ajoutez à cela le renvoi de Steve Mills en début de semaine, le patron des Knicks qui était – avec Scott Perry – à l’initiative de la free agency 2019, et vous avez un groupe pouvant imploser à tout moment. Quelque part, on aurait compris une mauvaise passe. On aurait simplement eu à regarder le paysage pour se dire, bon, laissons ces gars se remettre de toute cette agitation, et on reparlera basket un peu plus tard, après le All-Star Break s’il le faut.

Et bien non.

Non, au lieu de s’écrouler, ces Knicks se sont rassemblés, élevés, à l’image de cette fin de match samedi soir à Detroit, dirigée dans les tranchées. Alors que New York aurait pu perdre cette rencontre, c’est un effort collectif qui a permis à tout un banc de célébrer le panier salvateur de Julius Randle. L’image était belle, symbolique de la bonne forme actuelle. Randle plante le panier casse-gueule qui tue définitivement les espoirs des Pistons, et qui voit-on à l’opposé du terrain ? Wayne Ellington, bras tendus. Taj Gibson, qui sautille. Frank Ntilikina, qui secoue sa serviette. Au lieu de rester sur le banc, ce sont tous les joueurs des Knicks qui viennent féliciter leurs coéquipiers, présents pour assurer la fin de match. Encore une fin de match gérée, la 4ème de suite mine de rien. Detroit (+3), Orlando (+2), Cleveland (+5 en prolongation) et Indiana (+7) sont tous passés à la trappe, face à des Knicks très clutch. Et dans des registres différents, qui plus est. Demandez à Evan Fournier ce qu’il pense de la dernière possession de la rencontre, trapé par Randle et Elfrid Payton le Français lâchait le ballon de l’égalisation dans les mains adverses. Demandez aux Pacers ce qu’ils pensent de Marcus Morris, transformé en Melo le temps d’un soir. Demandez aussi aux Cavs ce qu’ils pensent de Momo, désormais chez les Clippers. Les Pistons, en dernier, n’ont pas fait le nécessaire pour briser la mini-invincibilité new-yorkaise. Et à l’aube d’un break qu’on attendait déprimant, les Knicks peuvent aujourd’hui bomber le torse.

Les héros de cette série ? Ils sont nombreux, car encore une fois c’est l’image d’un collectif soudé qui prend la part sur le reste. On a quand même envie de souligner le professionnalisme d’un Taj Gibson fait pour New York. Que ce soit sur un court ou long temps de jeu, le taulier des Knicks offre le même niveau d’activité, d’intensité, en encourageant ses coéquipiers, ce qui donne le ton à toute une équipe. De même pour Elfrid Payton, qui nous avait clairement blasé après son combo action-décla contre Memphis, mais qui s’est plus que repris depuis. Défense active, bonne gestion du jeu en attaque, l’ancien d’Orlando offre une sérénité à la mène que DSJ ou Ntilikina n’apportent pas forcément, du moins pas autant. Près de 14 points, 8 rebonds et 10 passes de moyenne pour EP, il est peut-être là le meneur titulaire que New York cherchait depuis plusieurs mois en essayant différentes têtes, match après match. Reggie Bullock et Wayne Ellington, signés cet été pour amener sérieux et tir de loin sont… sérieux et tirent de loin, ce qui peut aider à remporter des matchs de panier-ballon (9/21 lors des deux derniers matchs). Une défense globale assez intéressante a aussi permis aux Knicks de tenir bon quand l’attaque flanchait, et la bataille au rebond est devenue une spéciale bleue et orange tant les pogo-sticks de NYC se donnent après un shoot loupé. En bref, il y a beaucoup de choses très positives dans ce que ce groupe présente actuellement, en ayant enfin passé la case de la trade deadline et intégré un nouveau président des opérations basket en Leon Rose. En attendant de voir ce que donnera RJ Barrett de retour de blessure ce weekend, ainsi que l’intégration d’un Rod Strickland dans les affaires locales, profitons de ce qui se passe en ce moment.

New York assure, New York fait plaisir et New York prend du plaisir sur le terrain. Sans projeter un bilan quelconque sur la deuxième partie de saison, il sera intéressant de voir quelles bases Mike Miller cimente sur ce qu’on a vu dernièrement, afin d’installer une identité stable à ces Knicks. Oui, on peut l’écrire, et puis merde on y croit.

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