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Nemanja Bjelica assassine les Rockets à neuf mètres : c’est con, le Russell Westbrook Game était presque parfait

Il était environ 4h38 du matin, une heure tout à fait banale pour n’importe quel fan de NBA. Une heure de prime time comme ils disent, l’heure pour certains même de se faire un petit gueuleton. Puis en l’espace de trente secondes la magie a frappé du côté de New Orleans et Houston, quasiment au même moment, avec à chaque fois une conclusion tristounette pour les locaux…

On reviendra d’ailleurs très vite en Louisiane car Derrick Rose a désormais sa tête mise à prix dans tout L’État, mais attardons-nous pour commencer sur la climatisation made in Serbia. Car le cadeau offert par Nemanja Bjelica aux fans des Kings est énorme. La NBA avait passé sa soirée à troller les Rockets en leur expliquant que leur requête face aux Spurs n’avait ni queue ni tête car ils n’avaient tout simplement pas été capable de battre SA à la loyale ? Hum, disons que les Kings ont rajouté quelques heures plus tard quelques gouttes de seum dans le plus gros gratin de la nuit. Et qu’on se le dise : amateurs de suspense vous allez être servis car le scénario est magique.

Avant toute chose, gageons que ce match aurait pu/du être le Russell Westbrook Game. Peut-être même qu’à une seconde du terme le titre de l’article était déjà écrit, quelque chose du genre Russell Westbrook s’est occupé proprement des Kings : 34 points à 13/17 et le shoot de la gagne, on appelle ça une soirée réussie. Car, oui, le meneur des Rockets avait, une fois n’est pas coutume, lâché un match quasi-parfait, solide à la distribution et terriblement bon dans ses choix offensifs. Le Brodie avait même poussé le bouchon jusqu’à taper un coast-to-coast supersonique dans l’ultra money-time pour aller déposer la gonfle soyeusement dans le cercle à une seconde de la fin, mettant – logiquement – un terme à un nouveau gros match offensif dans le Texas. James Harden avait été bon jusque dans le troisième quart, P.J. Tucker avant formidablement secondé Capela in da paint (17 rebonds pour le Suisse et… 19 pour le sneaker addict, career high), Ben McLemore et Danuel House avaient tenté 250 tirs du parking mais en avaient marqué quelques uns, bref une soirée presque banale pour le fêlé squad de Mike D’Antoni.

Puis cette dernière possession…

Puis cette dernière possession pour les Kings, à l’aube de laquelle on se dit que Buddy Hield sera probablement cherché, lui qui a encore passé sa soirée à envoyer du gros bucket et qui avait d’ailleurs égalisé à 116 partout avant qu’Usain Westbrook ne démarre son sprint. Sauf qu’on adore Buddy Hield hein, mais ceux qui suivent un tantinet les Kings savent très bien qu’à Sacto tout le monde tire, toute le monde tire de partout (pas demain la veille qu’on verra Richaun Holmes step-back du parking mais on s’est compris). Et le dernier sniper de la soirée côté Sacramento sera finalement… Nemanja Bjelica. Même pas besoin de se démarquer car la motivation de la défense des Rockets n’aura finalement d’égal que la facilité avec laquelle l’intérieur serbe se retrouvera seul derrière la ligne, et c’est froid comme une lame que le héros de la soirée résistera à la défense desperado de P.J. Tucker pour brûler une dernière fois les ficelles du Centre Toyota. Buzzer qui sonne à peine le ballon sorti des mains de Bjelica, le temps qui s’arrête et… victoire des Kings, une victoire de prestige évidemment mais surtout une victoire qui rapproche toujours un peu plus les hommes de Luke Walton de leur objectif : les Playoffs. Et quand on a cité les Kings et les Playoffs dans la même phrase sans se foutre de la gueule de la franchise californienne, c’est qu’il est probablement l’heure de se refaire un autre café, c’est qu’il est probablement l’heure aussi de passer à la conclusion.

Victoire au bout du bout du finish pour les Kings, et tranquillement Buddy Hield et ses teammates se rapprochent de la huitième place et d’une course qui semble complètement ouverte cette saison. Pour les Rockets le coup n’est pas passé loin et on espère que leur réclamation concernant le shoot accordé à Harrison Barnes au premier quart fera écho auprès de la Ligue. Paraît-il que ça a complètement déréglé leurs shooteurs, y’en a marre de se faire voler, on n’est pas venu ici pour souffrir ok ?

stats Rockets 10 décembre stats Kings 10 décembre

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