Kings

Nouvelle défaite des Kings, et c’est de plus en plus moche : le niveau de cradeur en dessous c’est les chiottes publiques

toilettes Kings

Tirez au moins la chasse les gars, merci.

Source image : Gabor Monori via Unsplash

Franchise ô combien excitante la saison passée et citée parmi les potentielles belles surprises cette année, les Kings débutent donc leur saison 2019-20 par trois défaites, dont deux d’entre elles que nous définirons comme « plutôt moche », la version non-censurée étant assez proche de « dégueulasse » ou « qui pue la merde ». Retard à l’allumage ou avant-goût de six mois compliqués… il est évidemment trop tôt pour le dire, mais quoiqu’il en soit ces trois premières sorties ne laissent rien augurer de bon…

Le mauvais délire avait commencé par une défaite assez immonde face à Phoenix, après une deuxième mi-temps traversée comme un fantôme. Venait ensuite l’annonce relou de la blessure de Marvin Bagley III, puis la défaite face aux Blazers n’arrangeait rien même si l’adversaire était d’un tout autre acabit. Et si celle de la nuit est intervenue du côté de Salt Lake City, là-aussi un challenger solide, c’est encore une fois la manière qui fait tâche. 113-81, 32 pions dans la ganache, et un écart qui aurait clairement pu monter pas loin des 50 si Quin Snyder n’avait pas envoyé des Mormons de passage dans le dernier quart. Absolument aucun joueur au rendez-vous côté Kings, non-match complet dans l’attitude et dans les faits, coaching inexistant, body language désastreux, bref une bouillie de match, la deuxième déjà depuis le milieu de semaine. Individuellement ? Des leaders absents, des lieutenants attendus (Ariza, Dedmon) que l’on attend toujours, et un Luke Walton déjà tancé au vu du basket proposé depuis le début de saison. On avait pu noter face aux Suns que ces Kings-là semblent complètement dus-per dès lors que De’Aaron Fox n’est pas sur le terrain, et on a finalement constaté cette nuit que les performances du meneur supersonique sont malheureusement le seul baromètre du niveau de cette équipe. Avec un Foxy en pleine bourre, ça sauve les meubles. Si le gamin est dans un jour plus sombre ? Ça vire très vite à la catastrophe. On avait pourtant loué ici et ailleurs le marché de l’été à Sacto (signatures de role players ultra-utiles, en apparence, comme Cory Joseph, Dewayne Dedmon, Trevor Ariza ou Richaun Holmes) mais force est de constater aujourd’hui que le jeu des Kings repose essentiellement sur les leaders de la saison dernière, encore inexpérimentés et surtout terriblement inconstant. La blessure de Marvin Bagley, un mois sur le flanc, est d’ailleurs une terrible nouvelle pour une équipe qui se retrouve sans le moindre joueur d’impact dessous, ça commence à faire…

Cette nuit ? Le Jazz n’aura même pas eu à forcer. Un Mike Conley encore en stage découverte, un Bogdanovic croate bien plus réveillé que son homonyme serbe, un Joe Ingles de retour sur le banc pour offrir de la création à une second unit au sein de laquelle Emmanuel Mudiay semble se sentir comme un poisson dans le lac (salé), un Donovan Mitchell au service minimum et un Rudy Gobert postérisé par Richaun Holmes mais pas vraiment inquiété outre mesure. Rien de bien excitant finalement, et un match géré pépère face à une équipe à des années lumière de la forme requise pour une reprise de saison. Moche moche moche, tellement moche. Tellement moche que la courageuse et un peu suicidaire fanbase des Kings commence – déjà – à se poser pas mal de questions, les mêmes qui se posaient déjà depuis mars dernier après une fin de saison moyenne qui ne validait pas quatre premiers mois fantastiques. Pour certains le départ d’Iman Shumpert avait fait beaucoup de mal au groupe, sur et en dehors du terrain, pour d’autres l’arrivée de Luke Walton est tout sauf une bonne nouvelle, et si vous rajoutez à cela une Conférence Ouest dont les cadors se sont renforcés et dont les équipes middle voire identifiées comme à chier (Wolves, Mavs, Suns) lâchent un beau début de saison… vous vous retrouvez donc avec des Kings qui squattent confortablement à la dernière place, gâche qu’ils connaissent si bien et que la franchise californienne espère bien abandonner pour quelques années. Et c’est pas gagné.

Ce ne sera en tout cas pas pour ce week-end, et peut-être même pas pour la semaine prochaine puisque les Kings recevront les Nuggets pour une cradingue passe de quatre. Viendront ensuite les Knicks et les Hornets, avec deux victoires obligatoires pour ne pas transformer le début de saison de la franchise en véritable cauchemar, et pour ne pas faire planer au dessus de Luke Walton, déjà, un vent de Pôle Emploi… Tout va trop vite, alors merci messieurs d’inverser rapidement le sens du vent, il en va de la santé mentale de vos pauvres fans.

Kings stats Jazz stats

2 Commentaires

2 Comments

  1. el barbudo

    27 octobre 2019 à 15 h 36 min at 15 h 36 min

    Le responsable, c’est Vlade Divac.
    Quelle énorme connerie de débarquer un Dave Joerger admirable l’an dernier pour le remplacer par un Luke Walton abonné aux non présences en post-season (je ne compte pas sa période de head coach intérimaire chez les Warriors où il ne faisait que continuer la formule Steve Kerr).
    Et pour continuer le Divac il prolonge un Buddy Hield bien au-delà sa valeur actuelle.
    Les Kings vont repartir dans une période horrible avec contrats pourris à la clé, j’en ai bien peur.

    • FranchiseEnMousse

      27 octobre 2019 à 16 h 24 min at 16 h 24 min

      Allez : le retour des rumeurs de déménagement à Seattle, vite !

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