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NBA Flashback 2018-19 #63 : ce jour où les Raptors ont fait de Toronto la capitale du monde orange

La saison 2018-19 est à peine écoulée qu’elle nous manque déjà. Comme chaque été, TrashTalk vous propose donc de revenir sur ces événements qui nous ont fait vibrer, sursauter, rire ou pleurer, histoire aussi de garder notre belle NBA en tête H24 et douze mois sur douze. Allez, coup d’œil dans le rétro histoire de se rapprocher tranquillement… de la reprise. Comment ça on se repose l’été ? Comment ça on est des geeks ?

Alors c’est un Camerounais, un Espagnol et un… muet qui rentrent dans un bar, et vous connaissez la suite. Car s’il ne fut pas spécialement drôle (demandez donc à Klay Thompson tiens), ce dernier acte des Finales 2019 a tout d’une histoire que vous pourrez raconter à vos gamins. L’histoire d’un cow-boy solitaire venu glaner une bague en silence et repartir comme il était venu après son one-shot, l’histoire d’un groupe de badass aussi doués en attaque qu’impassibles (et impassables) en défense, l’histoire d’un coach rookie et bagué face à un coach jadis bagué alors qu’il était rookie. L’histoire aussi d’une bande de Californiens fauchés en plein rêve de three-peat par un bourreau à l’accent canadien, fauchés également par des genoux et des tendons d’Achille qui pètent comme les fusées un 14 juillet à La Bourboule. Il fallait peut-être ça pour freiner cette monstrueuse machine, on ne s’en réjouit pas bien sûr, mais c’est bien là la glorieuse incertitude du sport puisque quelques mois auparavant personne n’imaginait une seule seconde une autre franchise que les Dubs s’imposer en juin…

Quelque chose de nouveau soufflait dans l’air de Californie ce soir-là. Car cette bande de desperados « canadiens » avait tout l’air d’être autre chose que de simples finalistes. Puis il y avait eu « l’affaire » Kevin Durant, comme si la NBA nous rappelait sans cesse que cette année c’était pour les Raptors… On en est donc au 14 juin au matin, voilà qu’on vous a fait vivre – déjà – 62 flashbacks pour revirvre la saison 2018-19 comme si vous y étiez encore, et ce match sera cette fois-ci le dernier. Le dernier entre les deux meilleures équipe de la saison, rien à redire, le dernier qui va donc offrir la couronne de roi à une franchise parme les plus jeunes du circuit : les Raptors. Et comme si la section stories n’était pas encore assez remplie, une dernière va venir remplir la collection… et pas des moindres. Le premier à se mettre en action ? Un certain Kyle Lowry, celui que tout le monde avait si vite catalogué comme un mec au gros cul incapable de faire gagner son équipe en Playoffs. Coucou c’est moi, je vous offre les onze premiers points de mon équipe, appelez-moi Jean-Patrick Pied-A-L’étrier. La suite ? Un Klay Thompson comme souvent merveilleux, et un ping-pong digne des plus grands Gatien-Chila des années 90, même si les vrais savent que Jean-Michel Saive avait un meilleur swag. On revient au basket ? Allez.

Le premier tournant de ce Game 6 ? C’est bien entendu la blessure de Klay Thompson. Contre-attaque du Splash Bro, Danny Green qui monte au contre, réception compliquée et le fils de Mychal qui reste au sol, vous connaissez la suite mais laissez-nous vous la conter. Sorti immédiatement après la chute, Klay est aux vestiaires et l’Oracle la planète basket retient son souffle. Klay reviendra rapidement sous les hourras de la foule pour tirer ses deux lancers, les rentrer évidemment, et que dire de plus si ce n’est qu’on apprendra par la suite que ces deux lancers auront été inscrits avec… des croisés éclatés. Pu-tain-de-monstre. match évidemment terminé, saison terminée, et six mois minimum sur le flanc, la goutte de trop dans le vase de Warriors maudits et de Raptors qui n’avaient plus qu’à se servir. L’homme qui rajoutera juste ce qu’il faut à la peine des Dubs ? Fred VanVleet, passé de nullard infâme à quasi-MVP des Finales dès lors que Fred Jr. avait vu le jour à la maternité. Comme quoi parfois le basket tient à peu de choses. Trois énormes triples méga-couillus, douze points dans le dernier quart, et voilà que les Raptors se dirigeaient pas tranquillement vers le premier titre de leur jeune histoire. Les anciens combattants Curry, Green, Livingston et Iguodala avaient beau tenter d’y croire, c’est finalement le MIP Pascalou puis Kawhi sur la ligne qui écriront les dernières stats de cette finale, précipitant GS vers un changement – peut-être – d’ère et Toronto vers des sommets de bonheur. Un scénario incroyable, des larmes de peine et de joie, un magnifique perdant et un fabuleux champion.

Clap de fin sur ce flashback number 63, et il fallait bien tout ça pour revenir sur cette énorme saison 2018-19. Allez, gloire aux champions et rendez-vous dans un peu moins de deux mois pour de nouvelles aventures. Ah oui, aussi, allez les Bleus.

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