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La chronique de Dirk – Episode #8 : Dirk Nowitzki à l’honneur, All-Star Dirk End en vue

Dirk Nowitzki

Le All-Star Weekend ? Je s’occupe de tout, tu s’occupes de rien.

Source image : YouTube

Avoir des quadras performants dans la Ligue, c’est rare. C’est l’heure d’apprécier les derniers moments de ces gloires du jeu, qui ont ravi les fans sur plusieurs décennies. Dirk Nowitzki fait partie de ceux-là. Il entre dans sa 21ème saison NBA, qui pourrait s’avérer être l’ultime baroud du géant. Le meilleur joueur européen de l’histoire qui vit sa dernière danse ? TrashTalk ne pouvait pas rater ça, et va vous permettre de suivre l’année de Tall Baller from the G grâce à une rubrique bimensuelle. Allez, avant d’entonner le chant du cygne, il est temps que Dirk nous régale encore quelques mois.

# RETOUR SUR SES DERNIÈRES PERFORMANCES

  • 23 janvier vs Los Angeles Clippers (victoire 106 à 98) : 10 minutes de jeu, 8 points (à 3/6 aux tirs, dont 2/4 du parking), 1 rebond, 1 block, 3 fautes
  • 26 janvier vs Detroit Pistons (victoire 106 à 101) : 10 minutes de jeu, 0 point (à 0/2 aux tirs, dont 0/1 du parking), 1 rebond, 1 assist
  • 28 janvier vs Toronto Raptors (défaite 123 à 120) : 10 minutes de jeu, 7 points (à 2/2 aux tirs, dont 2/2 du parking, 1/3 aux lancers), 3 fautes, 1 balle perdue
  • 31 janvier @ New York Knicks (victoire 114 à 90) : 12 minutes de jeu, 14 points (à 5/7 aux tirs, dont 2/3 du parking, 2/2 aux lancers), 1 faute
  • 1er février @ Detroit Pistons (défaite 93 à 89) : 13 minutes de jeu, 7 points (à 3/9 aux tirs, dont 1/5 du parking), 2 rebonds, 1 faute
  • 3 février @ Cleveland Cavaliers (victoire 111 à 98) : 9 minutes de jeu, 0 point (aucun shoot tenté), 5 rebonds, 2 fautes

Statistiques sur la saison : 21 rencontres disputées (0 fois titulaire), 10,2 minutes de jeu, 4,2 points (à 34,4% au tir dont 29,8% du parking, 81,8% aux lancers-francs), 1,8 rebond, 0,3 assist, 0,3 block, 1,3 faute, 0,2 balle perdue.

Wow, wow, wow. Il semblerait bien qu’on vienne d’assister aux deux semaines les plus prolifiques de Dirk Nowitzki cette saison. Non, on n’est pas sur du 35 points de moyenne à plus de 50% au shoot, enfin, on n’est plus dans les années 2000. Malgré tout, l’Allemand se rappelle aux bons souvenirs de son passé, et nous a offert des réminiscences de son talent, toujours intact. Six points de moyenne (en faisant deux zéros), 50% au tir, dont 46,7% de derrière l’arc, c’est Monsieur Propre (mais avec des cheveux) qui s’est présenté sur les parquets lors de la dernière quinzaine. Dix ans après sa grosse perf’ lors du MLK Day 2009 face aux Sixers, l’ailier-fort des Mavs se tape des gros kiffs en ce début d’année 2019.

Il s’est même permis de battre plusieurs de ses records en saison récemment. Il a pris cinq rebonds en neuf minutes hier soir face aux Cavaliers. Pas mal pour un gars qui ne saute plus qu’un demi-pot de yaourt. Il a également planté 14 points sur une rencontre, son deuxième match en double-figure lors de l’exercice 2018-19. Mais ces quatorze puntos ont une saveur toute particulière. Avec des pourcentages effarants, pépère a planté cette performance, devinez où… Bingo, ni plus ni moins au Madison Square Garden. La légendaire salle est réputée comme faisant la part belle aux grands joueurs, qui excellent souvent en son sein. Une preuve de plus, s’il en était besoin, que Dirk Nowitzki fait partie des très grands de ce jeu. Il a d’ailleurs reçu un superbe accueil de la part du public de la Grosse Pomme, où il a cultivé avec soin son jardin et les carottes d’un orange bien pâle d’une franchise encore plus blême.

Des perfs comme ça de la part de Dirk Diggler, on en veut tous les soirs. C’est ce qu’il aurait fallu pour aller au All-Star Game cette année. Mais logiquement, les fans, journalistes et joueurs n’ont pas sélectionné le BGG à l’Ouest. Tant pis, il profitera des festivités le dimanche soir. À moins que… à moins qu’Adam Silver, le commissionnaire, vienne mettre son petit grain de sel là-dedans.

# DIRK NOWITZKI COACH AU RISING STAR, CONTENDER DU THREE POINT CONTEST, ET PARTICIPANT AU MATCH DES ETOILES, À CE RYTHME LÀ, CE N’EST PLUS UN ALL-STAR WEEKEND, MAIS UN ALL-STAR DIRK END

Participer au All-Star Weekend, dans n’importe lequel des événements, c’est une chance. Lorsque l’on est un jeune joueur, on espère briller au Rising Star Challenge, ou bien démontrer toutes ses aptitudes physiques et techniques au Slam Dunk Contest. On souhaite également être reconnu pour ses qualités de sniper, ou bien atteindre le graal, le match des étoiles du dimanche soir. Ceux qui prennent part aux festivités sont des privilégiés. Et bien, il y a privilégié, puis il y a Dirk Nowitzki.

Bien trop âgé pour participer à la rencontre USA vs World du vendredi soir, le Wunderkind sera quand même de la partie, puisqu’il sera coach de l’équipe internationale. Un rôle somme toute très symbolique, puisque l’Allemand ne se prétend pas en capacité de prendre en charge une telle équipe sur le long terme (un jour, peut-être). En toute humilité et dérision, il décrit même son plan tactique à Zach Lowe, le journaliste d’ESPN, dans son podcast.

« Vous savez, ce que je pense, c’est qu’ils vont me donner un vrai coach de mon côté, et que tout ce que j’aurai à faire c’est traîner, profiter du moment, parler aux joueurs, apprendre à connaître les jeunes stars qui arrivent, vraiment juste être là, et je laisserais le coaching à d’autres gars. »

Kiffer l’instant, pourquoi pas prodiguer quelques conseils, et discuter, voilà le programme de vendredi soir pour Dirk Diggler. Tranquille comme coach. Pour autant, certains semblent avoir un peu de pression à être sous les ordres du futur Hall of Famer.

Bien évidemment en plaisantant, le prodige slovène demande à son coach d’un soir d’être indulgent avec lui. Tall Baller from the G, l’exemple européen de toute une génération, sera peut-être un poil plus exigeant avec son jeune coéquipier qu’avec les autres. Sur un ton mi-sérieux, mi-déconnade, Dirk nous a fait une réponse à la Dirk, en mode mentor, grand frère.

La première journée passée à chiller sur le bord du parquet, Dirk Nowitzki sera reposé, frais et dispo pour entrer sur les planches dès le lendemain. Il a été invité par la NBA, et a accepté de relever le défi. Place donc au concours de dunk à trois points pour l’Allemand, dans lequel il affrontera les frères Curry, Joe Harris, Damian Lillard et Buddy Hield. Seul intérieur présent dans le concours, il représentera les gros de la Ligue, ainsi que les joueurs du troisième âge, ainsi que les ballers lents bien que talentueux. Papy va donner du fil à retordre aux petits jeunes, ballon en main. Lorsqu’il faudra courir entre les racks, ça va moins rigoler. Ceci dit, il va gérer ça de la manière qu’il le raconte à Zach Lowe.

« Zach Lowe : ‘A quel point es-tu inquiet en ce qui concerne la minute de temps accordée pour un round ? Je pense que si l’on a plus de 40 ans, on devrait avoir 15 secondes supplémentaires.’

Dirk Nowitzki : ‘Je pense aussi. Mais je vais sprinter de rack en rack en essayant de mettre dedans. Mon shoot en lui-même est plutôt rapide, mais se déplacer entre les racks, ça risque d’être problématique.' »

Si l’on n’a pas de certitude sur le niveau de performance du Wunderkind lors du concours, on peut s’assurer d’une chose : le rack avec les ballons qui comptent double ne sera probablement pas le dernier, au cas où le temps viendrait à manquer. Moins rapide que les autres, Dirk Nowitzki va devoir faire parler son poignet et son talent de shooteur naturel pour être dans la course. Sait-on jamais, il pourrait créer la surprise et renvoyer ceux dont il est l’aîné sur les bancs de l’école.

Moment sympa et vintage qui nous attend samedi 16 février, de quoi faire kiffer les fans. Après cela, on imagine bien le BGG en récup’, avec de la glace sur les genoux, ainsi que dans son whisky. Il se voyait sans doute bien en tribunes le dimanche afin de profiter du spectacle. Mais non. Quelque chose de jamais vu en NBA s’est produit il y a quelques jours. Alors que Dwyane Wade vit sa dernière saison dans la Ligue, tout comme Dirk (à moins que…), le commissionnaire aux faux airs du professeur Farnsworth a offert une opportunité inouïe et inédite aux deux vétérans. Qui va aller kiffer et intégrer les rosters du match des étoiles ? Vince Carter Flash et son antonyme. Une grosse surprise pour le numéro 41, qui ne pensait pas pouvoir participer à la fête.

« Le commissionnaire m’a appelé ce matin [le 1er février, NDLR] en me parlant de l’idée. C’est un honneur, je suis reconnaissant qu’on nous ait demandé, à D-Wade et moi, de faire ça. Je pense que ça va être génial, bien sûr on ne va pas jouer beaucoup de minutes, je ne veux pas voler des minutes à quelqu’un pour qui les a mérité, qui a été plébiscité par les votes. »

ALERTE TOP TEN ! Vous le voyez arriver, le alley-oop pour Dirk Diggler, ou le gros dunk en contre-attaque ? Cela va être demandé par l’ensemble du public du Spectrum Center de Charlotte. Quoiqu’il en soit, l’Allemand devrait jouer quelques minutes le dimanche soir, et arroser du parking dès qu’il sera ouvert. L’opportunité est sublime, il y a de quoi être reconnaissant, surtout lorsque l’on voit à quel point la course au All-Star Game a été disputée cette année. Toujours très humble, Dirk Nowitzki va profiter de ce moment, qui vient comme une récompense de ses deux dernières décennies.

Enfin voilà voilà, pépère sera présent vendredi, samedi ET dimanche soir lors du All-Star Weekend, que l’on peut rebaptiser All-Star Dirk End pour l’occasion. Le mec va être partout, cela va être une des principales attractions du séjour en Caroline du Nord. Encore heureux que les Cowboys ne sont pas au Superbowl qui va opposer les Patriots aux Rams, sinon on lui aurait fait signer un contrat pour disputer la finale NFL, qui a lieu ce soir à Atlanta. Tall Baller from the G est un touche-à-tout du sport, et bien qu’implanté aux USA depuis de très nombreuses années, il n’en oublie pas son Allemagne natale, en témoigne son message d’encouragement à l’équipe nationale de handball qui disputait la demi-finale des championnats du monde la semaine dernière face à la Norvège. 

Malheureusement, cela n’aura pas suffi à la Mannschaft, qui finit quatrième du mondial de handball qu’elle coorganisait avec le Danemark, malgré de très bonnes statistiques sur l’ensemble de la compétition. C’est d’ailleurs l’heure de jeter un coup d’œil aux performances statistiques du Wunderkind, sur l’ensemble de sa carrière.

DIRK AU RÉVÉLATEUR DES  STATISTIQUES

Lorsque l’on joue autant de temps dans une Ligue, et que l’on a été un franchise player pendant tant d’années, on fait partie des légendes de ce jeu. Dirk est l’un des plus grands par le talent, et cela se vérifie forcément au niveau statistique. C’est ainsi que nous surveillerons tout au long de l’année sa position dans différents classements all-time.

Classement des marqueurs les plus prolifiques en carrière :

Septième avec 31 275 unités.

36 points inscrits en deux semaines, en six rencontres disputées, soit six unités par rencontre, c’est correct, et cela fait bien remonter la moyenne en saison du géant germanique. Surtout, il se rapproche encore un peu plus de Wilt Chamberlain pour la sixième place all-time de ce classement. 144 unités de retard, soit la racine carrée de 12. Allez, Dirk, ne nous fais plus attendre, pose 12 points lors de chacun de tes douze prochaines rencontres, et entre un peu plus dans la légende. De manière plus réaliste, il reste trente matchs à disputer pour Dallas cette saison. Si le MVP 2007 arrive à scorer cinq points de moyenne sur le reste de l’exercice 2018-19, il dépassera l’illustre pivot aux 100 points.

Classement du nombre de paniers réussis en carrière :

Neuvième avec 11 065 tirs réussis. 

Si la dernière quinzaine de Dirk Nowitzki a été vraiment bonne, sans doute la meilleure de l’année, il n’a malgré tout rentré que treize shoots pendant cette période. De quoi se rapprocher à 265 unités du Shaq’ oui, mais l’écart est bien trop conséquent pour que l’Allemand puisse aller se frotter au Big Cactus.

Classement du nombre de matchs disputés en carrière :

Quatrième avec 1 492 rencontres disputées.

La barre des 1 500 rencontres en carrière se rapproche à grand pas pour le géant. Il sera le quatrième homme dans l’histoire de la NBA à atteindre d’ici la fin de la saison (on l’espère) cette marque plus que symbolique. Mieux encore, John Stockton s’accroche à son podium avec 1 506 oppositions disputées dans la Grande Ligue, un total que le Wunderkind peut taper d’ici avril. Être sur le podium d’une catégorie statistique all-time, ce n’est pas donné à tout le monde.

Classement du plus grand nombre de participations au All-Star Game :

Huitième ex-aequo avec 14 participations.

Avec le cadeau qu’Adam Silver lui a offert (à lui ainsi qu’à D-Wade), Dirk Nowitzki va disputer le match des étoiles à Charlotte le 17 février prochain. De quoi porter son compteur de participations au All-Star Game à quatorze, et ainsi entrer dans le top 10 de cette catégorie statistique. C’est simple, au-dessus, il y a KAJ avec 19, Kobe avec 18, Dr J. avec 16 (NBA + ABA), puis Duncan, Garnett, Shaq et LeBron à 15, et… c’est tout. Dirk Diggler rejoint des messieurs peu connus à la barre des 14 participations : Michel Jordan, Jerry Ouest, et Charles Malone. Excusez du peu, ça vous classe un bonhomme, et ce pour l’éternité.

# LE PROGRAMME DE DIRK NOWITZKI

Deux prochaines semaines :

  • 7 février vs Charlotte Hornets
  • 9 février vs Milwaukee Bucks
  • 10 février vs Portland Trail Blazers
  • 12 février @ Houston Rockets
  • 14 février vs Miami Heat

Ce sont cinq matchs, dont un back-to-back, qui attendent Dirk Nowitzki et ses copains avant le All-Star Break. Des confrontations solides pour Dallas, qui vient de remanier son effectif avec l’arrivée notable de Kristaps Porzingis, toujours blessé. Exit Wes Matthews, Dennis Smith Jr. et DeAndre Jordan (et deux tours de Draft, quand même), bienvenue à Trey Burke, Tim Hardaway Jr. et Courtney Lee. Ces cinq confrontations vont permettre aux nouveaux arrivants de découvrir leurs coéquipiers, ainsi que le système de Rick Carlisle. La période va permettre à tout ce petit monde de travailler, avant de remettre le pied à l’étrier une fois les festivités de février terminées.

Par contre, il semblerait qu’on a légèrement lâché l’affaire du côté de Dallas pour ce qui est d’aller chercher les Playoffs. Sur le court terme, pas de Licorne sur le parquet, ce qui signifie qu’il n’y a aucun intérieur dominant dans la raquette des Mavs, après le départ de Dédé. Priorité à l’avenir, à la saison prochaine. Pas super cool pour Dirk Diggler, qui ne vivra peut-être pas l’exercice 2019-20 sous contrat. Raison de plus profiter de chaque bribe de l’ailier-fort qui nous sera offerte sur les prochaines semaines.

Ce sera probablement l’ultime rencontre entre Charlotte et le BGG qui aura lieu à l’American Airlines Center, tout comme le dernier face-à-face entre le numéro 41 et Giannis Antetokounmpo. Le meilleur joueur européen ayant joué dans cette Ligue face à la relève, le probable meilleur joueur européen actuellement, c’est à ne pas rater. Ah non, suis-je bête, il y aura une session de rattrapage pour tout le monde, puisque Dirk Nowitzki sera là, sur le parquet de Charlotte dimanche 17 février, face à un certain Greek Freak. Malgré tout, Hornets et Bucks vont se rajouter aux Hawks, Raptors, Lakers, Knicks, Pistons et Celtics sur la liste des franchises que le Wunderkind n’affrontera possiblement plus jamais. Bonjour tristesse.

Avant de penser aux mouchoirs, à s’enfermer dans le noir pendant des jours pour digérer une éventuelle retraite, c’est l’heure de profiter, et ce plus que jamais pendant ce mois de février, où Dirk Nowitzki est en forme. Il va aller tout péter lors du All-Star Weekend de Charlotte (sauf ses chevilles et genoux s’il vous plaît, il en a encore besoin quelques temps). On continue à prendre son pied comme jamais, c’est encore loin d’être fini, auf wiedersehen, à dans deux semaines. 

Sources texte : ESPN, Twitter/@luka7doncic, Twitter/@swish41

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