Mavericks

Dirk Nowitzki dans son jardin au Madison : acclamé à chaque panier, le Grand Blond est chez lui à NYC

Dirk Nowitzki

Quand tu en arrives là, tu sais que tu as eu une belle carrière.

Source image : NBA League Pass

Les adversaires se succèdent sur le parquet du Madison Square Garden et les records n’arrêtent pas de tomber. Career-high pour James Harden il y a huit jours, season-high pour un Dirk Nowitzki accueilli en roi, hier, à la Mecque du basketball.

Actuellement dans sa 21ème et probablement son ultime saison NBA, Dirk Nowitzki savoure chaque minute que Rick Carlisle lui accorde sur les planches. Pas aussi planifiée que la retraite de Kobe Bryant il y a quelques années, l’Allemand n’est pas du genre à tirer la couverture pour lui. Il sera toujours temps de lui envoyer ses vidéos d’hommage quand il sirotera un pils dans son canapé rembourré mais pour l’heure il n’est pas encore question de sortir les mouchoirs. Néanmoins, ça n’empêche pas le public de lui témoigner tout son amour tant qu’il est encore temps. Après de nouveaux pépins physiques totalement compréhensibles à son âge avancé – 75 piges, ça commence à faire pour jouer au basket et il pourrait presque postuler pour reprendre le rôle Uncle Drew sans le maquillage – Dirkules a fait son grand retour à la mi-décembre. Pas du genre à forcer, il se contente d’un rôle en bout de banc et de minutes avec la second unit et dans le garbage time. De quoi rendre humble un certain invité du MSG il y a quelques jours mais là n’est pas le sujet. Car en faisant sa rentrée sur le terrain à un peu moins de trois minutes de la fin du premier quart-temps, c’est une véritable standing ovation qui accueille le septième meilleur scoreur de tous les temps à un peu plus de 2000 kilomètres de son royaume à Dallas. Un hommage totalement mérité pour le joueur européen le plus dominant de l’histoire de la Grande Ligue et le père spirituel de Kristaps Porzingis. Mais le meilleur reste à venir pour le mythique numéro 41 qui fait comprendre sur un pick-and-pop anodin derrière l’arc qu’il est chez lui sur la Cinquième Avenue.

Les bras se lèvent et le public s’enflamme comme si les locaux venaient de remporter un match au buzzer, comme s’ils voulaient prendre part à un petit bout d’histoire au milieu de la saison bien morose de leurs Knicks adorés. Bien sûr, les fans allemands et les touristes arborent fièrement les maillots de Dallas dans les tribunes mais on sent un véritable consensus autour de cette légende du jeu qui va bientôt sortir en toute discrétion à la manière d’un Tim Duncan par exemple. Chaque nouvelle ficelle du MVP des Finales 2011 déclenche un petit feu d’artifices en tribune et le score devient anecdotique. Boosté par ces encouragements et peu dérangé par une défense new-yorkais amorphe – il faut bien le dire -, Dirkules enchaîne les petits one-leg fadeways dont il a le secret pour faire grimper l’écart. Auteur des deux derniers points de son équipe, il s’offre ainsi un nouveau season-high avec 14 points à 5/7 au tir dont 2/3 du parking et le compteur de décibels qui s’envole au-dessus des 100 à chaque fois qu’il touche un ballon. Une soirée parfaite où il a même pu lâcher le sonotone pour kiffer pleinement du moment.

Personne n’est prêt à dire adieu à Dirk Nowitzki à moins de trois mois de la fin de la saison régulière. Les tickets du dernier match des Mavericks à l’American Airlines Center se revendent à prix d’or sur le marché noir car tout le monde veut pouvoir dire au revoir proprement à cet immense monsieur. En tout cas, New York n’a pas raté l’occasion de saluer le gamin de Wurtzbourg.

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