Suns

Les Suns auraient pu choper un meneur talentueux à la Draft 2018 : c’était sans compter sur le pif du proprio

Robert Sarver

Admirez ce regard vif et pertinent sur les besoins de sa franchise.

Source image : Youtube / ESPN

Promis, nous ne laisserons pas se passer un jour cette saison sans saisir une occasion de se marrer de la situation des Suns. Le pire c’est que ce n’est presque pas voulu mais, en ce moment, à chaque jour sa news cadeau servie sur un plateau. Et cette saison, le roster rend hommage au désert de l’Arizona sur le poste de meneur, avec le seul Okobo en cactus en dernière trace de vie et d’espoir futur. On vous a raconté la fois où Phoenix aurait dû récupérer Shai Gilgeous-Alexander à la dernière Draft ?

Isaiah Canaan coupé pour le bien de tous (et surtout celui des fans), Élie Okobo encore en pleine adaptation au niveau NBA et le plan Booker-meneur qui tourne court après sa blessure : les Suns se retrouvent un peu à poil sur le rôle clé du poste 1. Et, par pitié, ne nous vendez pas le jeune De’Anthony Melton comme un game changer après ses belles performances récentes. Bien évidemment, c’est loin d’être le seul problème de la franchise. En même temps, quand on est le dernier incontestable de la Ligue avec un bilan de 5 victoires pour 24 défaites et qu’on squatte les bas-fonds des classements offensifs et défensifs, difficile d’espérer mieux. Trust the Tanking. Ils ont beau avoir essayé de nous empêcher d’en parler en gagnant la nuit dernière contre Dallas, personne n’a oublié la récente série de 10 défaites consécutives et les trashtalkers présents au Flow ne leur pardonneront jamais la purge connue contre les Lakers : tout le monde a vomi mais personne n’avait le mal de mer sur la péniche. Allez, comme ça faisait longtemps, on vous propose un petit « what if » : et si Phoenix avait pu sélectionner un fort meneur à la dernière Draft, du style, au hasard, de Shai Gilgeous-Alexander ? Vous vous en doutez, on ne sort pas le rookie des Clippers de nulle part ou du simple fait de ses bonnes performances (10,7 points, 3,3 rebonds et 2,9 passes à 48,3% de réussite). On le mentionne parce que, selon Bob Young de The Athletic, était le plan initial du management des Suns.

« Il est intéressant de noter que les Suns ne serait pas dans cette situation si, selon certaines sources, Robert Sarver n’était pas passé au-dessus de son general manager, Ryan McDonough, le soir de la Draft. […] McDonough aurait prévu de monter un package avec le pick obtenu des Milwaukee Bucks et un joueur sélectionné en 16ème position pour remonter et pouvoir récupérer Shai Gilgeous-Alexander, meneur de Kentucky. […] Quand Philadelphie a proposé les droits de Mikal Bridges pour ceux de Zhaire Smith et le premier tour 2021 non-protégé obtenu de Miami, Sarver a poussé pour que ce deal se fasse. Donc les Suns sont remontés de six positions pour ajouter un quatrième ailier à leur roster. »

Le pif légendaire des propriétaires NBA. C’est rarement une bonne idée de céder aux caprices du grand boss. Alors oui, c’est facile de la ramener après coup, en sachant leur situation actuelle, pour tailler ce choix. Mais on ne pense clairement pas abuser en disant qu’il ne fallait pas être une lumière pour percevoir que les Suns avaient bien plus besoin d’un haut choix à la mène qu’à l’aile, surtout avec l’arrivée d’un Trevor Ariza et un Josh Jackson qui n’avait pas encore débuté son CAP Maçon. Et encore, on ne parle pas du choix de ne pas refiler le pick des Bucks car, après tout, qui pouvait anticiper que Giannis allait continuer de fracasser tout le monde sous Budenholzer ? Ok, vous pouvez tous baisser les mains… Il est important de le préciser, parce que l’on sait que quelques filous vont venir le mentionner, et ils auront raison : il ne faut pas tomber dans la comparaison entre Gilgeous et Mikal Bridges et il ne s’agit pas de dire que ce dernier est un mauvais choix. Des stats sobres (7,4 points et 2,3 rebonds en 23 minutes) certes, mais le natif de Philly, étonnamment tradé par les Sixers, montre surtout une belle activité et prouve qu’il est prêt pour la NBA. C’est ça le problème : lui est prêt, mais Phoenix absolument pas, difficile de se développer dans ces conditions… Aucune remise en question de son talent donc, mais un gros face-palm face à la décision des Suns et la manière dont elle a été prise. En fait, si l’on faisait un classement des décisionnaires NBA, retrouverait-on encore Chicago et Phoenix tanker ?

Beaucoup de choses sont déterminées par les choix qui sont faits le soir de la Draft. Celui de Robert Sarver n’a sûrement pas aidé sa franchise à remonter la pente cette saison. On ne lui en veut pas trop, on le remercie même de nous surprendre chaque jour. Pas sûr que les fans des Suns pensent la même chose, eux qui ne sont pas passés bien loin de voir un trio Booker-Shai-Ayton pour amorcer une reconstruction. La lose jusque dans les bureaux…

Source texte : The Athletic

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