Heat

Le Heat est dans le dur mais ne tanke pas : faudrait pas pousser Mémé Riley dans les orties

Pat Riley

Là, il pense à comment il va éliminer celui qui lui a posé la question.

Source image : youtube

Ces deux dernières années au Miami Heat, les débuts de saison sont compliqués. Malgré l’émergence d’un Josh Richardson et une équipe inchangée par rapport à celle qui a goûté aux Playoffs 2018, cette saison ne fait pas exception avec un bilan de 12 victoires pour 16 défaites et une neuvième place plutôt décevante. Alors Pat’, on tanke pour relancer la machine ? Pas question.

Les vacances durent toujours un peu plus longtemps du côté de Miami Beach. Pas de bol pour le Heat, la saison NBA débute dès octobre. Pourtant, en deuxième moitié de saison régulière l’an passé, ils s’étaient imposés dans la classe des équipes le plus relous à aller taper. Désormais en panne d’inspiration offensive (25èmes au rating), les Heatles galèrent. Sans être mauvais, les joueur de coach Spoelstra sont peu enthousiasmants. Miami Heat et Stade Rennais, même combat : un niveau pas dégueu mais on se fait chier. Ceci dit, ils n’ont pas été beaucoup aidés : Goran Dragic, Hassan Whiteside, James Johnson, Dion Waiters et surtout Josh Richardson ont chacun manqué des matchs. Et pour une équipe qui s’appuie sur un groupe homogène, sans véritable superstar, chaque rouage absent déstabilise toute la machine. Simple constat : le Heat doit passer un step s’il veut être compétitif. Un bon vieux tanking pour récupérer un bon prospect ? Pat’ Riley ne veut pas en entendre parler, et Eric Spoelstra, qui s’exprimait dans Sports Illustrated, non plus :

« Le sport professionnel ne devrait s’intéresser qu’à cela : être compétitif tous les soirs, essayer de gagner et pas l’inverse. Évidemment, vous n’avez pas chaque année des chances réalistes de titre. Depuis que je travaille pour Pat’, cela a toujours été la même directive. Pour moi, tout est clair, il faut se concentrer sur ce qui est important : tout le reste, c’est de la merde. […] Nous sommes dans les équipes qui ont eu un succès constant au cours des 24 dernières années. Les équipes qui tankent, je ne sais pas où elles sont. […] Si vous essayez de trouver une nouvelle voie sans chercher d’excuses, vous trouverez différents sentiers. Il n’y a pas qu’un seul chemin pour remonter. »

Le tanking n’est pas d’actualité dans une franchise qui a pour habitude de se battre peu importe les moyens. D’autant que la méforme actuelle n’est pas non plus irrattrapable et que le run habituel en seconde partie de saison pourra amplement compenser ce départ. Si le Miami Heat veut passer un cap, il passera donc probablement par d’autres chemins, notamment par des trades ou la free agency. Concernant les échanges, la franchise a du matos et Pat Riley pour mettre quelques carottes à quelques front office adverses. Et pour la prochaine free agency et son lot de superstars disponibles, le gros marché de Floride, le soleil et les boites de Miami sont autant d’arguments pour aller choper un beau poisson. Avant ça, il faudra faire un peu de ménage dans la sixième masse salariale de la Ligue. Pat’ Riley préchauffe, attention au moment il va prendre feu…

Pas de panique au Miami Heat, encore moins d’opération tanking. Ce n’est pas le genre de la maison et ce n’est pas prêt de changer. Et ne posez plus la question à Pat’, sinon on n’est pas à l’abri de le voir traumatiser la Ligue avec un blockbuster trade que personne n’avait vu venir.

Source texte : Sports Illustrated

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


To Top