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Les Sixers remportent le marathon de la nuit face à Charlotte : 133-132, dont 245 lancers pour un monstrueux Joel Embiid

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Source image : NBA League Pass

Si on avait su que ce Hornets-Sixers serait aussi dingue, on n’aurait peut-être pas passé la moitié de notre nuit devant… Magic-Wizards. Oui mais voilà, fallait bien des billes pour tailler les bolosses de DC, et fallait aussi qu’on surveille notre pick TTFL, et puis merde le mode multi-écran du League Pass n’est pas fait pour décorer. Mais revenons immédiatement à nos moutons car c’est un vrai thriller qui a eu lieu cette nuit au Wells Fargo Center, avec tout ce qu’il fallait de héros, de figurants, de victimes et de retournements de situation. Allez, pop-corn.

Deux écoles deux ambiances pour ce Sixers-Hornets. D’un côté un roster porté par deux – déjà – immenses stars et qui capitalise sur leur talent pour gagner des matchs malgré un fonds de jeu un peu inexistant, et de l’autre un groupe auquel on promettait quelques difficultés mais qui s’en sort pour l’instant pas mal grâce à un Kemba Walker en feu, un banc solide et un coaching intelligent. Oui, on sent la marque Spurs chez ces Frelons 18/19, et c’est peut-être bien ça qui permettra aux hommes de Don Borrego de s’en sortir cette saison. Pour cette fois les Hornets auront malheureusement échoué à quelques millimètres d’une nouvelle performance notable, la faute notamment à un animal nommé Joel Embiid…

Mais reprenons les choses dans l’ordre. Un début de match équilibré, puis les Sixers qui mettent le pied sur l’accélérateur, merci Dario Saric qui confirme qu’il est bel et bien le baromètre de son équipe. Ben Simmons semble enfin revenu aux affaires, Joel Embiid est ultra-dominant dessous, juste assez pour poser un petit écart face à une équipe qui voit Kemba Walker les abandonner puisque le meneur de Charlotte casse la planche sur quasiment tous ses tirs. On se dit alors que les Sixers vont se diriger vers une victoire facile à la maison, mais quelque chose dans l’air parcoure alors l’atmosphère de Pennsylvanie. Kemba Walker se met enfin à assumer son statut de deuxième meilleur marqueur de la Ligue, les Sixers reprennent leur opération chacun son tour on fonce dans le tas et voient leur présumée victime leur revenir sur les talons. Le moment choisi par Kemba et Joel pour se livrer un vrai duel de franchise players, se répondant coups sur coups dans un money time qui nous cloue alors dans le fond de notre fauteuil. Gros trois de Jojo, slalom pour Kembaba, le score qui fait du yoyo et une prolongation qui tombera finalement comme une sacrée bonne nouvelle pour nos mirettes ébahies. Un overtime qui sera finalement géré plus solidement par les locaux grâce à l’utilisation sans filtre du pivot camerounais, qui ponctuera sur ces cinq minutes une nouvelle soirée incroyable…

42 points à 11/18 au tir dont 1/2 du parking et 19/22 aux lancers, 18 rebonds, 4 passes et 4 contres en 39 minutes

Une démo. Fouiny Babe chantait jadis qui peut me stopper et c’est réellement la question que l’on se pose devant certains matchs du Process de Philly. Alors oui, on pourra toujours arguer que les coups de sifflet vont parfois dans son sens – on pense par exemple à un marcher évident dans le money time ou les 22 lancers accordés à la bête – mais Joel Embiid est aujourd’hui une superstar et bénéficie quelque part des avantages inhérents à son statut. Mais pour en revenir au basket… Pfiou… Ils y seront tous passés, sans réussite bien sûr. Le plus proche de freiner un tant soit peut Jojo cette nuit ? Ce bon vieux Cody Zeller, sosie moche de Dawson renvoyé dans ses 22 par le pivot star aussi souvent que Joey Potter rembarrait le blondinet quand il lui déblatérait des poèmes fragiles. Chaque prise de position finira sur la ligne de réparation, et le zouave y est plutôt adroit, et tous les défenseurs passés sur la bête termineront leur soirée dans un état d’épuisement total, laissant leur bourreau se rapprocher au final de son career high à 46 tapé il y a à peu près un an face aux Lakers. Un 133-132 plus tard les Sixers sont désormais à 8-5 et propriétaire d’un bilan un peu plus raccord aux ambitions locales, alors que les Frelons voient leur bilan revenir à l’équilibre (6-6), tout en pouvant être confiants pour la suite des évènements. Pas forcément le cas d’ailleurs pour… Nicolas Batum, benché une grande partie de la soirée et qui va peut-être commencer à se faire un peu de souci pour ses minutes.

Mais ce matin ce sont bien les Sixers qui font la une, et principalement le phénomène qui leur sert de pivot. Il vient de loin, et vu son teint, il doit faire les choses bien, mais qui peut le stopper ?

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