Bucks

Giannis Antetokounmpo : un millionnaire qui n’oublie pas d’où il vient

Giannis Antetokounmpo

Même s’il devient MVP un jour, le Greek Freak sait d’où il vient.

Source image : YouTube

Sélectionné pour disputer le deuxième All-Star Game de sa jeune carrière, à 23 ans, Giannis Antetokounmpo est l’une des stars montantes de la NBA et représente déjà le futur de la Ligue. Mais tous ces succès et compliments ne lui montent pas à la tête et le Grec n’a pas oublié d’où il venait. Alors quand il s’agit de jouer un match entre millionnaires qui compte pour du beurre, le Greek Freak fait semblant de se boucher les oreilles et se prépare comme s’il c’était le Game 7 des Finales.

Malgré son nouveau statut de star interplanétaire, probablement l’un des dix meilleurs basketteurs au monde actuellement, Giannis est resté simple. Alors en novembre 2017, quand des fans lui réclament un autographe à la sortie d’un entraînement collectif sur le campus de Berkeley, il prend le temps de signer ce qu’on lui tend avant de remonter dans le bus de l’équipe. Lorsqu’un coéquipier lui demande pourquoi il fait ça, sachant très bien que sa dédicace se retrouverait sûrement en vente sur eBay avant qu’il n’ait rejoint son hôtel, sa réponse est directe selon ESPN.

« Je les ai signés parce que j’avais l’habitude d’être à leur place. On ne peut pas oublier d’où l’on vient. Je sais qu’ils vont aller les revendre, mais je me suis trouvé dans cette même situation et j’étais ce petit garçon qui vendait dans la rue. Avec tout ce que nous avons traversé, ma famille et moi, je ne peux que rester humble. Même maintenant, peu importe si j’ai un contrat à 100 millions de dollars et un autre à 100 millions de dollars avec Nike, c’est la manière dont on m’a élevé et je ne vais pas changer. »

Avant de devenir le leader des Bucks et de représenter l’avenir de la meilleure ligue de basket au monde (c’est Magic qui le dit et on est tenté de le croire pour une fois), Giannis a vécu la misère dans le quartier Sepolia de la capitale grecque, si bien qu’il n’était pas certain d’avoir à manger tous les jours. Fils d’immigrés nigérians et membre d’une fratrie de cinq enfants, le double All-Star n’a pas toujours brassé des millions et squatté les hôtels cinq étoiles. Il connait la vraie valeur des choses plus que quiconque et rien ne changera ça.

« J’étais jeune. Je vendais des bibelots dans la rue depuis mes six ou sept ans. J’étais tout le temps en train d’aider ma mère et mon père à vendre des montres, des lunettes, des CD, des DVD, des trucs comme ça. Tout ce que nous pouvions trouver. J’ai fait ça jusqu’à mes 17 ans. Mais je le faisais parce que c’était nécessaire. Il n’y avait pas d’autre option. Si nous ne vendions pas un jour, nous n’avions pas à manger. Ou si nous avions vendu un petit peu, il fallait réfléchir pour savoir si nous allions payer le loyer ou acheter de la nourriture. Ce n’était pas facile. Et ce n’était pas il y a si longtemps. C’était encore mon quotidien il y a cinq ou six ans, ce n’est pas facile à oublier. Pourtant, ces moments étaient magnifiques. Traverser autant de misère et voir que ma famille vit bien aujourd’hui, c’est incroyable. Je me rappelle ces moments et je suis heureux d’avoir traversé ça. »

Alors au moment de se préparer pour ce week-end festif où l’on ne peut pas vraiment parler de compétition, le Greek Freak a surpris ses coéquipiers en abordant ce All-Star Game comme un match de Playoffs. L’année dernière, il semblait le seul à prendre la rencontre sérieusement en défendant tout terrain dans le match le plus prolifique de l’histoire du All-Star Game (374 points cumulés). Désolé de casser l’ambiance, Giannis ne sait pas faire semblant et répétait sa routine d’échauffement dès samedi sous le regard amusé de Mike D’Antoni qui ironisait pour savoir si l’ailier savait que ce n’était pas un vrai entraînement. Le Grec est le meilleur allié de la NBA qui a justement augmenté les primes pour chaque joueur (100 000 dollars pour les joueurs de l’équipe vainqueur, 25 000 pour les autres) afin de rehausser l’intérêt des acteurs pour cette rencontre et de lui redonner un peu de crédibilité auprès du public. Chacun son fuel, mais celui de Giannis n’est certainement pas financier. Extrêmement marqué par le décès de son père au mois de septembre, il connait ses priorités dans la vie. Après tant d’années de galère avec sa famille, le simple fait de pouvoir vivre auprès de ses proches dans un contexte relativement stable lui suffit.

« Beaucoup de gens savent qui je suis maintenant. Ils veulent un peu de moi, un peu de mon temps. Mais en fin de compte, je dois me rappeler qui je suis. Pour quelle raison je joue au basket ? Je joue parce que j’aime ça, je joue pour ma famille et c’est tout. Je ne joue pas pour l’argent, je ne joue pas pour la célébrité. Je joue parce que j’aime ça et je joue pour ma famille parce que ma famille aime ça. »

A 23 ans, le Greek Freak semble avoir la tête bien vissée sur les épaules. Prêt à relever de nouveaux défis comme emmener les Bucks le plus loin possible en Playoffs et soulever son premier trophée de MVP. Avec un caractère comme celui-là, on ne peut que valider en tout cas.

Source texte : ESPN

Les visiteurs ont tapé :

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


To Top