Old-School

Flashback spécial Noël : quand Larry Bird lâchait son « Merry Fu***ng Christmas » à Chuck Person

Larry Bird 1986 MVP

L’une des plus belles punchlines all-time, tout simplement.

source image : youtube

Le NBA Christmas Day regorge d’histoires toutes aussi loufoques les unes que les autres mais celle-là est peut-être bien la plus fun à raconter, notamment pour un média ayant choisi le trashtalking comme colonne vertébrale. Retour en 1990, on triche un peu car nous sommes au lendemain de Noël, mais Larry Bird va alors nous lâcher l’une des plus belles punchlines all-time. Un régal, un délire.

Lorsque les Celtics se déplacent dans l’Indiana en ce 26 décembre 1990, c’est un bilan de 23-4 qui accompagne Boston. Reggie Miller, Detlef Schrempf ou encore Chuck Person ont beau envoyer du bois tous les soirs, pas sûr que tout ça ne fasse le poids face à Larry Legend, Robert Parish et Kevin McHale. Connu pour être l’un des trashtalkeurs les plus jackass de la Ligue cette année-là, Chuck Person aka The Rifleman (le sniper) se charge alors de mettre le bidon d’huile sur le barbeuk en déclarant qu’il allait « chasser de l’oiseau ». Bird, oiseau, sniper, chasser, pas besoin de vous faire un dessin. Une belle inspiration de Chuck mais un détail omis dans son plan de bataille : pas sûr que défier Larry Bird sur le terrain du trashtalking ne soit une très bonne idée, le redneck étant tout simplement l’une des plus grandes gueules de l’histoire de notre sport, et de surcroît l’un de ceux qui assumait le plus ses paroles sur le terrain. On se souvient tous de ces joutes mémorables avec Michael Jordan et Magic ou de sa victoire annoncée au concours de tirs du All-Star Game, et l’Oiseau va tout simplement nous lâcher ce soir-là l’un des plus beaux uppercuts parlé de l’histoire.

Dès l’échauffement, Larry chauffe et annonce à Chuck Person qu’il lui a réservé un cadeau. Ambiance. Le Marquet Square Arena d’Indianapolis sent l’odeur de la poudre monter jusqu’au plafond de la salle et le cadeau ne traînera pas à être déposé sous le sapin. Après un gros trois rentré juste devant le banc des Pacers, Larry Legend se retourne, fixe son ennemi droit dans les yeux avant de lui lâcher la bombe de la nuit :

Merry fu***ng christmas !

Game over, l’oiseau vient de buter le chasseur. Score final ? 152-132, pour les Celtics évidemment. Les stats de Larry Bird ce soir-là ? Un petit 22/7/12 des familles, tandis que Chuck Person n’aura jamais aussi bien porté son nom avec dix points et un fusil enrayé.

Voilà le genre de souvenir qu’était capable de laisser Larry Bird. Le mec t’annonce qu’il va te bouffer, il te bouffe, puis il te recrache pour te marcher dessus. Une vraie bête de trashtalking, qui assumait toujours ses paroles et le plus souvent avec le sourire de la bête à qui il reste des bouts de chair entre les dents. Désolé Chuck Person, mais la prochaine fois faudra penser à faire une étude de marché avant de l’ouvrir. Et joyeux Noël hein.

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