Cavaliers

Les Cavs perdent encore à la maison : cette fois, c’est Atlanta qui est venu faire sa mixtape dans la Q

Cavs lebron
Source image : NBA League Pass

Vainqueurs à Washington ce vendredi, les Cavs devaient forcément doubler la mise en rentrant à la maison pour jouer les Hawks, n’est-ce pas ? Faux. LeBron et ses boys se sont inclinés contre Atlanta, 117 à 115. Ou comment effacer un bel effort en 48h.

Il n’aura fallu que deux jours pour réinstaller un climat tendu dans le vestiaire de Tyronn Lue. Non pas que la victoire chez les Wizards fût un nettoyeur intégral d’emmerdes du côté de Cleveland, mais disons simplement que la performance monstre de LBJ avait apaisé de nombreux esprits. Et puis, avec la réception des Hawks dimanche soir, on pouvait entrevoir un début de série de victoires. Dennis Schröder et ses potes restaient sur 8 défaites de suite, pas cette fois que ça allait changer. Et bien… si. Si, finalement, c’est bien chez Dwyane Wade que le meneur allemand mènera les siens vers la gagne, prenant quasiment 20 points d’avance dans le troisième quart avant de tenir avec deux narines au-dessus de la surface dans les derniers instants de la rencontre. Wade justement, était en feu en première période, un des seuls Cavs à littéralement faire son job. Kyle Korver était également solide aux côtés de Flash, mais le duo ne pouvait ralentir la fougue des visiteurs. Un John Collins intraitable sous les arceaux, un Isaiah Taylor toujours aussi incisif, les bombes de Luke Babbitt du parking, avec le ciment posé par Dewayne Dedmon, Kent Bazemore et Taurean Prince, les jeunes Hawks prenaient un malin plaisir à disséquer la poreuse défense adverse. Profitant parfaitement du match de toréador de Derrick Rose, le petit Schröder mettait surtout sa franchise sur ses épaules dans le money-time, scorant à outrance sur pénétration pendant que les mains de ses coéquipiers commençaient à suer. Face au comeback des Cavs, il fallait bien ça pour l’emporter.

Car oui, comeback il y a bien eu, mais victoire il n’y a pas eu au finish. Devant un public choqué de voir une équipe clairement moins talentueuse se balader dans leur arène, les hommes de Tyronn Lue se voyaient bien voler la rencontre au buzzer mais les ultimes tentatives étaient un reflet assez saisissant du début de saison de Cleveland : trop court. Trop court, comme le shoot de Channing Frye à trois-points, catapulté sur le terrain depuis l’absence de Tristan Thompson. Trop court, comme le putback de Wade suite à ce tir raté, l’arrière ayant réussi ce type de finition des milliers de fois dans sa carrière. Trop court, comme le rendement physique de LeBron, qui ne pouvait activer son mode bulldozer comme à Washington l’avant-veille. Et trop court, comme le temps de concentration global des Cavs sur cette rencontre, le retour se faisant tardivement et donc provoquant cette nouvelle défaite à la maison. Le répit n’aura finalement duré que deux jours à Cleveland, et la suite pourrait être désastreuse si ce groupe ne se reprend pas. Car s’incliner contre Atlanta, New York ou Indiana c’est une chose, mais jouer les Bucks, puis à Houston et ensuite trois autres matchs à l’extérieur, c’en est une autre. Oui, les Cavs ont loupé une grande occasion de s’offrir un peu d’air, eux qui vont devoir offrir une bien meilleure performance collective s’ils souhaitent éviter d’en prendre 150 par leurs deux prochains adversaires. Après la soirée incroyable de LeBron ce vendredi, l’expression « l’arbre qui cache la forêt » était avancée avec timidité. Aujourd’hui, elle a plus de sens que jamais.

Faut-il que LeBron claque entre 40 et 60 points tous les soirs pour que les Cavs l’emportent ? On ne pensait pas dire ça en 2017 mais nous y sommes. Et vu le programme qui attend le King, va falloir ressortir le mode Washington, sous peine de vivre de nouvelles soirées déprimantes, à domicile comme en déplacement.

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1 Comment

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  1. Ladim

    6 novembre 2017 à 10 h 53 min at 10 h 53 min

    L’omnipresence de Lebron dans l’institustion des cavs aujourd’hui, on peut même parler d’omnipotence tant il participe au choix des joueurs le roster(Rose, wade, korver) et aussi le placement je joueurs(love poster 5) a mené les cacs dans leur situation actuelle. Si l’on compare au celtics ou même au Warriors, l’instition est au dessus des joueurs et leur roster est parfaitement cohérent, spacing, complémentarité, et surtout un coach qui a un vrai QI basket

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