Cavaliers

Cedi Osman rejoint l’écurie des Cavs : un vent de fraîcheur souffle sur l’Ohio

Cedi Osman

Quand tu dois défendre Gérard à l’entrainement.

Source : Youtube / INR TV

C’est fait, enfin. Les Cavs recrutent du sang neuf dans la maison de retraite. A tout juste 22 ans, le jeune Turc Cedi Osman fait le grand saut depuis l’EuroLeague jusqu’aux parquet NBA. Seul et unique rookie de la franchise cet été, le joueur empochera 8,3 millions sur les trois prochaines saisons. 

Cleveland n’a clairement pas réussi l’intersaison rêvée : Carmelo Anthony, Jimmy Butler et Paul George sont toujours portés disparus. La moyenne d’âge de la rotation reste à 46 ans et le bateau avance toujours sans commandant depuis le départ de David Griffin le 19 juin dernier. C’est à se demander à quel jeu Cleveland a joué cet été ? Tandis que les Warriors se sont renforcés en prolongeant leurs joueurs clés – Kevin Durant, Stephen Curry, Shaun Livingston, Zaza Pachulia et David West – et en attirant des gâchettes comme Nick Young et Omri Casspi, les Cavs n’avaient pour l’instant que récupéré Jose Calderon et Jeff Green. Un petit nouveau vient apporter sa fougue et sa jeunesse dans l’Ohio, un certain Cedi Osman. Arrière du Anadolu Efes depuis 2013, la petite pépite a fait ses gammes en Europe avant de faire le grand saut vers les Etats-Unis. Son talent et sa marge de progression ne sont plus à présenter : en 2014, le turc gagne le Championnat d’Europe des moins de vingt ans avec la sélection et est élu meilleur joueur de la compétition. Drafté en 2015 par les Wolves à la 31ème place, il est finalement échangé à Cleveland qui récupère ses droits dans un deal avec Tyus Jones. Osman s’est exprimé sur beIN Sports Turquie est a annoncé être enfin prêt à franchir le cap outre atlantique.

Financièrement, les Cavs sont aux pâquerettes. Jamal Crawford était pressenti pour récupérer le spot laissé vacant par la non-prolongation du vétéran James Jones, cependant un désaccord financier a fait capoter la transaction. Tandis que le briseur de cheville le plus connu de Seattle réclamait 5,2 millions de dollar la saison, la direction ne pouvait lui offrir qu’un contrat vétéran. Choisir Cedi Osman, c’est évidemment faire le pari de l’avenir pour Cleveland, qui doit commencer à penser sur le moyen-long terme. Grand espoir du basket européen, le turc tournait à 6,6 points et 2,8 rebonds en EuroLeague avec l’Anadolu Efes cette saison. Il aura de l’énergie à revendre en octobre pour la reprise de la NBA puisqu’il participe à l’Euro cet été avec sa sélection nationale. Son arrivée pousse encore un peu plus Cleveland dans le rouge en matière de Luxury Tax. Épauler LeBron, c’est avoir un banquier à l’écoute, disponible et généreux. Ou aveugle enfaîte. La franchise va devoir débourser près de 70 millions de dollars de taxes pou la saison 2017-2018. Il convient d’ajouter que cette dernière va devoir payer un peu moins d’un million de dollar pour racheter le buyout du joueur. Les dépenses c’est comme l’alcool, quand y’en a plus, y’en a encore.

Enfin un peu de nouveauté côté Cavs. Cedi Osman n’aura pas un impact immédiat sur la franchise, cependant le joueur peut apporter sa touche et s’installer dans la rotation de l’équipe. Si Tyron Lue l’utilise à bon escient, on vous parie que l’arrière va filoche doucement mais surement au fil des saisons. Bravo garçon mais attention, le plus dur n’est pas de rentrer en NBA, mais bien d’y faire son nid.

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


To Top