Jeux Olympiques

Pau Gasol se donne une année pour réfléchir à son avenir avec la Roja : stop ou encore, le corps tranchera

Pau Gasol

Pau Gasol va se donner une année pour réfléchir à son avenir sous le maillot espagnol. S’il se réengage, il devrait continuer jusqu’aux prochains J.O., en 2020. Il aura alors 40 ans, et l’investissement de temps est très important…

Pau Gasol a encore une fois de plus prouvé qu’il était le meilleur intérieur – voire le meilleur joueur – européen sur ces Jeux Olympiques. A 36 ans, et avec un palmarès international interminable, la question de la retraite est posée par les journalistes. Le meilleur adversaire de la France à encore une médaille de bronze a aller chercher et se donne un an pour y réfléchir.

Je pense toujours que ça va être ma dernière année, à la fois en sélection nationale et en NBA. J’aime ce sport et j’aime continuer à jouer au meilleur niveau. Plus je vieillis et plus ça va être compliqué pour moi de revenir et de jouer à un bon niveau. J’aurai 40 ans aux prochains Jeux Olympiques et j’ai déjà participé à de nombreux matchs pendant de nombreuses années. Pendant la saison prochaine, j’évaluerai comme je me sens et si je jouerai avec l’équipe nationale ou non. Les choses peuvent changer très rapidement.

Pau Gasol se donne donc une année pour se décider au sujet de sa retraite internationale. Son choix ne devrait pas être influencé par son niveau côté parquet, puisqu’il a de nouveau envoyé 17 points et 8,7 rebonds par matchs à Rio. En NBA, même constat, l’Espagnol s’est relancé sur ces deux années à Chicago avec deux sélections au All-Star Game pour plus de 17 points, 11 rebonds, 3 passes et 2 contres. Alors oui, la légende n’est plus aussi mobile que dans ses jeunes années, mais il est un « papy » comme on en fait peu, toujours aussi intenable en attaque. En plus, Pau débarque à San Antonio à la rentrée et ce n’est pas le système de rotation de Popovich qui va lui faire tirer sur l’organisme. Si Pop voit un signe de fatigue, c’est direction banc, même si c’est un match à la télévision nationale, même si c’est pour la 1ère place de la Conférence, ou même s’il n’a que les gars du fond du banc à faire jouer. S’il faut l’économiser, l’entraîneur lui fera enfiler son costard, de gré ou de force. De plus, la pression mentale devrait être réduite : San Antonio est un havre de stabilité, qui échappe aux tempêtes médiatiques, au contraire de Los Angeles ou de Chicago. Gasol va avoir des tirs, jouer peu et remporter une bonne pelleté de victoires. En bref, il devrait vivre une saison plutôt tranquille, avant de passer aux choses sérieuses en avril.

Gasol semble ainsi dans les parfaites conditions pour poursuivre sa carrière. Cependant l’investissement est grand quand il s’agit de la sélection nationale, qui occupe les étés, avec des retombées financières négligeables pour un joueur NBA. S’il vient, c’est par amour du maillot. Comme Tony Parker et beaucoup d’autres, l’Espagnol pense en terme de cycles olympiques. Les Jeux sont la compétition reine du basket international, et il est évident qu’une telle légende veuille tirer sa révérence sur un parquet olympique. Cela signifie néanmoins de s’engager pour quatre étés supplémentaires, puisque deux Eurobaskets et un mondial se joueront dans ce laps de temps. En plus, l’intérieur doit trouver la motivation pour améliorer un palmarès déjà unique dans l’histoire. Depuis 15 ans, il accumule médailles et trophées avec la sélection nationale : 3 titres de champions d’Europe, 2 médailles d’argent, une de bronze, un titre de champions du monde, et deux médailles d’argent aux Jeux Olympiques, avant peut-être d’ajouter le bronze ce dimanche… et cela sans compter les distinctions individuelles. En dehors de Juanca Navarro et Felipe Reyes, tout les autres cadres de l’équipe devraient certainement encore être de la partie pour les Jeux de Tokyo en 2020. Pau Gasol pourrait être tenté de jouer une nouvelle fois aux côtés de son frère Marc, et d’encadrer les hermanos Hernangomez.

Voir Gasol partir en même temps que Tony serait un beau symbole, mais personne ne veut la retraite internationale de notre meilleur ennemi. Oui, il est parfois insupportable, et il a une fâcheuse tendance à sortir des gros matchs face à l’EDF, mais si on s’est autant éclaté ces dernières années, c’est aussi grâce à lui. Légende du basket européen – peut-être la plus grande -, il n’a qu’embelli le parcours de l’équipe de France par ses performances exceptionnelles. Puis, franchement, si ça nous donne d’autres occasions de prendre notre revanche, on ne dit pas non… Donc tu reviens Pau, on a déjà assez pleuré avec Tony, Mike et Flo.

Source : nbcsports
Source image : francetvsports

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