Hawks

Al Horford en galère totale : intérieur All-Star, dernière année de contrat, le réveil est demandé

Deuxième défaite de suite pour les Hawks, deuxième fois que le vétéran ne fait pas sa part du boulot. Si la franchise d’Atlanta et le pivot souhaitent passer un tour, cela passera impérativement par le retour du niveau normal chez Al Horford.

Mais que se passe-t-il, bordel de merde ? Veuillez nous excuser pour le vocabulaire utilisé d’entrée, mais force est de constater que le produit formé à Florida est en train de faire n’importe quoi pour les siens en ce début de Playoffs. Après un premier match très solide à la maison et un second tout aussi complet devant son public, Horford emmenait les siens dans le Massachusetts avec une mission. Pas la plus simple, mais largement à sa portée : remporter un match au TD Garden, et finir le business à la Philips Arena, pour retrouver les Cavs en demi-finale et régler les comptes après le sweep de l’an dernier. Sauf qu’aujourd’hui ? Atlanta rentre bien au bercail… mais à égalité dans la série. Oui, les Celtics ont réussi à égaliser dans ce duel pourtant en faveur d’Al et ses potes, de nombreux éléments pouvant expliquer ce soudain retournement de situation. Il y a Isaiah Thomas qui retrouve son rythme, il y a Brad Stevens qui réalise des ajustements précis dans ses rotations, c’est sans mentionner les embrouilles entre Dennis Schröder et ses adversaires, ou Jeff Teague qui semble à côté de ses pompes. Le problème ? C’est qu’Horford est All-Star, qu’il est le plus ancien joueur de cette équipe, qu’il est en dernière année de contrat et qu’il doit dominer cette série. Pire encore, la raquette de Boston est censée lui donner tous les arguments possibles, afin de grossir son nouveau chèque qui sera signé cet été. Et au lieu de ça…

Au lieu de ça, Jonas Jerebko, qui est plus ou moins responsable du rayon sofa chez Ikea, lui marche sur la gueule et emmène Boston sur un radeau que l’intérieur des Hawks aurait pu -et dû- brûler depuis longtemps. On va commencer par le plus simple, car il traduit très bien l’aspect fantomatique des deux dernières rencontres d’Horford : 37 minutes, 6,5 points, 11 rebonds, 0 lancers tentés, 33% au tir, un massacre. Un tel massacre qu’on se demandait presque si Jared Sullinger et Amir Johnson s’était transformés en Parish et Russell, tant le vétéran d’Atlanta galérait face à eux. Mais la crème de la crème ? C’est qu’une nouvelle fois, pour ne pas changer dans sa carrière, Al Horford a montré une attitude qui pointe du doigt son manque de leadership. Lorsque Boston entame un comeback, où est le leader vocal ? Lorsque la balle lui est filée au poste avec Isaiah Thomas sur lui, où est la sanction ? Lorsqu’un tir à mi-distance peut permettre aux siens de respirer, où est la ficelle ? Plus qu’une séquence ou une mi-temps, c’est l’intégralité du déplacement dans le Massachusetts qui a fait ressortir les critiques souvent tournées vers le géant, et qui empêche sa franchise d’accéder au niveau supérieur. Il y a des soirs où Horford joue comme un Hall of Famer, où son QI basket lié à ses qualités physiques comme techniques en font une force incontrôlable. Mais il y a aussi -et souvent- des soirs où Horford joue comme un intérieur de deuxième année, où sa peur de s’imposer et son manque de leadership fait couler un navire entier.

La bonne nouvelle ? C’est qu’il pourra difficilement faire pire et les Celtics devront s’attendre à un très gros match de l’intéressé pour le Game 5. La mauvaise ? C’est que le schéma n’a toujours pas évolué chez Horford comme chez les Hawks : le jour où Al enchaîne les performances dominantes, les Faucons auront des dents…

Source image : Gamedayr

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