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George Karl officiellement viré des Kings : une page se tourne, pour l’asile comme pour l’homme

On attendait la nouvelle avec un peu d’impatience et beaucoup d’assurance. Sacramento devait passer à autre chose, notamment à la tête du navire puisque la franchise loupait une nouvelle fois les Playoffs : c’est désormais chose faite.

Triste saison pour les fans de Rondo et Boogie Cousins, eux qui nourrissaient énormément d’espoirs rien que par le talent des deux génies. Malheureusement, la mayonnaise qui devait provenir de Bénédicta est finalement venue de chez Smecta, tant elle n’a pas pris entre George Karl et ses cadres. Un mariage tellement tendu qu’on voyait l’entraîneur partir dès le début de cette saison, avant que Vivek Ranadive et Vlade Divac ne donnent une chance au coach avec le cinquième plus grand total de victoires en saison régulière de l’histoire (1175). Problèmes de style de jeu, problèmes de communication, problèmes de générations aussi : c’est limite si on peut compter sur une main le nombre de moments où des sourires s’affichaient sur le visage de Karl, lui qui connaissait des soucis de santé et avait réussi à retrouver un banc après quelques mois passés devant la télé. Au final, son aventure en Californie restera comme un de ses pires souvenirs, avec 44 victoires en 112 matchs et un public qui n’hésitait pas à huer en sortie de match, déçu de voir des troupes aussi jeunes et prometteuses être réduites à des performances frustrantes. Une page se tourne donc, non seulement pour la franchise mais aussi pour le coach.

Car si les Kings veulent vraiment retrouver les Playoffs, il faudra faire preuve de réflexion et d’ambition. Pardon, de vraie réflexion et de vraie ambition. C’est-à-dire en recrutant un coach qui possède déjà un CV correct, ce que George Karl avait sauf à la ligne ‘gestion des hommes’ où Carmelo Anthony avait déjà effacé celle-ci au blanco. Un daron dont l’autorité n’est pas négociable, dont le charisme suffit à fermer des bouches, et qui puisse bouger ses stars afin que celles-ci abordent leur boulot avec sérieux au quotidien. Oui, cela ne court pas les rues, mais on a de l’espoir pour les Kings car leur déménagement au Golden 1 Center la saison prochaine pourrait apporter un peu de neuf. Cependant, concernant Karl, l’ambiance est nettement moins optimiste puisqu’après cet épisode foireux et un âge qui commence à se ressentir (63 ans), le coach pourrait mettre ici un terme à sa carrière sur les bancs NBA. On sait que son palmarès attirera tout le temps du monde et que sa philosophie offensive plaît à certains General Managers, mais l’échec retentissant du projet Kings pourrait définitivement le ranger dans une case nommée retraite.

Aucune surprise concernant cette annonce, elle qui devait tomber dans les jours suivant la fin de saison. Aujourd’hui, le plus dur et à la fois excitant est à venir pour Sacramento : un pivot monstre, un nouveau stade, il faut un homme pour conduire tout ça. Et un vrai, pas un qui soit solide en apparence mais creux en réalité. Vlade, Vivek, au boulot.

Source : RealGM

Source image : USA Today

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