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Curry, Westbrook, Davis, Harden et LeBron : analyse de chaque dossier MVP, bataille d’avocats !

MVP

La course au titre de MVP a rarement été aussi disputée, cinq hommes se prenant le crâne pour un trophée individuel prestigieux : qui repart avec la couronne ?

On termine par la crème de la crème, le cercle très fermé des hommes capables d’élever leurs franchises vers les sommets, les monstres qui ont dominé cette saison régulière à leur façon : bataille ultra-serrée, mettez vos plus belles robes car c’est l’heure de défendre votre client !

N’oubliez pas : vous pouvez retrouver l’intégralité de la course au titre de MVP dans la rubrique spéciale ici !

LeBron James (Cavaliers)

Tranquillement, sans vraiment se prendre la tête, LeBron a une nouvelle fois offert une saison quatre étoiles pour ses Cavs, gérant parfaitement sa régulière pour offrir le push nécessaire dès le mois de janvier. Après des débuts difficiles dans une équipe en manque de repère et de solutions talentueuses, le cyborg s’est pris 15 jours du côté de Miami autour de Noël pour reposer la machine et mettre la quantité d’essence nécessaire afin de fermer quelques bouches : un énorme bilan de 34 victoires pour 9 défaites depuis le 15 janvier, le mode MVP activé et des démonstrations individuelles comme collectives qui ont servi de rappel pour ceux qui voyaient la bête appuyer sur le frein, fêtant ses 30 ans cette saison. Non, rien de tout ça. Les Cavs ont bien terminé leur campagne à la 2ème place de leur conférence, LeBron s’est bien tatoué une nouvelle saison au-delà des 25 points, 6 rebonds et 6 passes de moyenne (11ème de suite) et son équipe est subitement devenue reine des pronostiqueurs pour atteindre les Finales en juin. Y’a pas grand chose à dire : quand le meilleur basketteur au monde s’énerve, personne ne tient en face. Du moins, individuellement…

Statistiques 2015 : 25.3 points, 6.0 rebonds et 7.4 passes à 49% au tir dont 35% de loin.

Points forts du dossier : incontestablement le meilleur joueur au monde, bilan des Cavs dans leur conférence, véritable bulldozer une fois énervé, polyvalence statistique, adaptation dans une nouvelle équipe, pression médiatique, envie de reprendre son trophée après l’avoir laissé à Kevin Durant.

Points faibles du dossier : non-leader de conférence, débuts difficiles, envie de changement chez les votants, eux qui trouvent désormais les statistiques de LeBron ‘basiques’, pas vraiment le sexy pick de la saison, 13 rencontres manquées.

Russell Westbrook (Thunder)

Il fallait vraiment habiter au fin-fond de la cambrousse et boucher ses oreilles pendant 3 mois pour ne pas entendre parler du meneur d’OKC, auteur d’un des plus grands bordels statistiques jamais proposés en quelques semaines de compétition. Orphelin de Kevin Durant et avec pour mission principale de devoir traîner le Thunder jusqu’aux Playoffs, Russell s’est soudainement transformé en extra-terrestre et a commencé à enchaîner les performances surréalistes : 9 triple-doubles depuis le 19 février, un titre de MVP du All-Star Game et quelques 31.4 points, 8.6 rebonds et 9.9 passes de moyenne ? Il était strictement impossible de se réveiller depuis la fin-février et ne pas baver devant les lignes personnelles de Westbrook, ce qui lui a notamment attiré quelques critiques justifiées. Entre la croque et l’exemplarité, l’envie de bien faire et de trop faire, chacun s’est lancé dans le débat le plus animé de la saison mais une chose est sûre : le bonhomme n’a laissé personne indifférent. S’il sera bien évidemment trop court pour repartir avec la couronne cette année à cause des résultats collectifs, Russell pourra quand même se dire qu’il a outrageusement dominé son poste cette saison avec Curry : rendez-vous l’an prochain.

Statistiques 2015 : 28.1 points, 7.3 rebonds et 8.6 passes à 43% au tir dont 30% de loin.

Points forts du dossier : explosion statistique, couverture médiatique phénoménale, meilleur marqueur de la Ligue, seul au monde dans sa mission, MVP du All-Star Game, tout simplement injouable une fois concentré, aux bords de l’exploit pour les Playoffs.

Points faibles du dossier : pas de Playoffs, pas de Playoffs et pas de Playoffs, image controversée, relation particulière avec les médias qui ont une forte influence sur les votes, 15 rencontres loupées.

Stephen Curry (Warriors)

Le favori, sans hésitation. Si sa bataille avec James Harden restera gravée dans les annales car offrant deux dossiers plus solides que jamais, le meneur des Warriors a atteint un niveau sublime cette saison et a permis aux siens de dominer la régulière avec la même arrogance que son leader. Trop technique, trop fort, trop régulier, trop épargné par les blessures, Curry a défoncé le YouTube game en offrant des actions dont lui seul a le secret, enflammant la foule et les réseaux sociaux matins et soirs. Les opposants pointeront du doigt le fait que le bonhomme est ultra-bien entouré, mais comment refuser à un tel joueur le titre de MVP quand son équipe écrase la compétition de novembre à avril ? De plus, ses confrontations avec James Harden lui serviront de ciment pour les briques : 4 matches, 4 victoires, 4 démos. Trop c’est trop. Le MVP de cette année récompensera probablement le meilleur joueur de la meilleure équipe au lieu du joueur le plus ‘important’, mais on ne peut nier le fait que Curry a le soutien de nombreux passionnés dans sa candidature. Ce n’est certainement pas en faisant des pâtes au beurre que vous dominez le classement des votes pour le All-Star Game…

Statistiques 2015 : 23.8 points, 4.3 rebonds et 7.7 passes à 47% au tir dont 44% de loin.

Points forts du dossier : meilleur joueur de la meilleure équipe, darling officielle de la NBA et de la majeure partie des fans, ultra-spectaculaire, clutch et dominant lors des duels face à Harden cette saison, des progrès en défense et la nouvelle gueule à respecter chez les meneurs.

Points faibles du dossier : ‘peut-être’ moins fondamental que le barbu pour son équipe, merveilleusement bien entouré, balade de santé en comparaison avec la division des Rockets.

James Harden (Rockets)

Préparez les mouchoirs. Ou pas ! Le barbu a encore toutes ses chances pour remporter le titre de MVP cette saison, mais les dominos semblent tellement alignés dans le sens de Curry qu’on a déjà un énorme pincement au coeur pour Harden. S’il aurait probablement été couronné dans 8 des 10 saisons précédentes quand on voit l’exemplarité de sa campagne, James ne pouvait malheureusement pas faire grand chose de plus. Dans une division hardcore, avec des coéquipiers blessés à foison, un plan de jeu connu en attaque mais tout simplement inarrêtable, le leader des Rockets est devenu le pire cauchemar des défenses actuelles en peaufinant un sens du playmaking qui était déjà bien développé. Trop malin, trop fort, trop en avance sur son temps ? Certains arrières tentent déjà de le copier, mais hélas personne ne peut atteindre la version originale. On pourrait balancer les arguments à la pelle afin de soutenir le numéro 13, qui a obtenu de nombreux votes des fans car respectant à la perfection la lettre V du terme MVP (valuable), mais on ne peut effacer ces 4 défaites en 4 rencontres face à Golden State, qui le rattraperont tôt ou tard dans le classement. Il est assez rare de pouvoir évoquer un sentiment de tristesse quand on voit un joueur terminer 2nd au vote du MVP, mais le boulot abattu par ‘The Beard’ a été tellement remarquable qu’on ne peut y échapper. Chapeau l’artiste, c’était fabuleux.

Statistiques 2015 : 27.4 points, 5.7 rebonds et 7.0 passes à 44% au tir dont 38% de loin.

Points forts du dossier : le Most VALUABLE Player de la NBA cette saison, vainqueur d’une des meilleures divisions de l’histoire, orphelin de nombreux coéquipiers fondamentaux, trop régulier et clutch, classement à l’Ouest.

Points faibles du dossier : moins de soutien médiatique que Curry, moins spectaculaire aussi, confrontations directes avec les Warriors, 2ème derrière… Curry au classement collectif.

Anthony Davis (Pelicans)

Quand il jouait cette saison, qui dominait vraiment plus que lui sur les terrains ? Véritable terreur défensive et arme de destruction massive en attaque, le phénomène de New Orleans a offert une campagne légendaire en proposant un des meilleurs PER de toute l’histoire. Présent aux points, rebonds, passes, contres, interceptions, coiffures, manucures et nettoyages, Davis a définitivement mis un terme à la discussion du meilleur ailier-fort de la Ligue, et ce après avoir soufflé ses… 22 ans, cette saison. Une accélération qui s’est notamment ponctuée par une qualification en Playoffs, l’intérieur mettant le coup de pression nécessaire au Thunder pour prolonger son aventure au printemps. S’il n’y a aucune chance pour que les Warriors se fassent sortir au premier tour, il faudra quand même saluer la saison déroulée par Davis, lui qui pourrait très clairement s’offrir un premier titre de MVP la saison prochaine, mais à une seule condition : que les Pelicans augmentent leur bilan. Car ce n’est certainement pas avec Eric Gordon et Monty Williams que la probabilité de le voir triompher augmentera, cependant on ne pensait pas le voir aussi fort aussi tôt. Préparez-vous à une domination sans partage au poste 4, Anthony Davis est parti pour régner sur les raquettes pendant minimum 10 ans. Si son corps le laisse tranquille…

Statistiques 2015 : 24.4 points, 10.2 rebonds et 2.9 contres à 54% au tir.

Points forts du dossier : trop dominant à son poste, domination statistique et exemplaire sur le terrain, progrès des Pelicans qui se qualifient en Playoffs, sexy pick car annoncé par beaucoup de monde en début de saison, déjà le deuxième meilleur joueur au monde derrière LeBron ?

Points faibles du dossier : bilan collectif trop court, encore trop jeune pour l’emporter, 14 rencontres manquées, peu de hype sérieuse.

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Bien évidemment, il existe des mentions honorables cette saison ! Les voici : LaMarcus Aldridge, Chris Paul, Pau Gasol, Marc Gasol,…

Alors, pour qui voterez-vous cette saison ? Plutôt d’humeur cyborg, oiseau, OVNI, barbu ou épices ? Le duel se jouera au finish entre Warriors et Rockets, maintenant suspens complet pour donner un vrai vainqueur !

Source image : montage

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