Draft NBA

Draft 2014 : Rodney Hood, dans l’ombre de Jabari Parker

Excellent en High School à la Meridian University dans l’état du Mississippi, Rodney Hood avait fait le choix étrange de rester près de chez lui pour la NCAA en étudiant à Mississippi State. Un an plus tard, il partait rejoindre un programme plus prestigieux et le Duke de coach K. Malheureusement, le règlement universitaire concernant les transferts est strict : 1 an sans jouer en match officiel pour sous ses nouvelles couleurs.  

Il a pu retrouver les parquets dans l’ombre de Jabari Parker cette saison. Rodney Hood est un prospect intriguant qui pourrait contribuer dès son arrivée en NBA, en étant plus prêt pour le niveau professionnel que beaucoup de ces collègues. Qui veut un shooteur ?

Profil

> Âge : 21 ans. Plus vieux que les autres sophomores, car il a passé un an sans jouer suite à son transfert de Mississippi State, où il a fait sa saison freshman, à Duke (règle sur les transferts en NCAA).

> Position : Ailier shooteur. C’est le côté shooteur qui va intéresser les franchises NBA.

> Equipe : Duke. Il a donc reçu une bonne éDukation aux côté de coach K.

> Taille : 204 centimètres. Calibre NBA.

> Poids : 94 kilos. Assez fin et élancé.

> Envergure : 204 centimètres. Pas génial et ça se voit en défense.

> Statistiques 2014 : 16,1 points à 46,4% et 42,0 à 3 points, 3,9 rebonds, 2,1 assists, 0,7 steal, 0,3 block et 1,5 turnover en 32,9 minutes.

> Comparaison : Rashard Lewis.

> Prévision TrashTalk : entre 12 et 18, à la limite des lottery picks.

Qualités principales

Pour commencer, Rodney Hood a la taille pour évoluer au poste 3 en NBA. Fluide, plutôt élancé et assez athlétique (bien que pas très explosif), son physique lui permet de mettre en avant ses qualités offensives. Il peut shooter sans problème au dessus des défenseurs avec sa main gauche, mais également poster son défenseur. Enfin, sa taille lui permet d’avoir une bonne vision du jeu, pour voir par delà son adversaire et donner de bons ballons.

En effet, Hood est un joueur qui sent bien le jeu et qui ne force pas les choses. Intelligent, il est altruiste et passe bien la balle en prenant les bonnes décisions. De ce fait il perd peu de ballons.

Mais la principale qualité de Rodney Hood est sa capacité à scorer de près comme de loin, en passant par la mi distance. Excellent shooteur, équilibré et avec une bonne gestuelle, il est très adroit à 3 points (42%). Il peut prendre le tir aussi bien en sortie de dribble qu’après une passe. Sur catch and shoot, il se tient toujours prêt et bien positionné ce qui lui permet d’avoir une exécution rapide de son geste. Efficace en attaque, il sait s’adapter aux défenses adverses.

Cette saison, il s’est également amélioré en tant que slasher, même si ce n’est toujours pas son point fort. Il est capable d’aller au panier grâce à sa taille et aux progrès qu’il a aussi faits dans le maniement du ballon. Cela montre qu’il est plutôt bosseur et qu’il a conscience de ses points faibles.

Défauts majeurs

Si offensivement Rodney Hood a de quoi faire son trou en NBA, défensivement il peut creuser sa tombe. Il ne met aucune intensité de ce côté du parquet. Et comme son manque de force et sa faible envergure l’handicapent déjà assez, il peut vite devenir un boulet. La défense ne semble pas l’intéresser et il n’a aucun instinct.  Pas toujours concentré, il peut facilement perdre son joueur  puisqu’il ne réagit pas vite aux mouvements de la balle. Malgré une bonne vitesse latérale, le peu d’entrain qu’il met dans la lutte et le fait qu’il ne soit pas super costaud font qu’il se fait facilement dépasser ou pousser, avec peu de résistance de sa part.

Ses problèmes défensifs sont accentués par cette faiblesse physique. Il manque clairement de répondant au niveau du haut du corps, et cela lui porte préjudice. La force et la dureté ne sont pas ses principales caractéristiques. Il craint le contact (des deux côtés du parquet). S’il veut s’imposer en NBA, il doit se muscler et jouer plus dur. Cela se voit dans son implication (ou plutôt son absence d’implication) aux rebonds : il ne se bat pas et ne se sent pas concerné. De la même façon, il se fait prendre par les écrans et ne suit pas correctement son adversaire.

Revenons maintenant à l’attaque. Comme dit au dessus, il craint le contact qu’il cherche à éviter quand il va au panier. Par conséquent il propose des flotteurs moisis au lieu de finir fort et provoquer des fautes, pour récupérer des lancers francs. En outre, il n’est pas capable de créer son propre tir par le dribble, il a donc du mal à scorer en isolation. Dans ses pénétrations, il cherche toujours à revenir sur sa main gauche, sans pour autant prendre la meilleure trajectoire pour aller au panier.

Conclusion

Bien qu’il ne deviendra probablement jamais une star au niveau NBA, Rodney Hood devrait intéresser les franchises en étant un joueur capable de marquer aussi bien de près, à mi distance et à 3 points. NBA ready, il pourrait donner immédiatement un coup de main à un contender, même s’il ne changera pas le visage d’une équipe. Également bon distributeur, il doit encore gagner en agressivité et surtout en dureté et consistance défensive pour gagner un maximum de minutes.

Après avoir vécu dans l’ombre de Jabari Parker cette saison, il devrait continuer à rester un role player, altruiste et avec une bonne compréhension du jeu. Bon joueur de système, il devrait s’épanouir et convenir à une équipe qui met en avant le tir, l’espacement du parquet et le collectif. S’il est pris en dehors des lottery picks, il pourrait bien être un des steals de la draft.

 Source image de couverture : Gerry Broome – Associated Press

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