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La petite passion secrète des basketteurs

Les points communs entre le poker et la NBA sont nombreux et variés. Et les routes de ces deux disciplines ne cessent de se croiser. Mais pourquoi une telle proximité entre deux sports qui, à première vue, paraissent très différents l’un de l’autre ?

Et bien car, en y regardant de plus près, les mêmes qualités sont exigées dans chacune de ces disciplines. En effet, la concentration que requiert une partie de poker, qui peut durer plusieurs heures, n’a rien à envier à celle dont doivent faire preuve les basketteurs professionnels au cours de 40 minutes de haute intensité. Le moindre relâchement, et c’est un panier adverse au fond des filets. Au poker, une faute d’inattention et on laisse passer la main de la gagne.

De même, une force mentale énorme est nécessaire pour réussir dans les deux domaines. Lorsqu’une équipe NBA encaisse une série de quinze points consécutifs ou une cinquième défaite en autant de matchs, il faut être solide dans la tête pour rebondir et aller chercher une nouvelle victoire. Au poker, c’est pareil. Il peut se passer une heure sans avoir la moindre main intéressante à jouer et voir son stock de jetons descendre à vue d’œil, il faut alors rester serein et ne pas faire n’importe quoi pour être toujours présent quand les bonnes cartes reviendront (elles reviennent toujours !).

L’engagement est également une aptitude nécessaire dans les deux sports, évidemment. Comment espérer gagner un match NBA sans se donner à 200% ? Et comment espérer gagner une partie de poker en se couchant à chaque grosse blind ? Il faut parfois au contraire savoir surenchérir. Comme il faut savoir résister au défi physique du basket en jouant des coudes, et en imposant soi-même un propre défi à ses adversaires.

Parker

Enfin que serait le poker et le basket sans le fameux trash talk ? Que ce soit pour déstabiliser son adversaire à un lancer franc, mettre la pression sur l’équipe adverse ou motiver ses troupes après un dunk, le trash talk a toujours une place omniprésente dans le basket moderne, dépassant parfois même les limites de la courtoisie. Bien sûr, le trash talk est indissociable du poker pour les mêmes raisons qu’au basket, pour déstabiliser son adversaire lors d’un bluff, pour le provoquer à nous suivre lors d’une main forte ou pour simplement brouiller les pistes et rendre ses opposants confus. Avant de s’essayer au trash talk lors de tournois, il vaut mieux d’abord d’entraîner en ligne et maîtriser chaque mouvement et chaque type de jeu.

Ce sont pour toutes ces raisons que de nombreux joueurs NBA occupent leur temps libre à organiser des tournois de poker entre eux. Ainsi, comme le confiait récemment Tony Parker, tous les joueurs des Spurs se retrouvent souvent autour d’un tapis vert pour des parties endiablés, où le trash talking a toute sa place. Tony P. a d’ailleurs déjà participé à plusieurs tournois officiels, mais il n’est pas le seul. Gilbert Arenas, l’ancien joueur des Washington Wizards, a participé à un tournoi aux Bahamas en janvier, suivant là l’exemple des Paul Pierce, Jordan Farmar et autre Shawn Marion, tous participants d’au moins un World Series of Poker. Paul Pierce, champion NBA 2008 et MVP de la finale avec les Celtics de Boston, a notamment pris part à un 10 000 dollars Pot-Limit Omaha il y a peu. Evan Fournier, le Frenchie des Denver Nuggets confiait aussi la passion du poker de certains de ses coéquipiers.

Les liens entre poker et NBA sont donc plus étroits que jamais, et pas sûr que ceux-ci se desserrent de si tôt. La preuve, il existe même une mallette de poker aux couleurs de la NBA, un peu kitsch certes, mais le message est clair !

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