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Transfert d’Andrew Bynum : Une belle ironie pour Pau Gasol

Depuis le fiasco retentissant de la saison passée, depuis la terrible blessure de Kobe Bryant à la porte des PlayOffs, les fidèles du Staples Center étaient restés très calmes et patients jusque-là, se consolant comme ils le pouvaient des aléas dramatiques s’abattant sur leur équipe adorée. Or, après une sixième défaite consécutive concédée face aux Bucks de Milwaukee la nuit dernière (94-79), de nouveaux chants à la gloire de la légende Phil Jackson, “We Want Phil !”, se sont faits entendre depuis les travées de l’arène mythique des Los Angeles Lakers, traduisant ainsi un agacement soutenu de la part des supporters mais aussi, en interne et pour d’autres raisons nuisibles à son jeu, de la part de l’Espagnol Pau Gasol…

Assailli de toute part par l’éventualité persistante d’un échange avec son ancien copain Andrew Bynum, ce-dernier agitant la toile pour tout et n’importe quoi en ce moment, Gasol n’a pas les idées claires, une forte angoisse le gagnant à l’idée de prédire ce qui lui arrivera dans le prochains jours sous le soleil californien ou ailleurs. En effet, son rire jaune se lisant dans ses récentes déclarations en dit long sur l’atmosphère irrespirable au sein du groupe de Mike d’Antoni, auteur d’un bilan négatif (13 victoires pour 19 revers).

“Ces coïncidences peuvent arriver”, précise-t-il au micro d’ESPN. “Mon frère a été tradé pour moi. C’est assez ironique comme situation. La vie apporte son lot d’ironies à certains moments. Si cela doit se faire, alors que cela se fasse. Dans le cas contraire, je ferais juste de mon mieux pour aider l’équipe. Ces rumeurs sont hors de mon contrôle. J’aimerai rester et continuer à jouer ici. Ça a été mon chez-moi pour le meilleur et pour le pire. Je ne peux contrôler ce que les dirigeants veulent faire pour aller de l’avant. On galère en ce moment et tout ce bruit n’aide en rien.”

A 33 ans, les statistiques du pauvre Pau diminuent au goutte à goutte (15,1 points et 9,2 rebonds et 3,1 passes décisives cette saison), ceci ne venant pas le rassurer outre mesure quant à la perspective qu’il se retrouve au beau milieu d’un carrefour bondé de l’Ohio dans les heures à venir. De l’autre côté, Andrew Bynum, pour le moins perdu, représente une belle occasion de faire des économies pour bon nombre d’écuries aux prémisses de cette année 2014. Quoi qu’il en soit, amis et détenteurs de deux bagues de champion en 2009 et 2010 avec la franchise sacrée de L.A, des turbulences seront à prévoir d’ici la date butoir du 7 janvier prochain pour Bynum et Gasol, dont les destins pourraient se croiser bien plus vite qu’ils ne l’imaginent. Quand le porte-monnaie parle…Enfin, vous connaissez la suite.

Source texte : ESPN / Source image : sportige.com

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