Heat

[Preview] Heat – Spurs, Game 1 : une affaire à plus de 250.000$

LeBron James, Chris Bosh, Dwyane Wade. Tony Parker, Tim Duncan, Manu Ginobili. Hormis la présence de deux trios aux bilans collectifs exemplaires, tout oppose ces deux franchises après double introspection. L’une a construit son équipe par la patience de la Draft, l’autre par le marché des agents libres. Les texans sont détestés du grand public, mon boulanger possède un maillot du Heat. Gregg Popovich en a marre des conférences de presse quotidiennes, Dwyane Wade y dévoile sa garde-robe avec la passion d’une star hollywoodienne. Style contre substance, sourires contre sérieux, Caterpillar contre Freedent, noir contre blanc. Est-ce aussi facile que cela pour définir les cultures mises en places par les franchises de San Antonio et Miami ?

Plus que de simples systèmes effectués avec la précision des passes de Jason Kidd et la sagesse de Grant Hill, ce sont surtout deux philosophies du basket qui s’opposent, deux images du sport à la balle orange. De façon injuste me direz-vous, puisque le Heat n’a jamais demandé à obtenir un traitement différent des autres équipes. Après tout, c’est bien Miami qui possède le dernier titre, mérité, sans contestation possible, en écrasant le Thunder avec bonheur et manière. C’est bien Miami qui possède le meilleur joueur de la planète, au sommet de son art depuis maintenant plus d’un an et demi, et en mission pour offrir un troisième titre à sa franchise. C’est bien ce Heat, largement critiqué par les hordes de défenseurs de la NBA, qui nous a ébloui avec 27 victoires consécutives cette saison.

Seulement, le fait est là, évident, datant du 29 Novembre dernier : dans une dynamique d’anticipation, finalement récompensée puisque ses Spurs sont aujourd’hui en Finale, Gregg Popovich décide de reposer ses cadres face au Heat afin de viser long-terme. Le reste, c’est l’histoire que l’on connait : David Stern pénalisera la franchise texane de 250.000$, au nom de la passion des fans, le majeur glissé en scred sous la table. L’occasion pour Pop de donner rendez-vous à Dave au mois de Juin, comme une sorte de promesse afin de lui rappeler que la Ligue appartient bien aux joueurs, et surtout ceux des Spurs. Les deux affrontements de saison régulière entre les équipes seront épiques, somptueux, à montrer dans toutes les écoles. Un récital d’exécution et de soutien collectif qui aura même donné la trique à un certain James Naismith. Et si les hommes d’Erik Spoelstra se sont imposés à deux fois, ils savent qu’ils ont dû jouer le meilleur basket de leur campagne face à ces increvables Spurs, toujours là, depuis si longtemps. Une réalité qui dépasse largement la puissance des dunks de Blake Griffin ou les pirouettes de Kobe Bryant. Non, désolé messieurs, vos équipes n’arrivent pas au talon d’Achille de ces franchises. Trop d’expérience, de savoir-faire, de polyvalence, il faut une partition exemplaire et un soupçon de chance pour les mettre à terre. Alors à quatre reprises, on parle limite de l’impossible.

Plus qu’une affaire à 250.000$, cette finale représente donc une pyramide d’enjeux qui dépassent les lignes étroites du terrain et vient s’inscrire directement dans la lignée des meilleurs confrontations de ces dernières années. La revanche de LeBron après l’humiliation de 2007, le tiré de rideau sur la carrière exceptionnelle de Tim Duncan, la confirmation de la dynastie floridienne, la bastos de Tony Parker aux votants des All-NBA Teams, la profondeur de l’effectif du Heat ou une cinquième bague pour marquer 15 saisons de domination texane : faites votre choix. Tout le monde a son compte à régler dans cette série aux allures de Guerre des Mondes. Tâchez simplement de vous rappeler que la NBA nous propose cette année ce que personne ne peut contester à l’heure actuelle : la présence des deux meilleures équipes de la Ligue au pied du trône. Et ça, même pour 250.000$, on serait prêt à en redemander chaque année. Que la fête commence.

Ils sont recherchés par la police

Casier judiciaire : falsification des résultats médicaux, usurpation d’identité avec l’Abbé Pierre, chantage permanent, supercherie, homicide volontaire par garde-robe interposée, terrorisme en bande armée, proxénétisme dans les raquettes, haute-trahison envers son bras-droit ‘LBJ’, incitation à la haine.
Statistiques enregistrées : 14.1 points à 45% au tir, 4.9 rebonds, 4.9 passes, 1.6 interceptions, 0.9 contre.

Casier judiciaire : piraterie, inconduites, tentatives de viol répétées sur adultes, trafic de stupéfiants, organisation d’attroupements illégaux en raquettes, atteinte à la vie privée en défense, vol, vol à l’étalage, chantage, usurpation d’identité avec Pipo Inzaghi.
Statistiques enregistrées : 11.5 points à 39% au tir, 4.5 rebonds, 5.4 passes, 1.4 interceptions, 33% à distance.

 

Citations et blessures : aperçu en coulisses

Pas de blessé majeur du côté des deux équipes, ce qui devrait nous donner des Finales de toute bôté. On sait que Tony Parker avait eu quelques soucis à sa jambe, mais cette histoire devrait être terminée avec les huit mois de repos dont viennent d’hériter les Spurs. Miami possède un Chris Bosh gêné par sa cheville, et un Dwyane Wade gêné par tout son corps, ce qui devrait donner plus de temps de jeu à un certain Shane Battier, complètement délaissé sur les derniers matchs du Heat.

« Quelque chose bouillit en moi depuis 2007. Quand les Spurs ont gagné sur notre terrain, et célébré sur notre parquet, jamais je le l’oublierai. Jamais. En tant que compétiteur, vous ne devriez jamais oublier cela. » LeBron James est en mission.

« Ecoutez, LeBron est complètement différent que celui qu’on a joué en 2007. Il découvrait vraiment les ficelles du jeu, comme un novice, se demandant comment faire pour l’emporter. Mais c’est de l’histoire ancienne, nous étions chanceux de le rencontrer ainsi, mais aujourd’hui il a grandi. » Gregg Popovich a l’expérience avec lui.

Le pronostic de la rédaction : onde de choc en Floride

Les Game 1 représentent toujours le premier contact entre deux équipes sur le point de se chamailler pendant quelques jours. Et Miami nous l’a montré non seulement face aux Pacers mais aussi face aux Bulls, leur capacité à donner le meilleur d’eux-mêmes en début de série laisse à désirer. Le genre d’approche qui n’existe plus depuis l’arrivée de Gregg Popovich au Texas, et qu’il mettra en oeuvre d’entrée pour capturer une première victoire serrée mais décisive chez le champion en titre : +5 grand max pour un Manu Ginobili trois étoiles.

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