Road trip

En NBA, à l’inverse de la vie de tous les jours, un road trip, c’est loin d’être cool. Le seul point commun avec le fameux spring break que tu t’es promis de faire avec tes potes depuis des années, c’est que les joueurs voient du pays. Dans une saison intense et longue de 82 matchs, le coach entoure chaque road trip en rouge foncé dans le calendrier. Plus ou moins longs, les road trips sont toujours des étapes importantes dans la saison régulière de chaque franchise. Ils font office de véritables tests pour les joueurs sur le plan physique et mental. Car traverser la Côte Est ou Ouest des États-Unis est éprouvant en tout point, surtout lorsqu’il faut sauter dans un avion quelques heures après une défaite pour aller rejouer moins de 24 heures plus tard dans une autre ville à plusieurs centaines de kilomètres de là :

  • On est loin de sa famille et de ses proches dans une période où on en aurait bien besoin.
  • On enchaine les matchs à l’extérieur, dans des ambiances hostiles (sauf à Atlanta, là ça va).
  • On enchaine aussi les déplacements en avion, ce qui est toujours assez fatiguant pour le corps et la tête. L’enchaînement : arrivée à l’hôtel à 4h du matin et match à 20h peut être assez compliqué à gérer.
  • On accumule tout ça sans passer par la case maison pour recharger les batteries ou retrouver quelques repères.

Chaque road trip peut coûter très cher à une équipe. On peut perdre toutes les certitudes que l’on pensait avoir acquises depuis le début de la saison très vite, en enchainant les défaites. Quand les organismes sont les plus faibles, des tensions dans le vestiaire peuvent aussi naitre. A l’inverse, en cas de bonnes performances loin de chez soi, une vraie cohésion de groupe peut naitre et un vécu collectif positif peut s’installer. Le coach s’appuie d’ailleurs très souvent sur ces road trips pour évaluer où en est son groupe, et voir de quel bois ses joueurs sont faits. Pour les joueurs, c’est tout de même aussi une occasion de visiter rapidement les villes américaines et de se rendre dans leur restaurant ou leur boutique de fringue préférée lors de leurs quartiers libres.

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Source image : montage via Instagram @KevinLove


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