Édito : Spurs ou Thunder en face, les Knicks PEUVENT être champions NBA
Le 26 mai 2026 à 12:53 par Nicolas Meichel

Après une nouvelle démonstration de force contre Cleveland cette nuit, les Knicks ont validé leur ticket pour les Finales NBA, 27 ans après leur dernière apparition. S’ils ne seront probablement pas favoris contre le représentant de l’Ouest, Jalen Brunson et ses copains ont prouvé qu’ils avaient les capacités d’aller jusqu’au bout.
« La vraie finale NBA, c’est Thunder – Spurs. »
C’est un refrain qu’on a beaucoup entendu au cours des deux dernières semaines. Et après le Game 1 monumental entre les deux finalistes de la Conférence Ouest en début de semaine dernière, il y avait de quoi y croire.
Mais tout à l’Est, du côté de New York, il y a une équipe qui est sur un nuage depuis un mois. Un mois sans perdre le moindre match de basket (onze victoires de suite en Playoffs !), un mois de domination sans partage, un mois pendant lequel la puissance collective du groupe a atteint son niveau maximal.
11 VICTOIRES DE SUITE EN PLAYOFFS
AUCUNE PITIÉ POUR L’ADVERSAIRE
CES KNICKS SONT HISTORIQUES pic.twitter.com/fV1bC1y4Ln
— TrashTalk (@TrashTalk_fr) May 26, 2026
Les chiffres sont unanimes : les Knicks sont sur un rythme de champions NBA et réalisent l’une des campagnes de Playoffs les plus dominantes de l’histoire.
Personne n’attaque mieux que New York (123,3 points sur 100 possessions en Playoffs), personne ne défend mieux que New York (103,5 / 100), et la différence avec la deuxième meilleure équipe des Playoffs – San Antonio – est de la taille du Grand Canyon (net rating de 19,8 pour NY, 11,4 pour les Spurs). Certes, le parcours est bien moins tumultueux à l’Est que dans le Wild Wild West, mais les Knicks ne sont pas arrivés en Finales NBA en traînant des pieds. Au contraire, ils ont appuyé à fond sur l’accélérateur. 4-2 contre les Hawks, 4-0 face aux Sixers, 4-0 sur Cleveland. Et ça, c’est typiquement le signe des équipes armées pour aller au bout.
Autrefois prévisibles en attaque, irréguliers sur le plan défensif ou manquant de profondeur de banc, les Knicks cochent aujourd’hui toutes les cases d’une équipe championne. Le coach Mike Brown a réussi à maximiser le potentiel offensif d’un cinq majeur mené par Jalen Brunson. Il a su appuyer sur les bons boutons pour trouver non seulement un excellent équilibre en défense, mais aussi dans l’utilisation de sa second unit (coucou Tom Thibodeau). Tout ça au sein d’un groupe où les joueurs sont plus que des simples coéquipiers, ils sont des frères.
NOVA KNICKS TO THE NBA FINALS! 🗽
Can they bring home another trophy together? 👀 pic.twitter.com/7zwq6UJ2JE
— ESPN (@espn) May 26, 2026
Les Knicks ne pouvaient pas arriver en Finales NBA sous de meilleures conditions. Ils sont en feu total, en pleine santé, avec une confiance maximale, et vont avoir le luxe d’avoir… neuf jours de repos pour bien se préparer à la toute dernière série de la saison.
Pendant ce temps-là à l’Ouest ?
Les Spurs et le Thunder se tirent dans les pattes au cours d’une série qui pourrait bien se jouer en sept matchs (jusqu’à samedi). De chaque côté, on y laisse des plumes, énormément d’énergie sur le plan physique mais aussi mental. De’Aaron Fox joue sur une cheville, Dylan Harper n’est pas à 100%, Jalen Williams est blessé aux ischios et Ajay Mitchell au mollet. Les Knicks n’auront pas l’avantage du terrain en finale mais ils auront clairement les jambes plus fraîches. Et ça pourrait bien faire toute la différence.
On rappelle aussi que les Knicks ont tapé la bande de Victor Wembanyama en finale de NBA Cup il y a quelques mois. Peut-être pas un hasard. On voit également les limites que peut montrer le Thunder aujourd’hui en attaque, avec les absences de plusieurs créateurs derrière Shai Gilgeous-Alexander. Si New York n’a certes pas Wemby en défense, c’est également une brèche dans laquelle les hommes de Mike Brown pourront s’infiltrer.
« Can anybody coming out of the East stand up to [the Spurs and the Thunder]? The Knicks have answered that question: Yes they can. »@LegsESPN tells @notthefakeSVP the Knicks can compete with whoever comes out of the West 😤 pic.twitter.com/47OEispdFJ
— SportsCenter (@SportsCenter) May 26, 2026
Vous l’avez compris, les planètes sont peut-être en train de s’aligner en faveur de la franchise new-yorkaise, 27 ans après sa dernière Finale NBA et 54 après son dernier titre de champion.
Et si 2026 était en fait l’année des… Knicks ?
