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Les Lakers resteront prudents avec les first picks 2027 et 2029 : Rob Pelinka passera des coups de fil, mais ce sera plus pour réserver ses vacances

Rob Pelinka 9 novembre 2022 Lakers

Quand tu vois LeBron arriver au fond du couloir.

Source : YouTube

Au moins c’est clair, Rob Pelinka ne dilapidera pas ses deux first picks restants. Vu le début de saison plutôt famélique des Lakers, le front office n’a pas l’air très chaud pour hypothéquer son avenir en montant un échange. Pourtant, sans mouvement, on a du mal à croire que cette équipe puisse espérer mieux que des nouvelles vacances dès avril.

Tous les matins, les fans des Lakers se lèvent sûrement dans l’espoir de découvrir une victoire de leur franchise ou un trade qui leur assurerait une belle journée. Mais tous les matins, ils n’ont ni l’un ni l’autre et cette situation pourrait bien durer un bout de temps. Sur le terrain, le ciel est plus qu’orageux malgré quelques éclaircies. Après dix matchs, les Lakers pointent à l’avant-dernière place de l’Ouest pour un bilan déprimant de 2 victoires et 8 défaites. Ambiance morose et temps pourri également en coulisse avec un Rob Pelinka sous le feu des critiques suite à ses tractations estivales jugées bien insuffisantes à Lakeland. Ce n’est un secret pour personne, la fanbase de Los Angeles attendait un trade qui n’est jamais venu, en partie, car le GM souhaitait conserver les first picks 2027 et 2029. L’homme aux oursins dans les poches a par exemple refusé de joindre les deux tours de Draft à Russell Westbrook et de les balancer dans l’Indiana pour récupérer Buddy Hield et Myles Turner. Pelinka couve le futur de sa franchise et c’est une situation qui devrait durer vu le début de saison des Angelinos. Selon Shams Charania de The Athletic, les Lakers ne veulent pas se dépouiller pour une saison qui semble mal embarquée.

“On m’a dit que l’organisation sera prudente avec les premiers tours de Draft dont elle dispose jusqu’à la fin de la décennie. En 2027 et 2029. Je ne pense pas que les Lakers soit en position d’hypothéquer leur avenir avec ces deux choix disponibles. Ils réalisent que ce groupe ne sera probablement pas un contender, ni même un candidat aux Playoffs vu la façon dont se déroule la saison. Ils sont probablement à la recherche de changements mineurs… L’organisation semble s’orienter dans une direction où ils vont résister à l’idée de transférer les premiers tours de Draft si la saison continue dans cette voie.”

Alors qu’il avait annoncé attendre Thanksgiving dans un premier temps, Rob Pelinka pourrait désormais ne rien faire du tout et se tirer en vacances dès le mois de décembre afin d’éviter la saison des pluies dans les Antilles. D’un côté, on ne peut que donner raison à l’architecte des Lakers, qui se rend compte que le roster qu’il a mis sur pied manque tout simplement de talent, de complémentarité et qu’il serait peut-être inutile de bazarder l’avenir sur un all-in. Car en optant pour un move incluant Russell Westbrook et les deux œufs en or de Rob Pelinka, les Lakers se renforceraient-ils suffisamment pour faire trembler le Far West ? Une chose est sûre, sans échange, LeBron et ses sbires semblent voués à jouer les seconds rôles et ce serait tout de même dommage d’offrir au cyborg une telle fin de carrière. Le King aura 38 ans en décembre, et il n’est pas immortel. Sous contrat jusqu’en 2024 avec les Lakers, Rob Pelinka se doit de lui offrir ce qu’il mérite, une équipe compétitive. Mais il n’obtiendra cela qu’en se séparant des picks 2027 et 2029. C’est le serpent qui se mord la queue. Pour l’instant, rien ne bouge donc et Russell Westbrook aurait même commencé à défaire ses valises. Le meneur retrouve de sa superbe en sortie de banc… de là à faire croitre sa côte sur le marché, ce qui permettrait à Pelinka de sacrifier moins d’assets en cas de trade ? C’est en tout cas le rêve que doit faire toutes les nuits l’ancien agent de Kobe Bryant.

Comme d’habitude, il est bien difficile de comprendre les désirs de Rob Pelinka et de ses sbires. Dans tous les cas, l’orage gronde sur le terrain comme en coulisses. Et si le GM décide de ne rien changer, on connaît un ou deux types qui pourraient rapidement monter foutre le boxon dans son bureau. “Oh LeBron, assieds-toi je t’en prie”.

Source texte : Shams Charania, ClutchPoints.

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