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Ces joueurs Turcs qui ont laissé une trace dans l’histoire de la NBA : Hedo Turkoglu, Mehmet Okur, Ersan Ilyasova…

Hedo Turkoglu 25 octobre 2022

HIDAYEEEEEEEEEET !

Source : YouTube

La Turquie fait partie des pays qui vibrent pour le basket dans le monde entier, que ce soit à travers son équipe nationale, ses clubs en Europe, mais aussi les joueurs évoluant en NBA. De Hedo Turkoglu à Mehmet Okur en passant par Omer Asik, focus sur cinq Turcs qui ont laissé leurs empreintes chez l’Oncle Sam, à l’occasion de l’anniversaire de l’indépendance turque.

#Hedo Turkoglu : la Floride lui allait si bien…

Quand on pense à un joueur Turc qui a laissé son empreinte en NBA, comment ne pas penser à Hedo Turkoglu et son maillot d’Orlando vissé sur les épaules. L’ancien du Magic y portait le numéro 15, soit le nombre d’années qu’il a passé en NBA. Drafté en 2000 par les Kings à la seizième place, l’ailier y restera trois saisons, où il prendra la température de la NBA. En 2005 il rejoint Orlando, après un passage aux Spurs, pour la période la plus faste de sa carrière. En Floride, Hedo s’épanouit et claque ses plus belles saisons entre 2005 et 2009 avec 377 matchs pour des moyennes de 15,8 pions, 4,6 rebonds et 3,7 assists. En pleine forme en 2008-09, le Turc chope même un trophée de MIP et il sera l’un des facteurs X du Magic qui atteindra les Finales NBA face aux Lakers. Une campagne de Playoffs historique qui fera rentrer définitivement le Turc dans le cœur des fans de la franchise, notamment grâce à ce fameux Game 7 contre les Celtics. Prime Hedo était un sacré joueur, mais malheureusement, l’ailier va peu à peu tomber dans l’anonymat. Toronto, Phoenix, Orlando, un contrôle positif aux stéroïdes et Turkoglu terminera sa carrière dans un quasi-anonymat chez les Clippers en 2015. Quoiqu’il en soit, on parle tout de même d’un type qui compte 997 matchs de saison régulière pour 11,1 points, 4 rebonds et 2,8 assists de moyenne.

#Mehmet Okur : le All-Star le plus improbable des dernières décennies

Ce que le géant a de plus que Carmelo Anthony, Chris Paul, Allen Iverson ou Karl Malone…? C’est très simple et ça s’enfile autour du doigt. Oui, Mehmet Okur est un champion NBA. Le natif de Yalova a gagné son titre lors de l’épopée des Pistons en 2004 et, juste après la bijouterie, il en profite pour se tirer loin de cette équipe de zinzins et rejoint le Jazz. Memo va y passer la majorité de sa carrière, 7 saisons, 474 matchs de saison régulière et des stats plus que correctes avec 15,3 points, 7,6 rebonds et 1,9 assist par match. Des performances qui font même de lui un All-Star en 2007, non vous ne rêvez pas. Il faut dire que cette année-là le duo Carlos Boozer – Memo marche sur les raquettes adverses – vous ne rêvez toujours pas – et les deux golgoths portent le Jazz. Le sommet de sa carrière est passé et même si le soufflet retombe peu à peu, Okur reste solide jusqu’aux années 2010. Pour sa dixième et ultime saison en NBA, le pivot passe une saison chez les Nets du New Jersey avant de quitter la NBA en 2012. Le bilan est au final plus que sympatoche avec une décennie de NBA, une bagouse et une sélection au match des étoiles, de quoi en rendre jaloux plus d’un.

# Ersan Ilyasova : Monsieur voyage

En voilà un pour qui le voyage n’est absolument pas un problème. Drafté en 36ème position lors de la cérémonie 2005, le poste 4 a connu sept franchises NBA en treize saisons. Sa préférée ? Sans aucun doute les Bucks. C’est dans le Wisconsin que tout commence pour l’intérieur (2m06, 106kg), il y passe une saison rookie avant de partir jouer deux ans au Barça, puis de revenir en 2009 chez les Bucks. Ilyasova reste tranquille à Milwaukee jusqu’en 2015 et il montre de belles choses en sortie de banc. Fiable des deux côtés du terrain, le Turc peut être un vrai plus pour une franchise, mais son goût du voyage va lui faire perdre le fil, puisqu’entre 2015 et 2018 il joue pour les Pistons, le Magic, le Thunder, les Sixers, les Hawks et retourne finalement chez… les Bucks pour deux saisons avant de faire une pige dans l’Utah en 2021. Utilisé comme monnaie d’échange dans bon nombre de transferts, Ersan est un habitué des aéroports et à défaut de grands succès, il a bien visité le pays en faisant ses stats et au total ce sont 825 matchs NBA, 10,1 points, 5,6 rebonds et tout ça à 36,7% du parking. Efficace et pas cher, c’est Ilyasova qu’ils préfèrent.

# Omer Asik : allo Houston ? 

On vous l’accorde, le choix peut paraître étonnant, Omer Asik ne s’étant jamais réellement imposé en NBA à cause d’une santé fragile. Mais le Turc a pourtant démontré des qualités bien chouettes en huit saisons dans la Ligue. Drafté en 2008, il débute en NBA deux ans plus tard en back-up de Joakim Noah. Pilier défensif, poseur d’écran XXL et rebondeur acharné, l’intérieur solide (2m13, 115kg) pouvait être d’une utilité rare en défense, mais aussi en attaque comme il l’a montré chez les Rockets. En 2012-13, il y signe d’ailleurs la meilleure saison de sa carrière avec 82 matchs en tant que titulaires, 10,1 points, 11,7 rebonds et 1,1 contre de moyenne. Malheureusement, son influence va diminuer et il ne retrouvera jamais son niveau texan. En 2014 il part chez les Pelicans mais n’arrive pas à relancer une carrière qui prendra fin entre New-Orleans et Chicago lors de la saison 2017-18. Omer Asik demeure tout de même l’un des joueurs Turcs ayant le plus taffé en NBA avec 471 parties de saison régulière.

# Mirsad Turckan : le pionnier

Si les joueurs dont nous venons de parler ont évolué en NBA, c’est aussi parce que Mirsad Turckan leur a ouvert la voie. En 1998, l’intérieur turc né en Serbie est sélectionné au 18ème rang de la Draft, c’est la première fois qu’un joueur représentera la Turquie en NBA. Malheureusement pour lui, l’expérience sera de courte durée et le rêve NBA de Mirsad ne durera que 17 petits matchs disputés entre Milwaukee et New-York. L’expérience est un échec et Turckan retourne très vite en Europe. Un continent où il brillera notamment en Euroligue, une compétition qu’il n’a jamais gagné, mais dont il a été MVP de la phase régulière en 2002 et du Top 16 en 2003 et 2009. Non, Turkcan n’a jamais brillé en NBA et même lui ne doit garder que très peu de souvenirs, pourtant, c’est bien lui qui symbolise l’arrivée de la Turquie en NBA.

Forcément, comment ne pas évoquer Enes Kanter Freedom ? Pour tout un tas de raisons, le pivot est devenu citoyen américain et n’est plus en odeur de sainteté dans le pays qui était le sien. Néanmoins, pendant plusieurs années, c’est bien lui qui a porté l’étendard de la Turquie sur les parquets. Capable du meilleur comme du pire selon la partie du terrain dans laquelle il se trouve, Enes la menace compte tout de même onze saisons et 748 matchs en NBA. 

Furkan Korkmaz ou Cedi Osman pourraient un jour remplacer certains joueurs de cette liste, mais leur carrière NBA brille pour l’instant par intermittence et n’est peut-être pas encore assez développée. Même constat pour Alperen Sengun qui a semé d’immenses promesses lors de sa saison rookie et qui apparait aujourd’hui le mieux place pour grimper un jour sur le podium all-time des Turcs de la NBA. 

Source texte : Rashad Wallace, Jazz Basketball, Paul Knepper.

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