Equipe de France

Prépa EuroBasket 2022 : l’Équipe de France tape l’Italie 78-77, ça fait deux victoires en deux matchs mais y’a encore du boulot

Il a fallu une prolongation et un rebond décisif de Guerschon Yabusele pour s’imposer.

Source image : YouTube Bein

Après avoir piétiné les Pays-Bas dans leur premier match de préparation il y a quelques jours, l’Équipe de France était de retour sur les parquets vendredi soir pour un deuxième test, cette fois-ci contre l’Italie à Bologne. Spoiler, les Bleus ont galéré beaucoup plus avant de finalement s’imposer, et c’est pas plus mal à trois semaines de l’EuroBasket.

Les victoires de 25 points contre un adversaire faiblard, c’est bien pour la confiance et ça permet au groupe de Vincent Collet d’avancer sereinement. Mais rien de mieux qu’un peu d’adversité pour se préparer aux grandes échéances à venir, à savoir les matchs de qualifs pour le Mondial 2023 et bien sûr l’Euro où la France devra se coltiner l’Allemagne à Cologne en ouverture puis la Lituanie. Ça tombe bien, de l’adversité, il y en a eu vendredi soir à Bologne. 40 minutes n’ont effectivement pas suffi pour départager l’Italie et les Bleus, les deux équipes devant aller jusqu’en prolongation avant qu’une équipe ne finisse par s’imposer. Au final ? La France a réalisé une action de plus, un big play supplémentaire, pour s’imposer 78-77 et ainsi enchaîner une deuxième victoire consécutive. Dans le rôle du gars présent au bon moment au bon endroit, on a Guerschon Yabusele (11 points, 4 rebonds en 25 minutes), décisif lors de l’overtime avec notamment ce rebond offensif dans les dernières secondes suite à un raté de Rudy Gobert sur la ligne des lancers. De quoi enclencher la clim à l’intérieur de l’arène transalpine, bien chaude pendant la rencontre pour pousser les Italiens face au vice-champion olympique.

Comme souvent dans un deuxième match de prépa, la machine était loin d’être réglée du côté de la bande à Vincent Collet. 22 pertes de balle au total, soit une toutes les deux minutes, clairement ça pique. 4/19 à 3-points et 13 lancers laissés en route, c’est pas jojo non plus. Et quand vous ajoutez à ça un début de match foiré, un Simone Fontecchio sur un nuage (24 points, 5 rebonds pour le nouveau joueur du Jazz), pas moins de 18 rebonds offensifs pour l’Italie et quelques coups de sifflet pour le moins douteux, limite on se demande comment les Bleus ont fini par sortir gagnants sur les terres d’un Danilo Gallinari (13 points) bien clutch. Mais la France n’est pas l’une des meilleures nations au monde pour rien. Des ressources, l’EDF en a suffisamment malgré les blessures qui touchent actuellement le groupe, et ça permet d’arracher des succès même quand elle se retrouve dans le dur. Rudy Gobert a pesé (15 points, 7 rebonds, 1 poster), Vincent Poirier a fait un gros chantier en sortie de banc (14 points, 13 rebonds en 20 minutes), tandis qu’Elie Okobo a aussi su tirer son épingle du jeu (11 points). Les petites contributions de Thomas Heurtel, Timothé Luwawu-Cabarrot ou encore Isaïa Cordinier ont également été précieuses dans ce match serré de bout en bout, surtout que Captain Vavane a connu une night off en matière de production offensive (3 points à 1/5 au tir pour Evan Fournier). Grâce à la solidité démontrée dans leur moitié de terrain et notamment dans le money time, la domination à l’intérieur ainsi que le +11 au rebond qui en résulte, les Bleus ont montré qu’ils étaient capables de trouver un moyen – peu importe lequel – pour gagner en terre hostile. On va s’en contenter.

Conclusion, la France affiche un bilan de deux victoires en deux matchs mais il y a clairement du boulot. Pas de problème, la préparation est justement faite pour travailler et progresser collectivement, l’EDF possédant encore plusieurs opportunités pour monter en puissance. Dès le 16 août, la bande à Vincent Collet retrouvera l’Italie du côté de Montpellier, avant d’affronter la Belgique.    

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