Bucks

C’était il y a un an : les 50 points de Giannis Antetokounmpo au Game 6 des Finales NBA, sommet d’un nouveau champion

giannis antetokounmpo

On s’en souviendra longtemps de celui-là…

Source image : YouTube

L’été 2021 restera à jamais gravé dans nos mémoires de fans. Pourquoi ? Car le flirt entre juillet et août nous aura offert quasiment dans le même temps les Finales NBA, la Free Agency, les Jeux Olympiques, la Draft et la Summer League. Are you serious ? Oh que oui. Les stigmates de cette folle période sont encore là, un an après, tant et si bien qu’on a décidé, sur quelques jours, de vous rappeler certains de ces souvenirs encore présents. 2021 en intra-veineuse, et on attaque littéralement avec l’une des perfs les plus légendaires de l’histoire des Finales NBA : le Game 6 victorieux de Giannis Antetokounmpo et des Bucks.

Que faisiez-vous dans la nuit du 20 au 21 juillet 2021 ? Nous vous posons la question car tous ceux qui ne répondraient pas qu’ils étaient devant le Game 6 des Finales NBA entre Bucks et Suns doivent encore regretter d’être parti dormir. C’est pourquoi il est de notre devoir d’en remettre une couche, de remuer le couteau dans la plaie car c’est bien l’une des meilleures performances individuelles de l’histoire des Finales que ces derniers ont loupées. Souvenez-vous. Nous sommes en plein mois de juillet, à quelques jours des Jeux olympiques, et les Playoffs 2021 touchent enfin à leur terme suite à une saison retardée en raison du COVID. Lors du match précédent, au Game 5, Milwaukee est allé arracher la victoire à l’extérieur (123-119), sur le parquet de Phoenix, qui est désormais dans l’obligation de faire de même pour continuer à y croire. Face à un Devin Booker sortant d’un match à 40 points malgré la défaite, Giannis va devoir se surpasser pour décrocher le premier titre de sa franchise depuis 1971. Mais que demander de plus à un mec qui tourne déjà en 32/13/6 sur les cinq premiers matchs ? Et bien de planter 50 pions pour le 50ème anniversaire du sacre des Bucks, auxquels on rajoutera 14 rebonds, 2 passes et 5 contres bordel. Une performance magistrale, sensationnelle, féérique… mais aussi sauvage, brutale, implacable. Ce soir-là, le Greek Freak est devenu un Dieu Grec.

Il y a ceux qui craquent sous la pression, et ceux qui s’en servent pour écrire les plus belles pages de leur histoire. Cette année-là, Giannis Antetokounmpo ne faisait pas partie de la première catégorie. À peine les premières secondes de la rencontre écoulées que le bonhomme est déjà partout. En défense, tout d’abord, avec une première planche très violente sur le pauvre Mikal Bridges qui a clairement oublié que le monsieur qui le chargeait n’était pas un membre du staff mais le DPOY de l’année précédente. En attaque, ensuite, où il finit au cercle quelques secondes plus tard tandis qu’Ayton joue à la Play. Le ton est donné. Très rapidement, Milwaukee prend une dizaine de points d’avance, dans le sillage d’une défense de fer combinée à une attaque qui exploite bien les faiblesses de ses adversaires. Mais la tendance va s’inverser. Profitant d’une panne d’adresse des Daims, les Suns déroulent et vont provoquer plusieurs petits runs. Lentement mais sûrement, ils reviennent et vont même passer devant. Heureusement, Giannis est là. Physiquement au-dessus de ses défenseurs, le Grec va provoquer de nombreuses fautes, et convertir la grande majorité des lancers qui vont avec. Avec 17 points à la mi-temps, il limite la casse, et Milwaukee n’est derrière que de cinq petits points.

La seconde moitié du match va devenir un véritable récital, comme nous en avons rarement vu. And-one, tir du parking, pénétrations… survolté, Antetokounmpo va marquer 14 des 18 premiers points des Bucks dans le troisième quart. L’intensité du match monte de trois crans. Jrue Holiday impérial dans son rôle de lieutenant, Brook Lopez qui se réveille pour claquer son poster sur Ayton, Bobby Portis qui lâche même un gros block… toute l’équipe se met au diapason pour faire repasser le Wisconsin devant dans un Fiserv Forum en fusion. Pourtant, malgré tout ces efforts, Phoenix est toujours là. Et à l’entame de l’ultime quart-temps, les deux équipes sont à égalité. Partout dans le monde, joueurs, coachs et fans le savent  : d’une manière ou d’une autre, les douze prochaines minutes rentreront dans l’histoire de la Ligue. Au début indécis, l’affrontement final va tourner à l’avantage de Milwaukee, encore une fois grâce à leur franchise player. Putback, contre, lancers, tomar, passe… Giannis poursuit en mode rouleau compresseur et va faire mal à Phoenix… très mal. En face, on ne sait pas vers qui se tourner. Car si les exploits de Chris Paul ou Cameron Payne avaient jusque-là permis aux Suns de tenir, il devient trop difficile de résister. De retour à quatre points (96-100) à une minute de la fin grâce à un tir de Booker et deux lancers-francs de Crowder, les Soleils vont finalement être assassinés par celui qui avait jusqu’alors été plutôt discret : Khris Middleton. Sur un jumper – après une passe de Giannis bien sûr – puis deux lancers réussis, Khash Money va plier l’affaire. Mais symboliquement, c’est bien Giannis qui ira sur la ligne à quelques secondes du terme pour inscrire son 50ème point, le dernier du match qui lui offrira sa première bague. Milwaukee est champion NBA.

Et comme on ne peut de toute façon pas s’y habituer, mouillez-vous la nuque, car voici un rappel de la ligne de stats du bonhomme : 50 points, 14 rebonds, 2 passes, 5 contres à 16/25 au tir dont 1/3 de loin et 17/19 aux lancers. Se rend-on vraiment compte de cette dinguerie. Mammouth, dantesque, historique, les mots nous manquent pour qualifier cette prestation de Monsieur Giannis Antetokounmpo. Bien sûr, il ne fait pas oublier les apports du collectif, sans qui la victoire n’aurait pas pu être permise. Des garçons comme Jrue Holiday avec ses 11 passes et 4 interceptions, Khris Middleton en 17/5/5/4 ou encore Bobby Portis avec ses 16 points à 60% au shoot en sortie de banc. Du côté des Suns, c’est surtout la dernière ratée de Devin Booker qui marque les esprits : 19 points et 5 passes à 8/22 au tir dont un vilain 0/7 à 3-points, ça coûte forcément cher à ce niveau-là. Chris Paul aura lui tout essayé en terminant à 26 points à 11/19, mais ce n’est pas en étant aidé par Cameron Payne seulement que l’on parvient à forcer un Game 7 en Finales NBA. Voilà donc un an tout pile que ce match légendaire a eu lieu. Les Bucks n’auront cette année pas pu réitérer l’exploit et défendre leur titre, empêchés par des Celtics alors en mission. L’avenir n’en reste pas moins beau dans le Wisconsin, où les Daims continueront de truster les premières places à l’Est.

Un an plus tard, la plaie est toujours ouverte chez les fans des Suns, et pas sûr que la dernière campagne de Playoffs ait permis de la refermer. Mais même si Phoenix n’a pas pu remporter la première bague de l’histoire de la franchise en 2021, la franchise a malgré tout permis à un match – et une série – d’anthologie de se dérouler sous nos yeux émerveillés. Car oui, les grands joueurs ne peuvent se révéler que face à de grands adversaires, à qui l’on souhaite de très vite atteindre l’Olympe, où un Dieu Grec les attends désormais.

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



To Top