Notes de match

Les notes de Grizzlies – Warriors : la spéciale Dillon Brooks, mauvais après avoir été bon après avoir été mauvais

Dillon Brooks 6 janvier 2021

Le bonnet d’âne.

Source image : YouTube

Une saison NBA ce sont des matchs, des mecs qui les regardent et qui en parlent, mais aussi des mecs qui les regardent et qui les notent. Vengeance probable après une jeunesse passée à collectionner les zéros, et occasion rêvée en tout cas de lâcher de la punchline au kilo. Cette saison encore la Team Notes vous ravit donc de son imagination sans faille, en essayant tout de même de parler un tout petit peu de basket, même en Playoffs.

Memphis Grizzlies

Jaren Jackson Jr. (9) : 33 points à 10/18 au tir dont 6/9 à 3-points, 10 rebonds, 1 assist et 1 block. Le chantier est colossal et criant de modernité. Un ailier-fort aussi mobile, doté d’une vraie rapidité latérale et ainsi capable de défendre sur tous les postes : Jaren Jackson est à coup sûr un futur DPOY.

Dillon Brooks (5) : faussement agressif, il a débuté son match en pensant qu’il suffirait de sortir les muscles pour convertir ses bonnes intentions. Résultat, 5 fautes et 8 points à 3/13 au tir. L’irrégularité de Dillon est une nouvelle fois problématique. S’il ne la corrige pas, elle sera un lourd facteur dans cette série.

Desmond Bane (5.5) : 9 points à 3/10 au tir, 1 rebond, 1 assist et 2 interceptions en 32 minutes de jeu. Il n’avait pas scoré en-dessous des 10 points depuis le 1er mars dernier. Mis à mal par la défense des Dubs ou simplement paralysé par l’enjeu, Desmond Bane alimente la marge de progression de Memphis.

Ja Morant (7.5) : pour de premiers Playoffs, face à des Warriors qui connaissent plutôt bien les secrets de la postseason, ce n’était pas mal du tout. Il lui aura manqué un petit amorti pour quitter le FedExForum avec le sourire. Dans le contenu, on préfère demander à Ja un zeste d’adresse supplémentaire (14/31 au tir) plutôt que de canaliser sa fougue. Il ne faut pas le changer mais le parfaire.

Brandon Clarke (6.5) : 12 points à 4/6 au tir, 9 rebonds, 2 assists, 2 blocks et 4 ballons perdus. Un peu de déchet donc, mais toujours cette énergie qui force la défense adverse à le surveiller du coin de l’œil. Comme le dit si bien l’ami Rob Perez – un twittos reconnu dans la sphère NBA – Brandon Clarke ressemble à cette version 2015 de Tristan Thompson qui influençait chaque bataille au rebond, sans pour autant gonfler ses stats persos. Cleveland se souvient, Brandon Clarke.

De’Anthony Melton (7.5) : un incroyable joueur de ballon, esthétique, adroit, bon défenseur, à qui l’on ouvrirait les portes de notre maison pour qu’il vienne y récupérer l’écran plat, le chat et les enfants. Tu n’auras jamais besoin de te justifier De’Anthony. Pas sous notre toit.

Kyle Anderson (4) : une défense très choupinette mais un vieux 0/3 au tir de l’autre côté du parquet. On lui met presque la moyenne pour l’envie et la générosité (une manière de dire qu’il a été nul).

Tyus Jones (3.5) : pas un super match de monsieur propre. Son plus/minus de « -9 » exprime toute la complexité du rôle de métronome en Playoffs. Comme il l’a si bien fait en régulière et sur la série face aux Wolves, Tyus Jones doit donner le tempo sur sa grosse dizaine de minutes.

Xavier Tillman et John Konchar (3) : un cumul de 21 minutes pour deux pépères qui auraient très bien pu rester discuter en fond de banc. Qu’aucun joueur des Grizzlies n’atteigne la barre des 40 minutes, au moment le plus important de la saison, c’est étrange. Et que Jaren Jackson Jr. n’ait joué « que » 31 minutes, ça l’est encore plus.

Golden State Warriors

Draymond Green (Draymond Green) : pas les meilleures 17 minutes de l’histoire et une exclusion assez invraisemblable. L’accrochage de maillot est un peu vicelard hein, mais ne vaut sûrement pas une exclusion. On lui accorde la note de Draymond Green/10 pour sa sortie. Géniale.

Otto Porter Jr. (4.5) :  2 points à 1/4 au tir, 8 rebonds, 4 assists et 2 interceptions. On dirait les stats des derniers Français draftés en lottery pick. Il va devoir step-up sous peine de se faire Kumingaser en fond de banc.

Andrew Wiggins (6) : comme l’impression de ne pas l’avoir vu. Sa feuille de match est fine – garnie par 17 points à 6/14 au tir et 7 rebonds – mais il a tendance à s’écraser devant les joueurs à fort caractère : Dillon Brooks a été nul, Andrew Wiggins aurait dû être très bon. Ceci étant, on ne lui demande pas le niveau d’un All-Star titul… oh wait.

Stephen Curry (7) : pas la plus incroyable des soirées pour Stephen Curry, mais le job est fait. Il a superbement défendu l’avant-dernière attaque de Ja Morant, et ça, ça vaut tous les 3-points du monde (non).

Klay Thompson (5.5) : une bonne dernière défense, même si un Klay Thompson maladroit est comme une personne aveugle d’un seul œil. On ne peut pas en profiter comme on le voudrait.

Jordan Poole (9.5) : il est venu avec son maillot et a improvisé une Poole Party dans le FexEx Forum : 31 points à 12/20 au tir dont 5/10 du parking, 8 rebonds, 9 assists et 2 blocks. En 2019, nous étions loin – très loin – d’imaginer que le débat « s’ouvrirait » entre Jordan Poole et Stephen Curry pour la place de titulaire. Elle est pour Steph hein, mais dans deux ou trois ans, l’un aura 36 ans et l’autre 24. On pose ça là.

Kevon Looney et Jonathan Kuminga (6) : une grosse activité au rebond pour l’un, un bon litron d’audace pour l’autre, et deux soldats en sortie de banc qui auraient probablement mérité plus de minutes. C’eût été dans l’intérêt des Warriors.

Gary Payton II (7) : sur l’avant-dernière attaque de Ja Morant, Gary Payton II est venu en soutien de Stephen Curry. Une aide décisive qui a forcé la perte de balle du leader des Grizzlies. Mais surtout, une action qui en dit tellement long sur l’importance du fils Payton pour les Warriors.

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