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DeMar DeRozan est intouchable : 40 points à 16/24 sur les Spurs, la série continue et le trophée de MVP n’est plus une utopie

DeMar DeRozan 15 février 2022

La route est longue mais les 3 lettres lui tendent les bras.

Source image : NBA League Pass

Si on peut plus péter sous les étoiles sans faire tomber un martien il va nous en arriver des pleines brouettes disait Le Glaude dans la Soupe aux Choux. On ne sait pas si Gregg Popovich a pété sur le banc des Spurs cette nuit mais il y avait bien un Martien sur le parquet, et ce Martien c’est DeMar DeRozan. Nouveau festival, plus propre que ça tu meurs, plus fort que ça tu meurs, et le podium de la course au MVP s’est peut-être trouvé un nouveau squatteur.

Les stats maison de la nouvelle démo de DeMar DeRozan c’est juste ici

Et de sept. On ne parle ni des nabots de Blanche Neige, ni des merveilles du monde et encore moins des jours de la semaine ou du nombre de repas par jour de Zion Williamson mais bien de la série en cours de DeMar DeRozan. Sept matchs de suite à 30 points et plus, deux fois la quarantaine passée, un trophée de Joueur de la semaine partagé avec Luka Doncic depuis hier et, surtout, grâce à lui, des Bulls qui reprennent du poil de la bête après avoir pris quelques claques en janvier. Cette nuit ? L’ancien ailier des Spurs avait rendez-vous avec… les Spurs, dans un match en apparence pas forcément équilibré, entre une équipe qui tutoie les sommets de l’Est et une autre qui cherche avant tour à faire progresser ses jeunes en attendant d’offrir le Graal à son coach dans quelques semaines. Un duel, aussi, entre DeMar DeRozan et Dejounte Murray, deux joueurs qui font la meilleure saison de leur carrière et qui se retrouveront ô combien logiquement dans une semaine lors du All-Star Game, mais ce soir c’est bien le plus expérimenté des deux qui est reparti avec le pompon de ce beau manège…

40 points à 16/24 au tir et 8/8 aux lancers, 3 rebonds et 7 passes en 35 minutes

Une première accélération qu’on aimerait avoir vu commentée par Julien Fébreau, en première mi-temps, histoire de nous annoncer si besoin que quoiqu’il arrive le pépère était là pour décider du sort du match. Puis la mi-temps, un peu de potion magique, un troisième quart pour jauger l’adversaire et le rush final, au moment ou un Dejounte Murray plus discret qu’à son habitude laissait ces messieurs Doug McDermott et surtout Lonnie Walker IV entretenir l’espoir texan. Ce fameux rush final ? La vingtaine de points dans le dernier quart, excuse, des midrange en élévation nous rappelant à la fois un joueur des Lakers au surnom de serpent mais aussi un autre élégant shooteur passé par Chicago dans les années 80/90, rien que ça, et si Douggie la Marmotte essaiera bien de stopper DMDR avec un bump de fin de bal de village, c’est bien ce dernier qui stoppera tout équilibre dans ce match en offrant la win – la quatrième de suite – aux Bulls, bien backé cette nuit par un Nikola Vucevic toujours aussi solide malgré un peu de maladresse de loin et par Coby White, parfait pour faire oublier l’absence de Zach LaVine, Alex Caruso, Lonzo Ball et Toni Kukoc.

La fin de match sera un festival mais sans les djembés, l’accolade entre DeMar et Gregg nous hérissera quelques poils et à peine la partie terminée trois lettres reviendront très vite dans le débat. Un M, un V, un P, et ces messieurs Jokic, Embiid, Morant, Paul ou Antetokounmpo qui ont désormais officiellement de la compagnie dans le sprint final.

Les séries en cours sont folles, bien souvent les noms de DeMar DeRozan et Michael Jordan s’en retrouvent associés et rien d’illogique à ça tellement cette saison 2021-22 de DeMar est MVPesque. Dans son monde, dans son flow, injouable. La prochaine fois, le Glaude évitera de péter sur sa terrasse.

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