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Kevin Porter Jr. est un sacré coquin : suspendu le lundi, buzzer beater le mercredi, on va dire que c’est l’histoire de sa vie

Kevin Porter Jr. 6 janvier 2021

Il se passe TOUJOURS quelque chose avec Kevin Porter Jr.

Source image : NBA League Pass

Les habitués sont désormais au courant : en NBA le mercredi soir rime bien souvent avec… grand n’importe quoi. Cette nuit n’a évidemment pas dérogé à la règle avec des dingueries sur à peu près tous les parquets, à commencer par celui de la Capital One Arena de Washington. On dit merci qui ? On dit merci Kevin.

Les stats maison du plus « beau » thriller de la nuit c’est juste ici !

On avait beaucoup parlé de Kevin Porter Jr. ces derniers jours mais ce n’était malheureusement pas pour les bonnes raisons, une fois de plus. Brouille avec le staff à la mi-temps d’un match, départ précipité de la salle, et une ligne de plus à un CV déjà bien rempli par les péripéties off-court. Oh Stephen Silas avait bien tenté d’éteindre l’incendie, arguant que KPJ est jeune et que ce sont des choses qui arrivent et qui se règlent, mais si l’on est plutôt d’accord avec son coach la tendance était néanmoins à la crainte de voir une nouvelle fois les démons de Kevin ressurgir et mettre à l’ombre son talent pourtant immense. Le chapitre de la nuit ? Chouette, du basket, et le sale gosse a, une nouvelle fois, prouvé qu’il était différent. Oui, ça doit être le bon mot.

Le match des Rockets à Washington ? Pas des masses de choses à raconter, on ne va pas se mentir. Côté Wizards un Bradley Beal en mode cannibale dès le premier quart-temps mais bien maladroit par la suite, un Kyle Kuzma encore une fois solide, et un Kentavious Caldwell-Pope en grande forme, qui passera d’ailleurs à deux doigts de KPJ d’être le héros de la nuit dans la capitale. Pour les Rockets ? Les deux bannis du lundi étaient donc de retour et Christian Wood a pesé sur le match, comme souvent, mais une partie des sourires du soir est également à mettre au crédit de Jalen Green, cheveux tirés et hang time de sortie, ou encore d’Eric Gordon, toujours là l’ancien, les deux arrières ayant alimenté la marque tout au long de la soirée pour des Rockets bien heureux d’être dans le match à quelques secondes du buzzer. Le buzzer ? Venons-en, Kentavious Caldwell-Pope vient de mettre un tir incroyable pour remettre tout le monde à égalité et Houston aura donc la dernière possession du match. Suspense.

Les dernières secondes sont interminables, le système imaginé par Silas n’en est pas un puisque Kevin Porter Jr. se saisit de la gonfle et demande à tout le monde de dégager. La NBA dans toute sa splendeur, du 1 vs 1 quand on en bouffe H24, pourquoi réfléchir quand on est un petit génie. Raul Neto se retrouve face au crack texan, lui qui avait participé quelques secondes plus tôt au retour en force des Wizards, mais le meneur de Houston est du genre culotté et déclenche un step-back gracieux au buzzer, sur la tête du bon Raoul. Le chrono défile, le ballon s’élève et… les ficelles tremblent, nothing but net, et dans la plus grande tradition des rois du toupet KPJ se retourne vers le public de Washington et lui intime l’ordre de la fermer. Propre, net, sans bavure, et on en profite pour rappeler que le trashtalking c’est la vie. Le genre de tir avec lequel tout le monde luis erait tombé dessus en cas de brique, le genre de tir qui fait rentrer KPJ dans une catégorie bien à part parce qu’il est rentré, et qui rend nostalgique tous les fans de Houston qui pensent en même temps que nous à un autre meneur gaucher passé par là de 2012 à 2019.

Les Rockets avaient une nouvelle vilaine série de défaites à stopper, et Kevin Porter Jr. s’en est donc chargé avec son énorme brouette pleine de culot. Un nouveau tiret dans une carrière si courte et déjà tellement remplie, de choses et d’autres, de basket et de faits divers, de down et de soirées fastes. Car avec Kevin Porter Jr. on ne sait jamais à quoi s’attendre, mais il se passe toujours quelque chose. Surtout si on est mercredi.

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