Pistons

Isaiah Stewart commence à déboulonner facilement : le marmot n’en est pas à son coup d’essai, attention à ne pas tout gâcher

Isaiah Stewart

Le sang d’tes morts LeBron.

source image : montage TrashTalk

Ce dimanche, à la suite d’un coup de coude de LeBron James venu épouser le visage d’Isaiah Stewart, l’intérieur des Pistons a complètement largué les amarres. Une course à la Jonah Lomu en 99 et des gars de son staff impuissants devant ses envies de bouffer un morceau de GOAT. On attend maintenant la vidéo où Killian Hayes se gratte l’entre-jambes après que Stewart ait parlé de « castagne » et donné rendez-vous aux Lakers près de Clermont-Ferrand.

Reprenons.

Cette nuit, sur le rebond d’un lancer-franc, LeBron James a asséné un discret mais violent coup de poing au visage d’Isaiah Stewart. Un geste intolérable, vraisemblablement volontaire, qui a ensuite amené une réaction convulsive et étonnamment démesurée. L’arcade en sang, l’intérieur de 20 ans a pété une pile et, à trois reprises, essayé d’en découdre avec le boss des Lakers. Retenu par Cade Cunningham et environ 17 membres de son staff, il n’a heureusement jamais atteint sa cible. Sa course, toujours hystérique, s’est terminée dans le tunnel en direction des vestiaires, après une ultime poussette sur l’un de ses intendants.

C’est important.

Les deux comportements ne doivent pas être jaugés côte à côte. La proportionnalité ne s’établit pas. Le geste de LeBron James sur Isaiah Stewart n’est pas sans rappeler celui de Ron Artest sur James Harden, qui à l’époque de son coup de coude, avait pris 7 matchs de suspension. Bien que l’on puisse s’attendre à une sanction similaire, peut-être le King prendra-t-il davantage pour l’exemple, lui qui de par son statut ne devrait pas faire ça à un sophomore (ni à quiconque d’ailleurs). Le marmot des Pistons, quant à lui, inquiète de par son comportement. Qu’il prenne 30 secondes pour se calmer avant de rejoindre le vestiaire en chantonnant du Zazie, aucun souci, il s’est quand même fait gratuitement ouvrir l’arcade. Mais que fou de rage, il ne prenne plus en compte son environnement jusqu’à dégager son staff, ses intendants et même Dwane Casey, c’est trop.

Et ce n’est pas la première fois.

Le 6 novembre dernier, sur un rebond offensif plutôt anodin, Isaiah Stewart s’était retrouvé au sol. Sur le plan suivant, Blake Griffin, alors à terre, ne peut pas se relever car le jeune Piston se dresse au-dessus. Le précédent contact entre les deux hommes n’était pourtant pas brutal, et cette affaire aurait dû se terminer par un échange de mots doux, grand max. Les arbitres sont finalement intervenus pour empêcher que cela parte en carioca sans Alain Chabat et Gérard Darmon. Évènement moins alarmant mais qui fout la puce à l’oreille, Giannis Antetokounmpo, habituellement relax et tranquilou, était venu sermonner le nouveau vingtenaire en toute fin de rencontre, le 7 janvier dernier. Ni une, tout le monde se glisse entre les deux hommes, le Greek Freak n’ayant pas apprécié… on ne sait quoi.

Mais alors, pourquoi ?

Devenu l’un des chouchous de la Pistons Nation, Isaiah Stewart a grandi à Rochester (État de New York), la cinquantième ville la plus dangereuse des États-Unis. Dans un papier de James L. Edwards III pour The Athletic, l’on en apprend davantage sur l’origine de son énergie. Il est un col bleu. Pas le même que Patty Mills, Blake Griffin et Joe Harris, non, un vrai col bleu. Il a grandi dans un quartier difficile. Son père, Dela Stewart, ne lui autorisait même pas de parler avec d’autres gars que ceux du basket : c’était métro, étude, basket, dodo. Cette ambiance pesante, craignos et ô combien délétère, pour beaucoup, définit désormais Isaiah Stewart. On le sait, quand un jeune est issu d’un milieu difficile, la tolérance est malheureusement moindre. Son erreur, acceptable si non reproduite, va tristement lui coller à la peau et alimenter les critiques qui tenteront de l’affaiblir, jusqu’à rupture. Ce à quoi Dwane Casey a souhaité réagir en écartant cette réputation qui ne reflète, selon lui, en rien le caractère de son protégé.

« Je lui ai dit « Ne laisse pas cela définir qui tu es. Cela ne définit pas du tout ton jeu. Garde ta tête haute et ne te fais pas de mauvaise réputation par la suite. » » – Dwane Casey à Isaiah Stewart

Et maintenant, on fait quoi ?

Quelques mois après la sortie de Malice at the Palace sur Netflix, beaucoup ont pris conscience de ce que peut amener une escalade de la violence : l’incompréhension, la panique, le choc, le déshonneur. Comme cette affiche sur laquelle il était écrit « Plus jamais ça ! » et, fut un temps, placardée dans bon nombre de salles de basket française, Detroit ne veut pas replonger la tête en arrière. L’identité Bad Boys c’est cool, mais il faut toujours garder le contrôle de cette grinta musclée, qui elle, fut la véritable philosophie de Chuck Daly.

L’affaire désormais derrière la NBA, chacun va devoir bosser sur son sang-froid. On ne t’oublie pas, LeBron, car même si peu de choses expliquent la course effrénée d’Isaiah Stewart, un coup de poing dans le visage d’un gars qui a 15 piges de moins, cela reste petit et indigne. C’est tout.

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