Pistons

Zoom sur la story Jerami Grant : second tour de Draft, or olympique, franchise player… recap d’un mini American Dream

Jerami Grant USA

Bientôt All-Star comme tonton Horace ?

Source : FIBA.basketball

Finaliste pour le titre de MIP cette année, Jerami Grant fut en 2019-20 l’une des belles surprises en NBA. Du côté de Detroit, l’ailier a plus que confirmé les belles qualités qu’il avait montrées chez les Nuggets l’année précédente et JG a même été récompensé de ses progrès avec la médaille d’or à Tokyo cet été. Bref, on se devait de parler de monsieur Jerami, car il le mérite bien.

Au milieu du bordel qu’ont été les Pistons la saison passée, le Michigan peut se satisfaire d’au moins une chose : Jerami Grant est bien le crack qu’ils espéraient. En 2020 l’ailier (fort) a posé 22,3 points, 4,6 rebonds et 2,8 passes à 43% au shoot dont 35% du parking et 85% aux lancers, la ligne de stats est belle mais la manière et la progression, notamment en terme de création individuelle, le sont encore plus. Au milieu d’un effectif encore trop jeune et novice, le défenseur élite a su assumer son nouveau statut annoncé de leader tout en restant propre et discret. Le mec a par exemple subi l’épisode Blake Griffin et n’a ni bronché ni fait de vagues. Des nerfs d’acier clairement. Néanmoins, bien que le garçon de 2m03 s’était rapidement invité dans les discussions pour gratter un spot au All-Star Game, les résultats dégueulasses de son équipe l’auront empêché de décrocher l’étoile. Les Pistons ont en effet fini derniers de l’Est avec 20 pauvres victoires contre 52 défaites, berk. La saison dans le Michigan du poste 3-4 s’est d’ailleurs tristement terminée avec une blessure au genou le forçant à rater 15 des 21 derniers matchs de la saison, dont 9 des 10 derniers. Heureusement pour lui, sa saison ne s’est pas terminée là et a repris à… Tokyo, sous le maillot de Team USA. Alors certes, le nom Grant n’aura pas beaucoup été aperçu sur les parquets olympiques (seulement 20 minutes en 6 matchs, dont 13 durant le blow-out contre l’Iran) et pas une seule fois contre la France – trop effrayé par nos Bleus, on le comprend – , mais ça ne change pas le fait que JG a quand même l’or olympique autour du cou, au même titre que les patrons Durant, Dame et monsieur Javale McGee. Et ça, personne ne pourra jamais lui enlever.

Le garçon a désormais un beau CV mais il vient pourtant de bien loin. Le dernier de la fratrie Grant est né à Portland mais a fait ses gammes de lycéen dans le Maryland, de l’autre côté des Etats-Unis. Logique quand on sait que son daron Harvey a joué pendant sept ans à Washington (juste à côté du Maryland) où il a notamment pointé à 18 points de moyenne lors de trois saisons avec les Bullets de l’époque. Au passage, dans la famille Grant, je demande aussi tonton Horace, quadruple champion NBA – 3 titres avec MJ, un avec Shaq et Kobe – et le frangin Jerian avec ses 5 saisons en NBA. Vous l’aurez compris, les cousinades chez les Grant se font sur un playground. Bref, le surathlète a ensuite suivi les traces de Carmelo Anthony en intégrant la fac de Syracuse où il a rejoint Michael Carter-Williams. Le garçon y passe deux ans avant de se pointer à la Draft 2014 pour être sélectionné en 39ème position par les Sixers. Pour les curieux, TrashTalk avait d’ailleurs écrit un profil de visionnaire (ou pas) juste avant sa draft. Malgré des progrès satisfaisants et prometteurs au cours de ses deux premières saisons, Jerami et son envergure de 2 mètres 20 sont transférés au Thunder au tout début de la saison 2016-2017 pour combler le départ de KD (non). Et oui, on était encore dans le Process à l’époque à Philly, on n’allait pas se mettre à gagner non plus. En juillet 2018, JG prolonge dans l’Oklahoma et justifie son nouveau contrat en portant sa moyenne de points à 13,6 unités et est titularisé à 77 reprises.  Denver décide alors de le récupérer dans un transfert à l’intersaison 2019. Et c‘est dans le Colorado que Jeje montre finalement tout son potentiel offensif (en shootant notamment à 39% de loin) mais l’émergence de Michael Porter Jr au même poste oblige les Nuggets à se séparer du crack. Les pépites l’envoient alors dans un sign-and-trade à Detroit et la suite, vous la connaissez déjà.

La story est donc bien belle jusqu’ici, mais qu’en sera-t-il de la suite? Les Pistons sont en pleine reconstruction alors que Houston Jerami (oui c’est son vrai prénom et oui on rêve qu’il signe chez les Rockets un jour) va bientôt rentrer dans son prime. Un avenir centré autour de Cade Cunningham est bien plus envisageable qu’un présent autour de Jerami Grant pour le management des Pistons et c’est bien logique. On le sait, Troy Weaver a la gâchette facile et pourrait donc bien transférer son meilleur joueur bientôt. Cela ne devrait pas être pour tout de suite quand même car le GM attendra probablement un bon moment afin de maximiser la trade value du joueur de 27 ans et ainsi obtenir la meilleure contrepartie possible. On voit mal le garçon autant progresser en 2022 qu’il ne l’a fait cette année mais on se dit qu’il y a encore de quoi faire mieux sur certains secteurs de jeu, notamment en playmaking. Attention cependant à ne pas trop traîner car il ne reste que deux ans sur le contrat de Mister Grant. Bref, on s’attend à du gros mouvement dans le Michigan à la trade deadline car ce genre de profil fait frétiller le caleçon des trois quarts des franchises NBA.

On ne dit pas que c’est la plus belle histoire de l’histoire de la Ligue mais il faut reconnaître que cela force le respect. Un 39ème choix de Draft qui finit avec l’or olympique sur son étagère, on ne voit pas ça tous les jours. On ne sait pas de quoi sera faite la suite du livre pour Jerami Grant mais une chose est sûre, le garçon a déjà écrit de jolis chapitres.

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