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Killian Hayes, une progression attendue : lights on, Kiki aura les cartes en main et on veut voir du mieux pour le Frenchie

Killian hayes 13/09/21

Allez Kiki, ALLEZ.

Source image : YouTube Detroit Pistons

Après une première saison un peu mitigée, place à l’année 2 pour Killian Hayes, et on attend forcément une progression pour le Français drafté le plus haut de l’histoire. Rôle, scoring, création, défense, on analyse les différents aspects du jeu où le sophomore va devoir progresser et on vous donne nos attentes pour la saison à venir. 

18 novembre 2020, Draft NBA, Killian Hayes est sélectionné en septième position par les Pistons et devient le Français le plus haut drafté de l’histoire. Forcément, les attentes sont importantes, d’autant qu’il débarque dans une franchise en pleine reconstruction où il aura la place pour s’exprimer. Avec Derrick Rose (et Blake Griffin) en mentor, le cadre semble parfait pour voir éclore aux yeux de la NBA le talent de Kiki. Si les débuts de l’enfant de Cholet dans la Grande Ligue sont timides, rien d’alarmant alors, surtout avec la très courte préparation pour cette cuvée de draft. Problème, une vilaine blessure à la hanche au bout de sept matchs va l’écarter des terrains pendant trois mois. A peine a-t-il eu le temps de prendre ses marques que Kiki est déjà sur la touche… Lorsqu’il revient, la saison est proche de la fin et on sait les Detroit Pistons condamnés aux dernières places. Mais Killian va montrer de belles choses, il se libère, apparaît peu à peu moins crispé, et il réalise aussi quelques performances très prometteuses. Résultat, une première saison de 26 matchs, dont 18 titularisations, pour 6,8 points, 2,7 rebonds et 5,3 passes en 35 minutes de moyenne. Des statistiques pas forcément folles, mais un temps de jeu limité également, qui donne au final de belles promesses de progression pour la saison suivante. On analyse chaque aspect point par point.

Son rôle dans l’équipe

On est obligé de commencer par-là, car les Pistons viennent quand même de drafter en numéro 1 de la dernière Draft un crack nommé Cade Cunnigham. Guard assez grand et porteur de balle, il intervient donc dans un registre plutôt similaire à notre Frenchie. On a déjà analysé longuement les conséquences du fit entre les deux juste ici, et pour Killian, nouveau rôle donc. Arrivé comme le « meneur du futur » à Detroit, la pression sur ses épaules ne sera plus la même et ce, bien qu’il soit devenu le joueur… le plus ancien du roster des Pistons. Kiki devrait ainsi avoir un rôle plus en retrait derrière la coqueluche Cade, il aura donc moins de ballon en main et n’aura plus autant de responsabilités sur chaque possession. Toutefois, il ne devrait pas pour autant être cantonné à un rôle en sortie de banc car il peut tout à fait jouer à côté de CC pour former un backcourt finalement assez complémentaire. On a d’ailleurs vu cette situation sur quelques séquences en Summer League et le combo peut donc rester le deuxième initiateur de l’équipe et donc un élément majeur des Detroit Pistons la saison prochaine.

Notre souhait : voir Killian Hayes garder un rôle important avec des responsabilités, par exemple comme deuxième option à la création derrière Cade. Il pourra s’exprimer par séquence avec Cade et sur d’autres, plus autonome, lorsque le numéro 1 de la dernière draft sera sur le banc.

Le scoring

Le gros point noir la saison dernière, et on espère donc voir de gros progrès pour Killian au niveau du shoot cette saison. 40% au tir et 27% à 3-points c’est trop peu pour espérer garder – à terme – une place importante en NBA. Si son pourcentage au lancer de 82,4% est tout à fait honorable, il donne d’ailleurs de belles perspectives sur le shoot que peut développer Kiki. Il a d’ailleurs affirmé dans L’Equipe avoir beaucoup travaillé durant l’intersaison et on souhaite désormais voir les progrès en matchs. Si on a vu une belle facilité avec son floater main gauche, on attendra dès la reprise un peu plus d’agressivité vers le cercle, surtout qu’il est capable de sanctionner sur la ligne des lancers en cas de fautes. Avec les écrans de mammouth d’Isaiah Stewart et les menaces Grant ou Bey dans les corners, il devrait avoir de la place pour attaquer la peinture alors à lui d’en profiter. Enfin, le tir extérieur sera aussi très scruté car ayant moins la balle en main, il aura parfois un rôle d’arrière shooteur en catch-and-shoot. Une situation qui ne lui a jusque-là pas réussi car il n’a tourné qu’à 16,7% sur les shoots dans les corners.

Notre souhait : s’il ne sera pas l’option numéro un au scoring, ni même sur le podium (Cade Cunningham, Saddiq Bey et Jerami Grant, on espère Killian Hayes améliorer ses marques pour tourner autour de la dizaine de points avec des pourcentages un peu plus propres.

La création

C’est le grand point fort de Kiki, la création balle en main, pour les autres. Il est ainsi capable de lancer des contre-attaques avec une magnifique passe à rebond ou de trouver un shooteur démarqué sur un renversement après un écran, des qualités qui ne sont pas données à tous et que Killian maîtrise assez bien. Avec 5,2 passes décisives dans une équipe moyenne, le Français a déjà montré ses capacités de passeur l’an dernier. Il aime être créatif et tenter des passes compliquées pour trouver un partenaire dans une bonne position, reste désormais à confirmer et à avoir un peu moins de déchets, ce qui l’a pénalisé l’an dernier. 3,2 pertes de balles de moyenne par match c’est trop, et notre Frenchie doit gagner en propreté, en efficacité et en confiance.

« Avec le coach, on a une règle. Si je provoque une perte de balle après une passe risquée ratée, c’est 300 dollars d’amende ! » Killian Hayes dans L’Equipe du 2 septembre 2021

Notre souhait : voir Killian un peu plus propre alors fini les ballons perdus bêtement lors des remontées de balles ou à cause de passes impossibles. Avec des coéquipiers meilleurs que l’an passé, il devrait également voir ses moyennes à la passe augmenter. Allez, autour de 7 ou 8 par match ?

La défense

Avec son physique assez imposant pour un meneur (1m96 pour 88 kilos), Killian a de bonnes prédispositions pour défendre à la fois le poste 1 et le poste 2. Sa taille, son envergure et sa solidité sont assez intéressantes pour défendre le un contre un, et si un petit manque de vitesse latérale et d’appuis pouvait le mettre en difficulté contre des guards plus rapides, il arrivait parfois à compenser avec son physique. Attention également à un excès de générosité à vouloir tenter des interceptions puisque s’il volait un ballon par match la saison passée, cela lui arrivait également de laisser son attaquant libre de marquer. Hayes devra aussi être vigilant loin du ballon pour ne pas se déconcentrer, ni lâcher son défenseur qui se balade dans les écrans. Son duo sur le backcourt avec Cade sera assez long et mobile pour switcher sur les postes 1, 2 et même 3, bail intéressant pour que Dwane Casey puisse mettre en place une défense solide.

Notre souhait : avec ses qualités physiques, on aimerait voir Killian encore plus agressif sur l’homme et mettre une pression sur ses adversaires pour forcer quelques turnovers. Loin du ballon, il devra rester bien attentif et il deviendra un défenseur honorable en NBA.

Année sophomore doit rimer avec année de la progression pour Killian Hayes. S’il aura moins de pression avec l’arrivée de Cade Cunningham, il n’en restera pas moins attendu. Trouver un vrai rôle, être plus régulier au shoot, continuer de régaler ses partenaires et d’apporter sa contribution en défense, voilà ce que l’on peut souhaiter à notre Kiki pour sa seconde année en NBA.

Source texte : basketballreference – L’Equipe

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