Suns

Les Suns frappent les premiers : 122-105 et un gros coup au foie des Nuggets, grosse teuf en Arizona !

Chris Paul

Rentable.

source image : NBA League Pass

C’était chaud bouillant. Au terme d’un match non sans déchets, les Suns ont su tirer profit d’une température de salle avoisinante les cinquante-douze degrés. On n’avait plus vu ça depuis la Meilleraie sous Jim Bilba, on ne verra plus ça avant le match 2 jeudi soir. En attendant, on vous refait la soirée ! Débrief.

La jolie boxscore maison, c’est par ici

Le premier d’une longue série. C’est effectivement ce qu’a dit la mère de Kevin Knox lorsqu’elle a vu son fils décrocher un rendez-vous chez le neurologue après s’être fait griller quelques câbles en jouant à la roulette kosovare avec Elfrid Payton. Le but ? Celui qui torpille le plus d’ampoules avec son crâne a gagné, l’autre doit faire mine d’être intéressé quand Frank Ntilikina lui parle végétation et tisane à l’entraînement. Mais le premier d’une longue série, c’est aussi ce qui nous attend ce soir avec cet incroyable Suns – Nuggets. Oui, deux équipes sans titre à leur actif et qui ont à coeur de montrer aux teenagers que petit marché peut rimer avec bagouze (potentialité peu évidente quand on est né après 2000). Si la volonté finale de Phoenix est de retrouver les Finals 28 ans après leur dernière sauterie – Charles Barkley, Kevin Johnson, Dan Majerle & co – les Nuggets n’ont quant à eux jamais connu les émotions que cette dernière marche apporte. Sans Jamal Murray, les petits gars du Colorado doivent d’abord sortir indemnes de cette demi-finale afin de pouvoir rêver plus grand. Un scénario que le début de partie crédibilise puisque Denver résiste aux offensives des Suns, pourtant portés par une bronca qui fait chocho al corazon. Bien que Nikola Jokic cale 15 points en première période – soutenus par de chouettes pourcentages – le Serbe est bien défendu et peine à créer pour ses partenaires. C’est donc le duo Facundo Campazzo – Michael Porter Jr. qui régule les offensives de Denver, l’Argentin courant son marathone rituel. Les Suns répondent avec une agressivité d’arène où chacun fait don de ses jambes au collectif. Le valeureux Deandre Ayton coupe et – correctement servi par Chris Paul – pose un tomar longiligne sur la truffe de MPJ. Même si la rencontre est plaisante à regarder, nos rétines voient en l’adresse une nette marge d’amélioration (7/21 à 3-points, pour les deux équipes). L’intensité est là, y’a plus qu’à en faire quelque chose (Phoenix Suns 57 – 58 Denver Nuggets).

Allez, on remet son froc après que Jimmy Eat World nous l’ait retiré : ce parfum de Disney Channel a complètement embaumé l’entracte ! La salle est brûlante, il ne reste plus qu’à transformer cette énergie en avantage pour Devin Booker et les siens. Vous savez quoi ? C’est exactement ce qui s’est produit. Galvanisé, Mikal Bridges conclue de saillantes contre-attaques orchestrées par Chris Paul ou Cameron Payne. Le toupet Devin Booker resurgit après une entame discrète et claque un 3+1 sur la tête de MPJ. Le poète ne convertit malheureusement pas son ver, mais l’idée de faire lever la foule est bien là. On sent que les Nuggets s’essoufflent et le danger ne vient plus que d’un Nikola Jokic pourtant maladroit. Cette légère avance de 8 unités se transforme subitement en écart de 20 puntos quand Chris Paul se met à jouer pour sa propre conclusion. Au début du dernier quart-temps, le Point God sort son bouquin de latin et dit la messe avec une séquence qui rend la salle complètement euphorique. Certains se foutent sur la gueule en rigolant, d’autres balancent leur gosse trois rangs devant, on aperçoit même Monty Williams craquer un fumi et lancer « Ô Ville Lumière… ». Aucun élément des Suns n’est mis de côté et les Torrey Craig, Jae Crowder et autre Dario Saric trouvent chacun de quoi s’occuper. Vint alors el coup de siffleto finalo : Suns win. La standing ovation de la Talking Stick Resort Arena s’inscrit dans la continuité du barouf auquel nous avons assistés. L’homme du match ? Va pour un petit Mikal Bridges, discret mais ô combien important dans le collectif arizonien. On note la performance moyenne de Nikola Jokic dont la vision de jeu fut restreinte, avec comme seul utilité ses conclusions personnelles.

C’était cool, c’était fou, c’était intense… c’était Playoffs ! On se donne rendez-vous jeudi soir pour la seconde manche d’une série déjà thriller (non), en attendant aimez-vous les uns les autres et n’oubliez pas que peu importe votre géolocalisation, Chris Paul vous assistera dans tous vos projets.

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