One-on-One

Kevin Porter Jr. quatrième joueur à claquer 50 points avant ses 21 ans : retour sur les trois autres jeunots à peine arrivés et déjà dans l’histoire

À ne surtout pas reproduire à la maison. Il faudra à l’inverse soigneusement vous mouiller la nuque avant de lire la suite.

Source image : YouTube

Si les dinosaures existaient encore (et on ne parle pas des Raptors), la météorite signée Kevin Porter Jr. viendrait sûrement directement les éteindre. Mais la cible des 50 points de KPJ a finalement été des Daims de Milwaukee, qui pour le coup ont tout autant pris de plein fouet les boules de feu arrivées tout droit de la main du jeune arrière des Rockets. Ce dernier n’avait en plus fait aucun plan sur sa comète, puisqu’il a atomisé l’une des meilleures franchises NBA du moment sous les couleurs de la plus mauvaise. Vous avez dit jeune ?

Lors de la victoire des Rockets face aux Bucks (143-136), Kevin Porter Jr. est devenu le quatrième joueur de l’histoire à inscrire au moins 50 points sur un match avant ses 21 ans, lui qui en avait 20 et 360 jours au moment des faits. Une performance précoce, digne des plus grands, et qui rappelle celles des trois autres bonhommes ayant coché cette case avant lui. L’occasion de revenir sur qui, quand, où et comment ces exploits ont eu lieu.

# Le pionnier – LeBron James : 56 points à 18/36 (6/12 de loin, 14/15 aux lancers), le 20 mars 2005 contre les Raptors, à 20 ans et 80 jours

Le King est devenu King à force de records comme celui-ci, à l’époque où il était encore un prince. Un soir de mars 2005, alors qu’il n’était encore qu’un sophomore, LeBron James a tenté au sens propre d’éteindre les dinosaures à lui tout seul en envoyant 56 points sur la tête des Raptors, tranquille sans se faire de bile à 50% au tir, tout en trouvant le temps d’y ajouter 10 rebonds et 5 passes. LBJ était donc là bien avant KPJ pour devenir le plus jeune joueur de l’histoire à atteindre la barre mythique des 50 points. Sous le maillot de son amour de toujours que sont les Cavs, le kid from Akron a dans le même temps raflé la meilleure performance individuelle de l’histoire de la franchise, détrônant Walt Wesley et ses 50 points en 1971 contre Cincinnati. Mais puisqu’on ne peut pas tout avoir dans la vie, Toronto l’avait emporté 105-98 et donc, c’est comme le Port-Salut c’est marqué dessus, LeBron avait marqué plus de la moitié des points de son équipe. Sortir une telle feuille de stats avec un tel résultat à l’arrivée l’avait d’ailleurs quelque peu irrité

« Je me fiche des statistiques individuelles, surtout lorsque vous perdez. J’ai probablement joué le meilleur match de ma vie, mais cela ne veut rien dire s’il est accompagné par une défaite. »

Il refera le coup à Milwaukee quelques mois plus tard, en décembre 2005 (52 points à 20 ans et 345 jours), mais avec encore une fois une défaite au bout.

# La perf’ d’une vie – Brandon Jennings : 55 points à 21/34 (7/8 de loin, 6/8 aux lancers), le 14 novembre 2009 contre les Warriors, à 20 ans et 52 jours

Niveau record de précocité, Brandon Jennings n’y était pas non plus allé de main morte, chipant au passage au Chosen One le titre de plus jeune joueur à marquer au moins 50 pions. Dans un duel de rookies avec un homme qui a collectionné bien après lui les performances de la sorte (un certain Stephen Curry et ses 14 points ce soir-là), Jennings a mitraillé 55 points lors de son SEPTIÈME match seulement en NBA. Il était même à un tir primé d’égaler le record de Wilt Chamberlain datant de 1960, du plus grand nombre de points inscrits par un joueur de première année. Anomalie dans le coup de génie : BJ a presque perdu du temps puisqu’il a raté ses trois premiers tirs tentés en cinq minutes. Pas si grave que ça en somme, tant il s’est gavé par la suite notamment dans le troisième quart-temps, où il a scoré ce qui aurait déjà suffi à faire un excellent match, à savoir 29 points avec une main bouillante à 12/13. Le 7/8 du parking et les 5 rebonds-5 passes ont consolidé un peu plus le mythe d’une soirée qui reste à ce jour la plus prolifique de Brandon Jennings en points marqués, tirs tentés et paniers marqués. Brandon n’a lui pas fait tout ça pour rien puisque les Bucks s’étaient imposés 129-125.

« C’était une soirée où il était impossible pour moi de rater. Et c’était contre une équipe qui a fait l’impasse sur moi à la Draft, donc c’était pas mal. »

# Le meilleur perdant – Devin Booker, 70 points à 21/40 (4/11 de loin, 24/26 aux lancers), le 24 mars 2017 contre les Celtics, à 20 ans et 145 jours

On avait dit qu’on parlait des joueurs de moins de 21 ans à avoir marqué au moins 50 points, bah non pour Devin Booker ça ne suffisait pas puisqu’il a aussi voulu entrer dans le top 10 all-time des meilleurs scoreurs d’un soir où siège le fameux 100 points de Wilt Chamberlain. 70 points, ça fait effectivement beaucoup. 70 points qui ont fait de toi, Devin, le plus jeune joueur à atteindre ce total, tout comme le nouveau recordman des Suns en mettant dans le rétro Tom Chambers et son match à 60 points en 1990. En ce qui concerne le déroulement du crime de D-Book qui a terminé dans le Guinness Book, lorsque les Suns comptaient 16 points sur le parquet du TD Garden, leur arrière sophomore en était déjà à dix au compteur, de quoi se mettre assez vite sur les rails d’un élève se voulant déjà maître. À la fin du troisième quart-temps, Devin était en train de booker une belle croisière avec ses 42 points. Mais DB était seul sur son transat dans un bateau en pleine mer agitée puisqu’on vous parle d’une époque où Phoenix n’avait gagné que 24 matchs. Donc son flirt avec le gratin des meilleurs performeurs d’un soir s’est conclu à l’instar de LeBron, par une défaite 130-120.

« Je fais ce sport pour être une légende, être l’un des meilleurs et c’est une bonne façon de commencer. De l’avoir fait à Boston, contre les Celtics, une des franchises les plus historiques de la NBA, ça ajoute un peu à tout ça. »

Avec sa performance face aux Bucks, Kevin Porter Jr. a rejoint un club très fermé de joueurs ayant décidé de passer l’une de leurs premières soirées en NBA sur un nuage. Entrer dans ce club VIP, c’est évidemment et aussi placer beaucoup d’espoirs en soi, car comme dirait l’autre : « quand on a goûté au caviar, c’est difficile de retourner au pâté ! »

Sources citations : NBA.com/ESPN/The Arizona Republic

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