Los Angeles Clippers

Les Clippers disposent tranquillement de Milwaukee : sans blague, Luke Kennard est vraiment le premier associé de Kawhi Leonard

Luke Kennard

Décoiffant.

source : NBA League Pass

Le load management – parfois abusif – de la deuxième partie de saison régulière, fait souvent office de révélateur de talents. Certains joueurs profitent d’un système remanié par l’entraîneur pour se montrer sous leur meilleur profil. Mais, de là à décrocher une place importante au sein d’un roster candidat à la bagouze, c’est très fort. Débrief.

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Si – hormis la folie Russell Westbrook – la nuit fut plutôt calme, cette affiche était un gésier de grands joueurs censé nous réveiller par le grincement du suspens et la vibration d’un parquet assailli de talents. Les Clippers sont dans une forme olympique et se baladent fièrement, endossant parfaitement les responsabilités d’une série de cinq succès consécutifs. Ceci étant – à l’approche d’une confrontation avec un gros morceau de la Conférence Est – les blessures s’entassent à l’infirmerie et les absences de Serge Ibaka, Paul George, Patrick Beverley et Rajon Rondo, pourraient bien peser dans le frigo. Une physionomie incertaine, davantage lorsque l’on se penche sur l’état de forme des Bucks. Les petits gars du Wisconsin ont d’abord enchainé huit victoires de rang, avant de livrer deux déconvenues contre Celtics et Knicks. Même si c’est l’équipe U16 de Glendale qui a eu le droit d’affronter les protégés du Garden, un succès serait merveilleusement bien accueillie par la troupe de Mike Budenholzer. M’enfin, Luke Kennard apprend sa septième titularisation de la saison, et l’entre-deux est donné. Les douze premières minutes tournent vulgairement à l’avantage de Milwaukee : Giannis Antetokounmpo et Jrue Holiday posent chacun 12 points, excellement accompagnés par les mouvements de Bryn Forbes, Khris Middleton et… Thanasis Antetokounmpo. L’aîné de la famille grecque confirme sa bonne période et fait don de ses longueurs au collectif. Dans le deuxième quart-temps, tout s’inverse et les Clippers réagissent par l’intermédiaire du trio Luke Kennard – Kawhi Leonard – Terance Mann. Un énorme coup de coeur pour le dernier nommé qui ne cesse d’envoyer de sérieux appels de phares à qui le néglige encore. Tiens, le voilà même qui sert Nicolas Batum dans son fauteuil, un régal (Clippers 57 – 55 Bucks).

Si continuité il y a, ce deuxième acte n’est plus qu’une formalité pour les Clippers qui restent sur un quart-temps de forains. Dès la reprise, les Daims n’y sont plus et l’éveil de Marcus Morris ne vient pas arranger les choses : 25 points, 5 rebonds et 3 assists à 56% au tir dont 4/7 de loin. Puis, Reggie Jackson se mue lui aussi en sniper du Tchéco-limousin avec quatre bombinettes des sept mètres. Quand ce collectif – bâti autour d’un bon Kawhi Leonard – déroule de la sorte, il est compliqué d’imaginer que quiconque puisse sortir les Angelinos. Allez, une petite touche tricolore avec le travail de l’ombre de Nicolas Batum : 8 points et 7 rebonds à 43% au tir dont 2/5 de loin, c’est à peu près ce qu’on lui demande. La partie se termine tranquillement sans même une once de suspens, et les troupes de garbage sont envoyées. Bon, on ne voit pas grand chose si ce n’est un triste manqué d’Axel Toupane. Ainsi, les Clippers empochent une sixième victoire consécutive et plongent – plus encore – des Bucks dans le doute d’une série noire avec trois revers de rang. Malgré la belle performance de Giannis Antetokounmpo et ses 32 points, 6 rebonds et 3 assists à 48 % au tir dont 2/5 du parking, le Grec n’a pas réussi à maintenir la tête de ses Daims, hors de l’eau. Finalement, l’homme du match n’est autre que Luke Kennard qui vient poser 21 pions, 5 rebonds et 2 passes à 8/11 au tir dont… 5/6 depuis l’arc ! En l’absence de Paul George, le grand blond et ses chaussures noires assurent pour l’instant l’inattendu. De quoi gratter des minutes sur le temps de jeu de Mister Pacers ?

Un choc qui n’a pas tenu toutes ses promesses, mais une équipe des Clippers qui a fait bien mieux. Nous avons eu le droit à un aperçu – en pleine saison régulière – d’une implication collective où personne ne passe réellement à côté de sa partie. On fait copier, puis on colle ça dans deux mois.

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